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L’HEBDO DU BASKETBALL Hervé Bellenger/IS I SSA … D IOT … N’D OYE … C OX … Y ANNAKIS … S EATTLE … D REAM T EAM… F OURNIER … L ES B LEUES AU TQO… B ARçA … G RADIT JEUDI 21 JUIN 2012 - N°609 BasketNews n°609 - jeudi 21 juin 2012 www.basketnews.net 3:HIKNMF=WUXUU^:?a@g@k@t@a; M 03252 - 609 - F: 3,00 E NBA FINALS DWYANE WADE EN DéCLIN, D’ACCORD , MAIS... AS, COUPE, CHAMPIONNAT CHALON éTAIT VRAIMENT… TROIS FOIS TROP FORT !

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L'hebdo du basket

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Page 1: BasketNews 609

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JeudI 21 JuIn 2012 - n°609

basketnews n°609 - jeudi 21 juin 2012

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MISE AU POINT

MAIS POURQUOI ???L es bras nous en sont tombés.

Abasourdis. Par le fond, insensé, et la forme, d’une violence

irrationnelle. Chez nous, la vexation des premiers instants a cédé la place à la déception – la déception humaine – mais l’incompréhension et le sentiment d’injustice demeurent. La chose aurait pu rester confidentielle mais puisque les Chalonnais ont décidé de la porter sur la place publique, devant les caméras de Canal et les micros de la presse, alors expliquons…Pour ceux qui n’auraient pas vu, pas entendu, ou tout simplement pas remarqué ce qui s’est passé juste après le buzzer de la finale de Pro A, et dans les minutes qui ont suivi, sachez, pour résumer, que les premiers gestes et mots chalonnais après l’obtention du titre de champion de France ont été dirigés contre BasketNews, coup-able d’avoir mené, à écouter Greg Beugnot et ses joueurs, une sorte de cabale contre l’Élan ; coupable d’incompétence et de perfidie.Il y eut d’abord, dès la fin du match, une ruée vers la tribune de presse de quelques joueurs, de Greg Beugnot et de Rémy Delpon, le Directeur général du club, qui se sont affairés à dérouler une banderole reproduisant deux articles de BN datés du 12 avril (!) et traitant de « l’affaire Tchicam-boud » (BN numéro 599).Puis ensuite, en préambule de sa con-férence de presse, Greg Beugnot a livré sa charge. « Je voulais remercier Basket-

News. Il nous manquait

juste un peu d’orgueil. Merci à vous. » Stupéfaction. Incompréhension dans l’assistance, tout ou partie. Mais encore ? « Vous (BasketNews) ne connaissez pas le basket. (…) Appréciez le jeu, appréciez les stratégies ! Mais vous ne savez pas. » Puis enfin, pour conclure : « Vous êtes un peu dans la merde, les gars, parce que si on n’a pas la reconnaissance aujourd’hui, je ne sais pas comment vous allez faire la saison prochaine. » Steed Tchicamboud – dont on passera, pour l’heure, sur les attaques ad personam qui sont au niveau attendu, on va dire – a évidemment mis son grain de sel : « On espère que BasketNews fera des meilleurs articles sur nous l’année prochaine, s’ils sont encore dans le basket. » On appréciera à sa juste valeur, étant données les circonstances (voir l’édito), l’élégance de la dernière partie de la phrase.

Une simple question de bon sensQue s’est-il passé pour que, de son propre aveu, Greg Beugnot épingle et surligne au marqueur des articles de BN dans son vestiaire ? Que s’est-il passé pour que, selon les mots de Steed Tchicamboud, « de toutes façons, BasketNews nous a servi de motivation toute la saison » (sic), ou encore « on voulait montrer à BasketNews que rien ne pouvait nous perturber » (re-sic) ? Pourquoi cette hystérie et, d’une certaine manière, cet

« hommage » saugrenu ?La stratégie du « nous contre le reste du monde », les articles de presse utilisés pour booster l’orgueil d’une équipe, on connaît. C’est de bonne guerre, c’est monnaie courante, c’est même assez drôle et cela n’a aucune raison de nous faire tiquer. Mais là, c’est autre chose. Chalon s’est mis à concevoir ce qui n’est pas loin d’être de la haine – à tout le moins une hostilité noire – envers nous et cela a pété au buzzer. Et là même où l’Élan et son coach atteignaient (enfin) le sommet et de-venaient l’ambassadeur du basket français de club, ses premières paroles n’ont pas été pour prendre de la hauteur de vue, de la majesté, mais pour fusiller BasketNews. Drôle de triomphe, dont on mesurera, selon ses convictions propres, ce qu’il dit du basket français. Bref.Il nous est reproché d’avoir, ces dernières semaines, dixit Greg Beugnot, « porté des jugements sur Chalon en disant qu’on a perdu notre basket », « quand Olympiakos part chercher l’Euroleague contre le CSKA, c’est grandiose, quand l’Élan va chercher une demi-finale, ils ne savent plus jouer au basket », « la prochaine fois, vous mettrez Chalon encore plus petit et Le Mans encore plus gros ». Puis encore : « quand tu mets Chalon favori en petit et « Pourquoi pas Le Mans ? » en gros… tu devrais mettre Chalon en grand et Le Mans en petit », ajoute Steed Tchicam-boud, devenu soudain expert en presse écrite.

