apm nanotech partie 4

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  • 1. Les NT ont la particularit de nous donner la facult de pouvoir partager et multiplier le recueil de linformation : que fera t-on de cette incroyable masse de donnes, donc problme de son contrle et de son portage Exemple dapplication pouvant porter atteinte la vie prive : - puces RFID (Radio Frequency identification) Cest pourtant dj le cas avec le tlphone portable et pourtant Usage des fins militaires : nouvelles armes et instruments furtifs, capteurs et metteurs miniatures donnant les moyens de dmultiplier les moyens dacquisition et de transmission de linformationAfin dviter un dtournement des usages des nanoproduits, pouvant mettre en danger la libert du citoyen, la mise en place de moyens de contrle rglementaire ou juridique apparat ncessaire. * : scnario catastrophe de la gele grise : la biosphre serait dtruite par des robots sauto reproduisant hors de tout contrle (voir le livre paru en 2003 par Michael Crichton intitul la proie)

2. Toxicit des nanomatriaux : -problme de linfiltration des nanopoudres /nanoparticules dans les poumons, - traverse des barrires pidermiques et oculaires,- inhalation, - Eparpillement dans lenvironnementou lcosystme Programmes (NANOCAP NANOSAFE) de recherche sur la matrise des risques sanitaires et environnementaux lis la production et lutilisation de nanoparticules : - mtrologie (caractrisation des proprits physico-chimiques, nombreet morphologie des nanoparticules) - risque dincendie et dexplosion - expologie (carcatrisation des expositions) - toxicologie : in vitro (toxicit pulmonaire et neurotoxicit), in vivo et insilico (travaux de modlisation) - cotoxicologie 3. Mais les risques ne sont pas nouveaux: T ous les jours on absorbe des nanoparticules : fume, poussire,gaz cchappement. En milieu urbain on compte entre 10 et 20 millions de particules au moins de 100 nm par litre dair. De nombreuses nanoparticules sont depuis longtemps utilises dans divers produits : - le noir de carbone utilis comme pigment (encres), comme agent de renforcement (pneus), comme isolant de la lumire (emballage), - le TiO2 comme pigment blanc dans les peintures et les encres, comme filtre anti UV dans les crmes solaires, - le ZnO, le SnO2 dpos sur les puces de silicium,- les nanoparticules de silice pour le pneu vert,. La nano auront au moins lavantage de se poser les questions qui nont pas t poses dans le cas de lamiante, des OGM, 4. Quelques chiffres et lments de march 5. En 2001, la National Science Foundation (USA) dclare que le march des nano serait de 1 000 milliards de $ en 2015 , puis surenchre des socits de conseil et dinvestissement3 000 milliards de $ dici 8 ans daprs Michael Berger de Nanowerk : Ne pas confondre : lesnanotechnologies volutionnairesamliorant des produits ou processus existants en y insrant des composants plus petits, ou bien en exploitant les possibilits offertes par la matire lchelle nano (Nokia, LOral, Toshiba, BMW, Bayer,) et lesnanotechnologies rvolutionnaires(nayant actuellement aucune perspective financire) visant fabriquer atome par atome ou molcule par molcume, systmes, outils et produits. 6. 7. 8. Daprs Yole dveloppement / Lyon,le march mondial des nanoparticules et des nanotubes de carbone est estim plus de 2,5 milliards d dici 2010. Il est prvu une croissance deplus de 20% / an pour les annes venir 9. En 2006, environ 10,6 milliards de $ ont t injects dans la R&D sur les nanotechnologies dans le monde (dpenses publics + investissements des entreprises) Au niveau de la recherche acadmique, USA, Japon et Europe sont pratiquement galit Aux USA, Washington a allou aux Universits : - 464 millions de $ en 2001 - 989 millions en 2004 - probablement 1,5 milliards de $ en 2008 Dans le domaine industriel : Les USA dominent avec 46% des dpenses de R&D mondiale. Actuellement, leffort en R&D des industriels amricains est denviron 2 milliards / an Cest le point faible de lEurope : leffort de R&D des industriels europens ne reprsente que 17% de leffort mondial (36% pour lAsie) 10. LAllemagne(3 imefinanceur mondial de la R&D) abrite la moiti des entrepriseseuropennes du secteur. Environ 600 entreprises et institutions publics emploient 50 000 personnes et dtiennent les 2/3 des brevets europens En France , les investissements publics progressent denviron 10% / an (277 millionsd en 2005) En 2005, lancement par lANR dun programme prvoyant dinjecter chaque anne parle biais du R3N 70 millions d En revanche, la recherche industrielle reste limite quelques grands groupes, les PME / PMI tant presque inexistantes Europe - 7 imePCRD (2007 2012) :les laboratoires slectionns se partageront environ 3,4 milliards d Autres pays acteurs des nanotechnologies : - La Chine injecte environ 100 millions de $ / an - La Core du Sud : 260 millions de $ / an - Taiwan annonce un programme injectant 110 millions de $ / an pour les 6prochaines annes 11. 