alphabets numéro 2

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Magazine de l'université Stendhal-Grenoble 3.

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  • L e m a g a z i n e d e l U n i v e r s i t S t e n d h a l , n 1 , f v r i e r 2 0 0 5

    Coopration internationale :les acquis, les enjeux, les dfis

    Le feuilleton StendhalLes stages, une formation part entire

    Le magazine de lUniversit Stendhal-Grenoble 3, n2, juin 2005

    AlphabetsAlphabets

    www.u-grenoble3.fr/stendhal/

  • 3 Fabrice et Gina lUniversit Stendhal4 Les stages : des outils pdagogiques part entire

    5 Le bureau des stages : un lieu qui fait le lien

    6 Du ct des formateurs

    7 Du ct des stagiaires

    8 Recherche : livres, colloques

    9 Dossier : Coopration internationale :

    les acquis, les enjeux, les dfis

    10 changes internationaux

    11 Laventure Erasmus

    12 changes scientifiques

    13 Des doctorants algriens lUniversit Stendhal

    14 Universit et dialogue des cultures

    15 Le Centre universitaire dtudes franaises

    AlphabetsLe magazine de lUniversitStendhal-Grenoble 3N 2, juin 2005Tirage : 6000 exemplairesPublication trimestrielleISSN : 1772-1873Dpt lgal parution

    Directeur de la publication :Patrick ChzaudRdacteur en chef :Bernard RoukhomovskySecrtariat de rdaction :Fabienne Dinale,Sylvie GagnireGraphisme et ralisation :Jean-Nol MoreiraFabrication :Imprimerie des Deux-Ponts

    Crdits photographiques :Patrick Kopff, BrangreHagy/Universit Stendhal

    Informationset relations presse :sylvie.gagniere@u-grenoble3.frAbonnements et publicit :fabienne.dinale@u-grenoble3.fr

    Contact :Universit Stendhal-Grenoble 3Service Communication1180, avenue CentraleBP 25 - 38040 Grenoble cedex 9Tl/fax : 04 76 82 43 49> www.u-grenoble3.fr

    D epuis son lancement en 1987, le programme europendchanges universitaires est entr dans les murs. Ilne lui manquait plus que dentrer dans les salles obs-cures. Cest dsormais chose faite, depuis quil a fourni le sujet oule cadre de LAuberge espagnole. On se souvient quau dbut delhistoire, le jeune hros de ces tribulations rasmusiennes nousavoue, en voix off, tout ignorer de cet rasme qui a donn son nomau programme en question (et que plus tard, dans un momentdhallucination franchement drle, il pensera croiser dans les ruesde Barcelone). On ne lui tiendra pas rigueur de sa franchise, quinous le rend au demeurant si sympathique. Il nen reste pas moinsque lide mme dun dialogue des cultures dont les changesuniversitaires constituent lun des outils ne prend vritablementtout son sens, toute sa force, qu se nourrir de lhritage de celuiqui, avec dautres, inventa la pense sans frontires. Universit deshumanits dans le sens le plus actuel et le plus vivant du terme,lUniversit Stendhal a vocation porter, aujourdhui et demain, laconviction que les frontires, anciennes ou rcentes, reconnues oulitigieuses, sont faites pour tre traverses. Ce nouveau numrodAlphabets fait jouer cette ide sur demultiples versants. Frontiresentre les peuples, les langues et les cultures qui sy dposent : cesttoute la question de la coopration internationale (catalyseur de lacirculation des hommes et des discours), laquelle nous consacronsnotre dossier. Frontires entre le monde universitaire et luniversprofessionnel (entre la formation thorique et son applicationsur le terrain) : cest tout lenjeu de lintgration des stages dansle dispositif de formation. Frontires entre la recherche universitaireet la cration culturelle (entre leurs publics, entre leurs acteursrespectifs) : cest tout lintrt dune exprience comme le feuille-ton Stendhal lAmphidice. Pour ne rien dire aujourdhui nousaurons, gageons-le, loccasion dy revenir dans ce journal des fron-tires entre les savoirs, entre sciences molles et dures clivages dont naurait pas manqu de sourire un certain Erasmus.

    Bernard Roukhomovsky

    Un certain Erasmus

    Sommaire

  • Alphabets / 3

    S ous nos yeux intri-gus, Fabrice hantele champ de bataillede Waterloo tandis que rson-nent La Bataille de Marengo deViguerie et la Messe solennellede Mhul. Tel est le dfi quontrelev Mirella Giardelli et sespartenaires (une dizaine demusi-ciens de lorchestre, accompa-gns de comdiens et de chan-teurs), pour la plus grande joiedes auditeurs de lAmphidice :redcouvrir La Chartreuse deParme au son des musiquesaimes de Stendhal ou de sontemps. Mais ce concert en qua-tre pisodes, parl et chant,dclam ou chuchot, ne sestpas simplement content dillus-trer dvotement dans une

    institution qui porte son nomle chef-duvre du plus clbredes crivains grenoblois : il acherch faire revivre son meet sa langue, par la grce de lamusique.

    Cest pourquoi ce travail decration a t conu en collabo-ration avec les chercheurs duCentre dtudes stendhalienneset romantiques : cest la premirefois quun tel partenariat sedveloppe entre un orchestre etune quipe de recherche delUniversit Stendhal. Unmodlepour les actions venir, aux-quelles Mirella Giardelli veutassocier toujours plus troite-ment le public tudiant.