Il nous est reproché, finalement, d’avoir systématiquement jugé les chances des adversaires successifs de Chalon plutôt que d’avoir encensé la saison chalonnaise. D’avoir été « anti Chalon », de leur point de vue. Nous qui craignions, au contraire, que l’on nous taxe de « pro Chalon », voyez comme on était loin du compte !Plusieurs choses. Évacuons la question du millimétrage accordé à Chalon sur la Une car, d’une part, il s’agit d’un argument puéril de cours de récréation, ensuite parce que sept des neuf dernières Unes de BN (celle-ci comprise) ont mis en illustration, soit en sujet principal soit en mention, l’Élan. Une couverture inédite dans l’Histoire de notre magazine.Le fait d’avoir parlé des adversaires de Chalon ? L’Élan étant tellement favori – c’est le respecter que de le dire – qu’il s’est simplement agi de jauger dans quelle mesure quelqu’un pouvait se mettre dans le chemin – surtout après l’élimination de Gravelines. C’est logique, c’est du bon sens. Nous aurions pu titrer chaque semaine « Chalon va gagner, les autres n’ont aucune chance, n’en parlons plus et bonnes vacanc-es » mais, étrangement, nous n’avons pas trouvé ça pertinent. À ce qu’il nous semble, le parcours en playoffs de Chalon n’a pas été si simple. Que disait Nicolas Lang, déjà, à propos d’Orléans ? « Ils auraient pu, ils auraient dû nous battre. »

MédIAS

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Le fait de ne pas avoir assez insisté sur le statut de favori de Chalon ? Que disait Steed Tchicamboud mercredi sur LNB.fr ? « Ce sont les médias qui nous disent favoris. Personnellement, je nous vois comme des outsiders parce que si on se dit qu’on est favori, on va y aller tranquille et on va se prendre une claque. »Le fait d’avoir expliqué que l’Élan, face à Orléans, avait été en difficulté, n’avait pas vraiment montré le basket conquérant des derniers mois ? Que disait Steed Tchicam-boud juste après la belle contre Orléans, déjà ? « Félicitations à Orléans, vous nous avez fait perdre notre basket. » On ne l’a pas rêvé, ça.Le fait d’avoir traité sans complaisance l’affaire Tchicamboud, aujourd’hui relé-guée, dixit Greg Beugnot, au rang de « petit incident » ? Qu’en disait Dominique Juillot à l’époque, à notre micro ? « Trahison » et « destructeur ». Et Steed ne tweetait-il alors pas que, entre Chalon et lui, c’était fini ? Voulez-vous vraiment, Chalon, que nous rouvrions ce dossier ?

Respect ? dans les deux sens, alors !Troublante, cette paranoïa chalonnaise, qui semble mariner dans son jus depuis des mois, et qui a mené certains à l’Élan à déformer nos écrits, les tronquer carré-ment, transformer des questions légitimes et argumentées en affirmations, les sortir de leur contexte et de la démarche cursive d’une analyse, ou purement et simplement à les imaginer, les fantasmer. Quand on est dans cet état, on ne voit que ce qu’on veut voir, que ce qui conforte sa vision des choses. C’est oublier l’énorme traitement

– positif – fait autour de l’Élan par BN et Maxi depuis deux ans ; un Élan qui jouit d’une grande cote d’amour en France et d’un grand capital sympathie chez nous.Alors ? Alors il nous semble que l’Élan s’est inventé un ennemi, a créé un mon-stre, forcément énorme et sanguinaire, à combattre. Il y a trouvé une nouvelle raison de gagner. C’est bien pour lui. Mais il ne nous paraît qu’il soit bien judicieux de con-struire, à termes, sur ces valeurs. Enfin… L’avenir le dira.Bah, on sait bien – Samir Nasri en a encore fait la démonstration récemment – qu’il est de bon ton de déconsidérer les journalistes, forcément sans cœur, forcément nocifs, forcément enfermés dans leur tour d’ivoire et occupés à ourdir des complots pour

déstabiliser les uns et les autres pour le simple plaisir de nuire. Mais là… Youhou, les gars, c’est nous ! C’est BasketNews !Greg Beugnot nous a sermonnés, depuis sa tribune de champion : « Respectez un peu le travail des gens ». Nous te retournons l’ordre, Greg. Respectez-nous et respectez notre travail ! Si vous aviez des griefs à nous formuler, ce que nous aurions été tout à fait prêts à entendre tant nous avons conscience de nos lacunes – car, Greg, nul n’est parfait, pas plus toi que nous – pourquoi ne pas l’avoir fait en face depuis des semaines au lieu de faire comme si de rien n’était ? Cette attitude n’est pas précisément constitutive de celle d’un « mec franc ».Enfin, pour finir, j’ai envie de m’adresser, sans évidemment attendre de réponse,

à tous les membres de l’Élan. Les joueurs – tous les joueurs –,

le staff large, les employés, les dirigeants, les bénévoles, les partenaires (privés ou publics) et même les supporteurs : en votre âme et conscience, au fond de vous, là où vous êtes libres de penser ce que vous voulez, êtes-vous persuadés que les critiques formulées, et la manière de les formuler, soient fondées ? Après examen de conscience, cautionnez-vous cela ? Si oui, alors soit. Si non, alors bonnes va-cances. Et à bientôt. Enfin, peut-être… n

Par Fabien FRICONNET, au nom de la rédaction

PS : Merci beaucoup à tous ceux, nombreux, qui nous ont manifesté leur incompréhension et leur soutien, en public ou en privé.