12. On ne peut pas ignorer cette nouvelle technologie et ses nombreuses potentialits industrielles, mais. gare la bulle nano, la prudence est de mise ! De plus aujourdhui* : - Le grand public est peu inform (acceptation des nanotechs ? dbatpublic) - Manque de personnel comptent peu de formation adapte : champdinvestigation pluridisciplinaire linterface de la physique, de la chimie et dela biologie- Protection de la PI insuffisante - Les aspects toxicit et thique ne sont que rcemment abords(rglementation pratiquement inexistante, manque pouvant poser problmequant lindustrialisation des rsultats de la nanotechnologie) - Les premiers travaux sur la normalisation dbutent seulement - Hsitation des compagnies dassurance couvrir ces technologies et les - risques affrents*Tir dun article de Cordis suite Euronanoforum (juin 2007) ayant eu lieu Dsseldorf 13. Nanotechnologies et PME 14. Les acteurs franais : - surtout des grands groupes : EADS, Rhodia, Michelin,LOral, Atofina, Saint Gobain, Ait Liquide, Snecma, STMicroelectronics, Biomrieux, - Quelques PME / PMI : DGTec, Alchimer, Inanov,LovaLite, Praxim, Avertec, Ademtech, 15. METIS : un exemple russi de collaboration industrie (PME) / recherche publique (CEA) Rien ne prdisposait les laboratoires de pointe du CEA Grenoble et des PME du textile ou de la papeterie, des activits implantes historiquement au nord du dpartement de lIsre, se rencontrer. La plate-forme exprimentale METIS, Lance linitiative du Conseil Gnral, de lAEPI et de la ville de Bourgoin-Jallieu, parie sur ce rapprochement audacieux pour favoriser la diffusion des micro et nanotechnologies au coeur de ces industries Une initiative nord Isre (5 entreprises + CG 38) : METIS (un incubateur de projets) dmocratise les nanotechnologies : une association runissant industriels ayant une vraie culture dinnovation (secteurs du textile et du papier) et chercheurs du CEA facilitant laccs des PME aux nanotechnologies Structure visant favoriser lmergence de projets technologiques concrets par la mutualisation des investissements METIS identifie les thmatiques porteuses, dfriche un sujet, et une fois les verrous technologiques levs et la faisabilit montre, les PME mnent le projet son terme Pas de concurrence entre les socits mais des complmentarits, donc pas de problme de confidentialit autorisant un vrai dialogue et une relle synergie 16. METIS : Une structure de transfert : - 3 chercheurs salaris permanents - une quinzaine de chercheurs du CEA dont 1attach exclusivement METIS - 6 partenaires industriels de secteurs traditionnels (5 PME/PMI de 40, 600, 820, 140, et 165 employs + groupe de 8 000 employs) - un budget de 3 millions d / an dont la moiti provient de lindustrie 5 grandes thmatiques : - Matriaux / nanomatriaux pour de nouveaux effets visuels ou de nouvelles fonctionnalits (changement de couleur sous contraintes mcaniques, protection aux UV,) - Traabilit et lutte contre la contrefaon - Electronique sur substrats souples autres que le silicium - Instrumentation de substrats souples par des capteurs pour les domaines de la scurit, de la sant et du sport - Solution de rcupration dnergie sur la personne 17. En tant quindustriel du textile, quattendez-vous du projet METIS?Nous employons 286 salaris en Isre : 50 % de notre chiffre daffaires, de 75 millions deuros, sont raliss lexport avec des produits aussi varis que la mode ou les textiles techniquesLe seul moyen pour nous de rester comptitifs face la concurrence des pays bas cots de main-doeuvre, cest linnovation permanente, un critre essentiel pour trouver de nouveaux relais de croissance. Or une PME de notre taille na pas les moyens de financer des contrats de recherche long terme. Pour nous, travailler avec de grands labos comme le CEA paraissait inaccessible. En nous regroupant avec quatre autres entreprises du textile (Piolat, SIEGL et Filaxetor) et du papier (Arjowiggins), et avec le soutien financier des collectivits locales, nous pouvons initier ce travail en rseau. Cest un fabuleux rservoir dides nouvelles qui souvre nous. Notre objectif est darriver dici deux ans des prototypes commercialisables . Tmoignage : Patrick Bonnefond, Directeur Gnral de SOFITETA :bientt des puces au cur des textiles et des papiers 18. Par exemple ?On peut imaginer des capteurs intgrs dans le textile qui permettraient de rguler le stress ou la transpiration, ou encore dutiliser le tissu comme un support pour de llectronique embarque. Ainsi instrument, le textile autoriserait le suivi de personnes dpendantes domicile, ou encore celui des colis, et la lutte contre la contrefaon Toutes les pistes sont ouvertes. Pour linstant, un ingnieur dtach du CEA et un chercheur recrut par la plate-forme METIS constituent lindispensable courroie entre tous les acteurs pour explorer les possibilits entre tous les partenaires. Nous sommes convenus de faire un bilan au bout dun an et si nos esprances se confirment, une nouvelle phase de deux ans sera engage 19. 6mn20 20. Quels sont les outils la disp