    Fabrice et Gina lUniversit StendhalUn feuilleton rvolutionnaire

    Actualit

    Quest-ce qui vous a donn lide dun tel projet ?Javais envie depuis longtempsdinviter le public un rendez-vousrgulier, au cours duquel on luiraconterait une histoire, un peucomme lopra La Chartreusema fourni unematiremerveilleuse :la confrontation entre luvre deStendhal et les musiques quil apu entendre, sans quelles aienteu forcment sa prfrence, a tune source de surprise continuelle.Nous avons tous eu limpressionde crer, effectivement, un petitopra, et je crois que les auditeurslont accueilli ainsi.

    Quavez-vous pens de la collaboration avec des uni-versitaires?Elle ma donn un vif sentiment de libert. Grce eux, jairetrouv le plaisir de chercher, et je men suis donn le droit !Cette progression en commun, dans le texte de Stendhal, danslintimit de sa langue, nous a permis, nous musiciens, desortir du travail parfois un peu routinier de lorchestre : nousavons tous pu mesurer combien la littrature et la musiquesclairaient lune lautre.

    Envisagez-vous de poursuivre une telle collaboration?Plus que jamais. Il faut sortir de la formule traditionnelle duconcert prt consommer pour aller vers de nouveaux publicset les faire participer plus intimement la cration. Luniversitmoffre en ce sens un terrain de choix : cette rencontre avecdes enseignants-chercheurs ma donn envie dentrer au curde ce qui se fait sur le campus, daller vers les tudiants etleurs associations, daccompagner leur formation, leurs projets cest dailleurs lune des missions de lAtelier. Pourquoi nepas envisager, par exemple, un travail sur la diction et sur lavoix, qui entrerait dans un projet de formation et dboucherait surune production artistique? Nous avons beaucoup de richesses partager.

    Propos recueillis par Alain Guyot

    cette rencontre avec desenseignants-chercheurs

    ma donn envie dentrerau cur de ce qui se fait

    sur le campus

    LAtelier des Musiciens du Louvre-Grenoble, dirig parMirella Giardelli, a fait tape trois reprises lAmphi-dice salle de spectacle de lUniversit Stendhal aucours de son priple stendhalien travers lIsre, quisachvera au mois de juin. vocation dun feuilleton lit-traire et musical haut en couleurs et rebondisse-ments.

    3 questions Mirella Giardelli

  • 4 / Alphabets

    I ls taient nagure encorelexception qui confirme largle, et ne concernaientquune minorit dtudiants.Aujourdhui totalement intgrs la formation, les stages ont levent en poupe. Il faut dire que laperception du stage par les dif-frents acteurs de lUniversit aprofondment volu.

    De vrais complments la formationUne prise de conscience qui sesttraduite par une politique volon-tariste demise en place de stagesdans tous les cursus, dans desproportions qui varient toutefoisselon les filires. Tous les tu-diants peuvent effectuer un stagedans le monde professionnel.Il peut tre obligatoire dans laformation, choisi en option ouencore ralis l'initiative del'tudiant. Dans tous les cas, ildonne lieu une convention entrel'organisme d'accueil, l'tudiantet l'universit.

    Les stages sont dsormais consi-drs comme de vrais compl-ments la formation. Leur pro-gramme est tabli par leresponsable de laccueil du sta-giaire dans l'entreprise, en accordavec le responsable de l'ensei-gnement. Un suivi de l'tudiantest assur par l'tablissementd'enseignement pendant toutela dure du stage.

    Un coup de poucepour la vieUne prise de conscience qui agalement engendr la mise enplace de nombreux outils visant accompagner les projets destudiants : le bureau des stages(voir ci-contre), les runions din-formation et la nomination deresponsables de stages parfilire. Des ressources qui sontaccessibles tous, mme dansle cadre de stages linitiativede ltudiant.LUniversit Stendhal a gale-ment cr une tape stage sur la chane dinscription. Ainsi,elle permet dsormais sestudiants en dernire anne deLicence ou en dernire anne deMaster de prolonger leur stagejusquen dcembre afin de faci-liter lacquisition dune relleexprience et de faciliter leurinsertion professionnelle. Unvritable coup de pouce pourlemploi. Et pour la vie.

    Le pari de linternationalLa dimension internationale, trsprsente lUniversit Stendhalen gnral (voir en page 9, notredossier), lest galement dans ledomaine des stages et de lem-ploi. Une politique douverturevers ltranger et un encoura-gement la mobilit tudianteavec des bourses de la RgionRhne-Alpes sont dvelopps.Par ailleurs, le SIO (Service dIn-formation et dOrientation) tra-

    vaille avec le rseau europendes services publics de lemploi(Eures) et des organismes sou-tenant les initiatives et le volon-tariat international : des coop-rations qui se matrialisent pardes services offerts aux tudiants

    toute lanne et par un forum Osez linternational tous les2 ans.

    Pour tout renseignement sur lesformations : www.u-grenoble3.fr/rubrique formation.

    Aprs leurs tudes universitaires, les tudiants rentrent dans le monde professionnel. Or, la relation