Herv

é Be

lleng

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ZONE-MIXTE

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04 sommaire

BasketNewsDirecteur De la publication : Gilbert CARON Directeur De la réDaction : Pascal LEGENDRE ([email protected]) réDacteur en chef : Fabien FRICONNET ([email protected]) réDacteur en chef-aDjoint : Thomas BERJOAN ([email protected])

baSKetneWS eSt éDité par norac preSSe (capital : 25 000 euros)Siège Social : 3 rue de l’Atlas – 75019 PARIS. téléphone : 02-43-39-16-21principaux aSSociéS : Print France Offset, Le Quotidien de Paris éditions, Investor.

RÉDACTION DE PARIS3 rue de l’Atlas - 75019 Paris / téléphone : 01 44 52 58 00 / fax : 01-40-03-96-76

JOURNALISTES Jérémy BARBIER, Thomas BERJOAN, Yann CASSEVILLE (58 00), Fabien FRICONNET, Florent de LAMBERTERIE (58-03), Pascal LEGENDRE (02-43-39-16-26), Antoine LESSARD, Pierre-Olivier MATIGOT, Laurent SALLARD (58-02).

RÉDACTION AUX USA Pascal GIBERNÉ (New York).

CORRESPONDANTS À L’ÉTRANGER David BIALSKI (USA), Giedrius JANONIS (Lituanie), Kaan KURAL (Turquie), Pablo Malo de MOLINA (Espagne), Streten PANTELIC (Serbie), Bogdan PETROVIC (Serbie); Yannis PSARAKIS (Grèce), Sran SELA (Israël), Stefano VALENTI (Italie).ont collaboré à ce numero : Claire PORCHER, Gaétan SCHERRER, Rémi REVERCHON, GLOUPS (le chien) et PLUME (le chat).Secrétaire De réDaction : Cathy PELLERAY (02-43-39-16-21 - [email protected])

RÉALISATiON GRAPHIQUE conception charte graphique : Philippe CAUBIT (tylerstudio) Direction artiStique : Thierry DESCHAMPS (Zone Presse)

ABONNEMENTS :Laurence CUASNET (02-43-39-16-20, [email protected])

Norac Presse – Service abonnements – B.P. 25244 – 72005 LE MANS CEDEX 1

Directeur marKeting et promotion Frédéric CARON

PUBLICITÉ Loïc BOQUIEN (01-40-03-96-68, 06-87-75-64-23, [email protected])

IMPRESSIONROTO PRESSE NUMERIS – 36 Boulevard Schuman – 93190 Livry Gargan

RÉGLAGEÀ JUSTE TITRES, Badice BENARBIA (04 88 15 12 42), [email protected]

COMMISSION PARITAIRE :0114 K 80153 RCS : PARIS B 523 224 574. / ISSN : 1271-4534. Dépôt légal : à parution

La reproduction des textes, dessins et photographies publiés dans ce numéro est la propriété exclusive de BasketNews qui se réserve tous droits de reproduction et de traduction dans le monde entier.

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06 FINALE PRO A : CHALON SANS PITIÉ

• De finale, il n’y a pas vraiment eu. Dominateur de bout en bout face au MSB, l’Élan Chalon a arraché son premier titre de champion de France à Bercy, le troisième trophée d’une saison historique. 2012 restera l’année des hommes de Greg Beugnot.

10 INTERVIEW DOMINIQUE JUILLOT

• Le titre de l’Élan est synonyme de sa première participation à l’Euroleague. Conserver Blake Schilb, gonfler le budget et s’assurer de pouvoir disputer la compétition reine dans son Colisée sont désormais les priorités des Bourguignons. Entretien exclusif avec Dominique Juillot.

12 FINALE PRO B : LIMOGES, 11 ANS APRÈS• Assuré de son avenir dans l’élite depuis quelques semaines, le Limoges CSP a fait le métier jusqu’au bout pour remporter le titre de champion de Pro B, son premier trophée depuis 2001. Retour sur un sacre attendu.

14 ÉCHOS FRANCE

16 LES BLEUS SONT RASSEMBLÉS• Sans Tony Parker et Joakim Noah, blessés, les Bleus ont entamé la semaine dernière, avec plusieurs rebondissements, leur préparation aux Jeux de Londres. Florent de Lamberterie, sur place, fait le point sur les évènements marquants de ce premier stage.

18 EDF FÉMININE : EN ATTENDANT LE TQO…• Fin de préparation pour les Bleues qui débutent le tournoi de qualification olympique (du 25 juin au 1er juillet). Pour rejoindre leurs homologues masculins à Londres, elles devront répondre présent au grand rendez-vous d’Ankara.

22 ÉCHOS EUROPE

24 NBA FINALS : DWYANE WADE SUR LE DÉCLIN ?• Elle semble loin l’époque où le MVP des Finals 2006 bondissait sans relâche au sein des défenses adverses. Aujourd’hui, il fonctionne en courant alternatif, incapable de produire régulièrement le style de jeu d’un joueur de son calibre. À moins d’un sursaut.

26 NBA FINALS : LA MUE DE LEBRON JAMES• Si ses formidables statistiques n’ont pas changé, le jeu de LeBron James a clairement évolué. Plus agressif près du cercle où personne ne semble pouvoir lui résister, King James est bien décidé à tout donner pour ne pas nourrir de regrets. La finale de la maturité ?

28 ÉCHOS NBA

31 SALUT, ÇA VA WILLIAM GRADIT ?Jean

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William Gradit & Luca Vébobe • Lahou Konate • Remise des trophées • URSS’88 • Les Bleues au TQO

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eN KiosQUe

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05édito

D rôle d’ambiance, cette semaine, pour l’ensemble des salariés et « free lance » (photographes, maquettistes...) qui triment,

sans jamais compter leurs heures, avec la passion pour moteur, pour certains depuis novembre 1996. Novembre 96, c’est la date de lancement de feu Basket Hebdo, en pleine gueule de bois post « syndrome Dream Team 1992 », quand les ventes des mags basket décroissaient de 30% par an, par un fana absolu, Didier Le Corre. Le même qui avait créé, en 1982 et avec notre Directeur des rédactions actuel, Pascal Legendre, Maxi-Basket. Pascal, lui, est sur le pont depuis 1982 et la fameuse première couv’ de Maxi, avec Ed Murphy,

coude posé sur un arceau. Pour ma part, ce fut un choc et le déclencheur d’une durable passion.Depuis 30 ans, donc, ce sont plus de 350 Maxi, 181 Basket Hebdo avant, donc, ce 609e opus de BasketNews produits par des journalistes, maquettistes et photographes (sans oublier tous les autres jobs indispensables au bon fonctionnement d’une entreprise de presse) dans un contexte où tous les organes de presse écrite innovent sans cesse à la recherche de solutions dans cette difficile transition entre un modèle papier, en plein déclin, et un autre, « numérique », pour lequel aucun site d’info n’a encore déniché un modèle rentable…

Une bien belle aventure humaine, quoi…Après ce numéro 609, BasketNews, Maxi-Basket et BAM, vont donc subir une interruption de parution. On l’espère de quelques semaines seulement (2 ou 3 au minimum, sans doute 4 ou 5). Ce ne sont pas là nos premières difficultés. En 2000, Basket Hebdo avait cessé de paraître pendant deux mois (pile pendant que les Bleus allaient chercher une médaille d’argent aux J.O., tiens, tiens…), suite au licenciement pour faute grave de tous les employés de l’époque, ceux-ci ayant eu l’outrecuidance de demander à l’éditeur d’alors d’embaucher deux journalistes de plus, après quatre années à sortir un hebdo avec… quatre journalistes produisant chaque semaine la moitié des pages que France Football produisait avec 45 reporters et une centaine de cor-respondants… Nous étions repartis, à l’arrache, sur

des tables de camping et des ordinateurs de fortune, dans une Z.I. chaude du « 93 ».Il y eut d’autres petits miracles ensuite. Des coups de main opportuns (que leurs auteurs en soient ici remerciés), mais surtout une farouche volonté – pas-sez-moi l’expression – de ne pas rester assis sur notre cul à regarder baisser les ventes, tendance lourde de la presse depuis 2003 et la montée en puissance d’Internet et des journaux gratuits. Nous avons donc produit et sorti des DVD, sommes devenus éditeurs de tous les Médias Guides des événements basket (EuroBasket, Mondial et J.O.), avons fusionné Maxi et BasketNews, créé des mags de foot, un site Web et

Soir de Match, petit miracle hebdomadaire qui nous voit produire les programmes des 34 clubs de basket pro français. Nous avons sans doute fait des erreurs, mais autorisez-moi un doigt d’autocongratulation en forme de remerciement pour tous les acteurs de cette aventure : alors, merci à tous de votre incroyable ef-fort humain pour que perdurent des médias auxquels un sport pas vraiment rayonnant depuis vingt ans ne pouvait sans doute prétendre…

et demain ?Aujourd’hui, un nouveau combat commence. Il doit nous conduire à ressortir, le plus rapidement possible, vos magazines, sans doute sous une forme différente. Les options sont multiples et pas encore entièrement tranchées. Ce qui est certain, c’est qu’un site Web performant apparaîtra à la rentrée. Avec un volume d’infos suffisant pour attirer le plus grand nombre et des espaces et services réservés à nos abonnés. Pour ceux-ci justement, rassurez-vous, vos abonnements seront juste décalés et « conver-tis » sur nos nouveaux magazines – quels qu’ils soient – dès la reprise des parutions, que nous es-pérons pour la mi ou la fin juillet. Difficile pour nous d’être plus précis, car nous dépendons d’un « temps judiciaire » – pour obtenir la reprise des titres – que nul ne peut maîtriser à 100%.D’ici là, pour les vrais passionnés que vous êtes, vous pourrez toujours nous suivre sur le site www.basketnews.net, les réseaux sociaux (Facebook et Twitter), sur lesquels nous ne manquerons pas de vous abreuver de news basket et des indispensables infos

concernant la suite. Pour ceux qui veulent nous soutenir ou simplement nous écrire, vous pouvez toujours le faire via le site ou sur [email protected]. Ne vous ruez pas sur notre rubrique abonnement ces jours-ci, nous préférons vous voir attendre quelques jours ou semaines pour vous décrire clairement ce qui vous sera proposé et surtout pouvoir vous fournir un engagement clair sur notre devenir.Pour conclure, au nom des rédactions et de tous les salariés, je tenais à vous dire un grand merci pour vos messages de soutien et pour nous avoir suivis pendant toutes ces années. Nous aurions aimé, enfin, ne pas terminer (provisoi-

rement) notre histoire sur cette polémique partisane et injuste avec ces magnifiques champions de France de l’Élan Chalon. Utiliser la presse comme bouc émissaire pour motiver les troupes est de bonne guerre et surtout vieux comme « mes robes », comme le disait feu Coluche. Là, j’avoue que j’ai affaire à une rédaction meurtrie par cet épisode bien mesquin de la part de joueurs, coach et dirigeants que nous apprécions et que nous avons traités comme sans doute jamais aucun club auparavant. C’était juste naturel compte tenu de leur saison... Ils ont choisi de sortir des phrases de leur contexte et d’oublier tous les papiers encenseurs pour jouer les offusqués et se focaliser sur les quelques légitimes interrogations que nous avons soulevées au gré des plus de 100 pages consacrées à ce club depuis 18 mois. Des invectives publiques qui ne grandissent pas vraiment leurs auteurs. Pas très grave à l’échelle de l’Histoire du monde. Mais pas vraiment « classe ». On dit que c’est quand les gens sont au sommet qu’on mesure leur grandeur. Tout juste sur l’Olympe, un coach apprécié de nous et par tous se fourvoie dans l’invective et les jugements de valeur au lieu de légitimement savourer. Injuste. Décevant…Mais pour ne pas rester sur cette note, nous vous donnons donc rendez-vous, très bientôt, pour donner la plus belle des suites à cette aventure. n

Pierre-olivier matiGot et l’ensemble des rédactions et du personnel de Norac Presse

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06 événement

S amedi dernier à Bercy, trente minutes avant le début de la finale. Dominique Juillot, le président de l’Élan, arpente les couloirs de

Bercy. Tourne en rond. Distille quelques mots aux personnes qu’il croise, à droite, à gauche, puis continue ses cent pas. Connu pour bouillonner sur son siège lors des matches au Colisée, il apparaît là renfermé et au bord de l’ébullition. Comme ici et ailleurs, à la fois pris par la pression du moment et perdu dans ses pensées.Ses joueurs sortent du vestiaire, se motivent entre eux dans la pénombre de l’antre menant au parquet. Le président reste près d’eux, sans mot dire, étreint Jordan Aboudou dans ses bras. « J’exprimai peut-être plus les choses aujourd’hui que certaines fois », confiait-il dans le salon VIP après le match. « Je suis toujours un peu comme ça mais là, c’était tellement extraordinaire et in-attendu ce qui nous arrive cette année que je me disais : maintenant il faut écrire l’histoire jusqu’au bout. »Son équipe n’a pas failli. Mieux encore, elle prit sa

plus belle plume pour raconter le dernier chapitre de la saison 2011-12. Au visage conquérant et superbe d’abnégation en playoffs, Le Mans ne sembla jamais en mesure d’inscrire une nouvelle fois son nom au palmarès.

victoire flamboyanteAprès quatre rafales successives à longue distance, dont trois de Blake Schilb, Chalon, en tête 22-13 après moins de neuf minutes, imprima son tempo. En entamant le deuxième quart par un 13-0, avec deux « triples » de Nicolas Lang et un de Bryant Smith, l’Élan repoussa le MSB à 20 pas du trophée, 38-18. Taylor Rochestie écopa de sa troisième faute et Chalon atteint la mi-temps à 52-28 après un nouveau trois-points, signé Malcolm Delaney. « Quand j’ai regardé le score à la mi-temps, j’ai halluciné », commenta l’ailier manceau Charles Kahudi. Au retour des vestiaires, le MSB, quelques minutes durant, donna l’illusion de relancer le match (54-40).

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Après les As et la Coupe, Chalon a remporté le premier titre de champion de France de son histoire en dominant Le Mans 95-76, signant un triplé que nul n’avait réalisé depuis Pau-Orthez en 2003. Cette saison, l’Élan était la meilleure équipe de l’Hexagone. Sans conteste. Et sur le terrain comme en dehors : joueuse et fière.

Par Yann CASSevILLe, à Bercy

Le FORmIDABLe tRIPLé De CHALOn

Le tALent et L’ORGUeIL

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et sa bande comptaient bien retrouver encore Bercy, et ils ont réussi. En demi-finale, Orléans, remarquable d’intensité, impeccable 35 minutes durant lors de la belle au Colisée, poussa l’Élan au bord du gouffre. « Ils auraient pu, dû nous battre », rappela Lang à Bercy. Mais il était écrit que cette saison était celle de Chalon. Il était dit que Chalon voulait écrire son histoire. « On n’a jamais douté. On a tout gagné, c’est rare. C’est facile à dire, pas facile à faire », commente Beugnot.

Seul contre tous, vraiment ?Une fois monté au sommet de l’Hexagone à Bercy, Chalon dévoila son deuxième visage, celui d’une équipe construite dans l’adversité. Avec un leitmotiv : seul con-tre tous. « Personne n’y croyait, nous on y a cru », tonne Beugnot. « Je peux aller à la guerre avec ces gars »,

confiait le coach l’an passé. Il a fait de ses joueurs des soldats, suivant comme un seul homme leur chef.Au coup de sifflet final à Bercy, Tchicamboud s’empressa de déplier une banderole qu’il avait préparée au cours de la semaine, où figuraient deux articles de BasketNews au sujet de l’affaire Tchicamboud – après une

défaite à domicile contre Nanterre le 6 avril, le meneur avait un temps indiqué qu’il songeait ne plus jamais porter son n°13 rouge et blanc, son président avait prononcé les mots « trahison » et « destructeur » . La semaine précédant la finale, Beugnot usait lui de son stabilo pour mettre en exergue certains écrits de notre journal qui ont tapissé son vestiaire. Oubliant volon-tairement ceux où était louée la qualité de Chalon ; faisant passer des questions – légitimes – pour des af-firmations ; répétant à l’envi à ses joueurs qu’ils étaient ignorés, que leur saison n’était pas appréciée à sa juste valeur par la presse. Blake Schilb parla de « certains journalistes, certains médias », comme répétant une leçon apprise par cœur.En conférence de presse, le coach lyncha publique-ment le journaliste de BasketNews présent, pour le manque de « reconnaissance » de notre magazine envers son équipe – magazine qui, ce numéro inclus, a placé l’Élan sur sa Une sept fois lors de ses neuf derniers numéros. « Chalon favori, et pourquoi pas Le Mans ? », titrions-nous il y a une semaine, soulignant qu’une finale en un match sec est par définition indé-cise. « La prochaine fois mettez Chalon encore plus petit », vilipenda Beugnot la médaille autour du cou. Tchicamboud s’escrima à tenter de donner une leçon de journalisme : « Quand tu mets en petit Chalon et en gros Le Mans, tu devrais mettre en gros Chalon et en petit Le Mans. » 72 heures plus tôt pourtant, le mer-credi précédent la finale, « l’Escroc » tenait le discours opposé : « Ce sont les médias qui nous disent favoris. Personnellement je nous vois comme des outsiders. Nous, on est le petit poucet. »En même temps qu’il a endossé, et assumé, le costume de favori, l’Élan s’est auto-persuadé d’être victime d’une cabale anti-Chalon. Ainsi ce groupe s’est placé « en mission », comme l’a confirmé Schilb, puisant en partie sa motivation dans un ennemi qu’il avait créé de toutes pièces. Ainsi ces garçons sont montés au front. À la guerre, leur guerre. Ainsi ont-ils écrit l’histoire du club, l’histoire de la Pro A. Leur histoire. n

Deux shoots longue distance consécutifs de Delaney repoussèrent les Sarthois dans les cordes. Comme groggys. Touchés de tous côtés par les flèches chalonnaises. Après trois quart-temps (72-49), Chalon avait converti 15 de ses 30 tirs à trois-points (16/35 au final). Durant les dix dernières minutes, le MSB tenta, via des paniers de Marcellus Sommerville (24 points et 8 rebonds), d’Alex Acker (14 points), via une défense plus haute, d’inverser la vapeur. Cet Élan-là courait bien trop vite, bien trop sereine-ment, pour trébucher. Dans les deux dernières minutes, Gregor Beugnot lança sur le parquet Jordan Aboudou puis Ulysse Adjagba pour qu’ils participent à cette formidable course. L’entraîneur harangua la marée rouge de supporters chalonnais à se manifester plus encore,

serra les poings. Ilian Evtimov, appareil photo en main, immortalisa l’instant avec ses coéquipiers sur le banc. Buzzer. 95-76. Les Manceaux n’eurent pas besoin d’une concertation pour donner tous le même discours : Chalon était plus fort. « Ils méritent leur victoire », répéta le coach J.D. Jackson. Fort, l’Élan, trois fois trop fort, à l’instar de Blake Schilb, triple MVP : meilleur joueur étranger de la saison, des As et de cette finale (20 points à 8/12, 5 rebonds, 10 passes). Mais pas seulement. L’ailier américain magnifia un collectif des plus cohérents, où le danger arriva de la mène (14 points de Steed Tchicam-boud), de l’arrière (12 points de Malcolm Delaney), de l’intérieur (10 points, 7 rebonds en 18 minutes pour Alade Aminu), des shooteurs forcenés (Ilian Evtimov 15 points, Nicolas Lang 14). Du 5 majeur, du banc. Surtout la meilleure attaque du championnat a réussi à contenir l’axe 1-5 du MSB Taylor Rochestie-J.P. Batista (10 points chacun). « On a attaqué le match en annihiliant les deux forces de chez eux et on les a fait douter », commenta Beugnot. Batista en personne salua la performance de ses bourreaux : « Les deux premiers ballons que j’ai reçus au poste bas se sont soldés par deux pertes de balle. Ils ont été bien plus agressifs qu’à l’accoutumée. »

Un groupe en missionL’Élan signe un triplé que seul Pau-Orthez avait réalisé en 2003 – finale européenne d’EuroChallenge en moins. Toutes compétitions confondues, la bande à Schilb a gagné 48 de ses 63 matches officiels. « Chalon était cette année la plus forte équipe de France. On a fait une saison qui restera dans les annales du basket français », savoure Beugnot. « On ne trouve même pas les mots pour décrire cette année », sourit Juillot. Ce titre marque une nouvelle étape dans la progression d’un groupe né il y a deux ans, à l’été 2010. Cete saison, Chalon a réussi à passer d’une compétition à une autre en gardant toujours à l’esprit la mission ultime : le titre de champion de France, un objectif évoqué par coach Beugnot dès le premier jour de la préparation. Dans cette « saison 2 » du groupe, le sous-titre pourrait être « Et pourquoi pas ? » Un refrain qui rythma la

saison. « Et pourquoi pas Chalon ? Et pourquoi on ne mériterait pas ? Et pourquoi ça ne serait pas normal ? », lance Juillot. « Pourquoi laisser aux autres ce que l’on peut prendre ? », continue Beugnot.

Après avoir progressé en silence, tapi dans l’ombre de Gravelines-Dunkerque qui broyait ses adversaires, Chalon s’est posté volontairement à découvert juste avant la Semaine des As. Objectif titre. Beugnot voulait voir ce que ses gars avaient dans le ventre. Des tripes, ont-ils répondu en raflant les As, sans s’arrêter ensuite. La saison passée, après la victoire en Coupe, premier trophée de l’histoire du club, l’Élan tombait dans la foulée en playoffs face à l’ASVEL. Un an plus tard, juste après avoir conservé la Coupe, l’atmosphère avait changé. De la joie, pas d’euphorie. Steed Tchicamboud

PRO A Spécial Finale

« La prochaine fois mettez Chalon encore

plus petit »Gregor Beugnot

« On ne trouve même pas les mots pour

décrire cette année »Dominique Juillot

Le FORmIDABLe tRIPLé De CHALOn

Le tALent et L’ORGUeIL

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08 LA GAZette De BeRCY

S amedi 16 mai, sur le parquet de Bercy. Il ne reste plus qu’une minute et cinquante secondes à

jouer dans cette finale mais le sort est scellé depuis bien longtemps (90-69). La victoire ne fait plus aucun doute et Gregor Beugnot en profite pour rappeler son ailier sur le banc, histoire d’offrir quelques minutes de fêtes au jeune Jordan Aboudou. Sourire aux lèvres, Blake Schilb rejoint alors les siens tandis que les cris de « MVP ! MVP ! » résonnent depuis les travées chalonnaises. Le public ne s’est pas trompé puisque peu de temps après la fin du match, Blake Schilb sera couronné comme le grand héros de la soirée, son troisième trophée de MVP en 2012 après celui de la Semaine des As et de meilleur joueur de la saison régulière.

« Un joueur de grand classe »Comment aurait-il pu en être autrement ? Sa ligne de stat (20 pts, 30 d’éval, meilleur score côté chalonnais) résume à peine l’emprise que l’Américain a eu tout au long du match. « Blake a été très bon », admet-tait, beau joueur, Antoine Eïto au sortir des vestiaires manceau. « Il a été ciblé, Charles

(Kahudi) n’a pas fait un si mauvais boulot dessus mais c’est un fort joueur et je pense qu’en plus il voulait se racheter de ses demi-finales pas terribles. » Souvent à la peine au tour précédent face à Orléans (12,7 pts à 30,8% contre 16,4 pts à 51,7% en saison ré-gulière), Blake Schilb avait néanmoins réussi à trouver la solution par la grâce d’un coup d’éclat magistral au moment clé (11 de ses 19 pts dans les quatre dernières minutes de la belle). En finale, il a cette fois-ci allumé la mèche d’entrée de jeu. Passées quelques premières minutes de rodage (10-11), Chalon a pris le large sur la fin du premier quart-temps grâce à un tir de barrage derrière la ligne à trois-points. Quatre tenta-tives primées en à peine deux minutes, dont trois pour le seul Blake Schilb. Une salve qui envoyait les Manceaux dans les cordes (23-13) et un début d’écart qui n’allait cesser d’enfler jusqu’à la mi-temps. « En deuxième mi-temps, j’ai essayé de m’adapter, d’être encore plus dans la percussion », avouait Charles Kahudi, le défenseur attitré qui aura passé une bien mauvaise soirée. « Ça l’a un petit peu gêné mais il a compris, il s’est adapté et il a fait jouer son équipe. »Plus ciblé par la défense adverse au retour

des vestiaires, Blake n’inscrira que six points sur la deuxième mi-temps mais profitera de cette attention resserrée sur lui pour servir ses coéquipiers démarqués. Il terminera d’ailleurs le match avec dix passes décisives au compteur, soit le double de Taylor Rochestie, son adversaire du soir qui était pourtant le 2e meilleur de la ligue dans ce domaine cette saison. « Le mec a fait le match qu’il voulait faire », poursuit Kahudi. « C’est compliqué de gérer un mec qui, dans le système de jeu de son équipe a tout pour lui. T’as aucun temps de repos dans le match. En plus, c’est un joueur de grande classe donc dès qu’il est dans son confort, dans son truc, c’est compliqué. »

« Avec Chalon ? Oui je pense. »« On a joué de manière agressive, notre défense a donné le ton dans le premier quart-temps. On les a laissés à 18 points dans le premier quart et à 10 dans le deuxième. On a été bons des deux côtés du terrain », commentait sobrement le désor-

mais triple MVP. Comme à l’accoutumée. En trois ans de présence chalonnaise, Schilb aura laissé l’image d’un homme aussi pré-gnant sur le terrain que discret en dehors. Une humilité naturelle qui contraste avec son talent, pas loin d’être surnaturel, lui. À tel point qu’on n’imagine pas Chalon partir à l’assaut de l’Euroleague l’année prochaine sans son maître à jouer. « Avant la finale je ne voulais pas lui en parler mais en allant à la conférence de presse je lui en ai parlé »,

nous répondait Tchicamboud, questionné sur l’avenir de son ailier. « Mais je ne vous dirai pas ce qu’il a

dit. » Blake Schilb amène déjà un début de réponse. « L’avenir ? L’Euroleague ! Avec Chalon ? Oui je pense. J’ai encore un an de contrat. Je n’ai pas d’autre intention là. » Du côté de Chalon, on parle de doubler son salaire (aux environs de 250.000 euros) pour le garder l’année prochaine. Une somme plutôt élevée mais pour un triple MVP, le prix semble justifié. nPar Florent de LAmBeRteRIe, à Bercy

« Le mec a fait le match qu’il voulait faire. »

Charles Kahudi

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Déjà élu MVP des As et de la saison régulière, Blake Schilb, étincelant en finale face au Mans, a logiquement reçu le trophée du meilleur joueur de la finale. L’autre triplé de l’année côté chalonnais.

Charles Kahudi ne peut rien faire, Blake Schilb a emmené l’Élan vers le titre. Ses coéquipiers le lui rendent bien, porté en triomphe pour recevoir son trophée de MVP.

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JAMAIS DEUX SANS TROIS

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MATCH DES CHAMPIONS

AU PALAIS DeS COnGRÈSEn parallèle aux finales LNB, le président de la ligue, Alain Béral, a annoncé que le traditionnel match des champions se tiendrait cette année à Paris, au Palais des Congrès.

D écidemment, la ligue n’en finit pas de surprendre. Après avoir récemment annoncé que le

Semaine des As se déroulerait désormais au parc Disneyland Paris sous l’appellation Leaders Cup, c’est au tour du trophée des champions de faire peau neuve. « Depuis 2009, le match des champions est en dehors du classement, c’est l’occasion de faire le lancement de la saison après la trêve d’été destinée à l’équipe de France », rappelle le président de la ligue. « Nous avons donc choisi un lieu atypique, totalement décalé : Le Palais des Congrès. » Situé Porte Maillot, dans l’Ouest de Paris, Le Palais des Congrès, l’une des salles de spectacle les plus prestigieuses de la capitale, n’a encore jamais accueilli aucun événement sportif. Il s’agira donc d’une grande première mais Renaud Hamaide – le représentant de Viparis, gestionnaire du Palais des Congrès – assure

que les aménagements nécessaires ne poseront pas de problèmes. D’une capacité de 3.500 places, la salle sera donc en configuration théâtre avec le terrain sur la scène. Un décorum original mais qui ne devrait pas manquer de charme.

Une diffusion en clair prévueLe match des champions, qui opposera cette année Limoges à Chalon, aura donc lieu le 20 septembre et sera précédé d’un Media Day, avec la présence des meilleurs joueurs de chaque club qui iront ainsi à

la rencontre du public et des médias. Plu-sieurs animations et spectacles devraient en outre accompagner l’événement. Alain Béral a également annoncé que les deux

équipes seraient entièrement défrayées et que le vainqueur du match recevrait une dotation « entre 10.000 et 30.000 euros », histoire de motiver les participants. En cas de succès, l’opération pourrait être recon-duite les saisons suivantes, au Palais des Congrès ou « dans un autre lieu parisien tout aussi décalé », assure le président. Ce dernier a également indiqué que ce match échappait au contrat télévisuel liant le groupe Canal+ à la ligue, qui s’est donc mis à la recherche d’un diffuseur. « Je peux vous dire d’ores et déjà que ce match sus-

cite de l’intérêt. La cohérence voudrait que ce soit des chaînes de Canal qui fasse ça mais il faut qu’il soit le plus ouvert possible pour attirer l’attention sur nous, que tous

les Français sachent que le basket français recommence. Il y aura sûrement une chaîne en clair qui diffusera ce match. » n

F.d.L.

entre 10.000 et 30.000 euros de dotation pour le vainqueur.

Renaud Hamaide (gestionnaire du Palais des

Congrés) et Alain Béral (président

de la LNB).

PRO A Spécial Finale

DES FINALES ET DES CHIFFRES

5En huit éditions, le nombre de fois où le premier de la saison régulière de Pro B s’adjuge le titre de champion de la division à Bercy. Limoges rejoint donc Nanterre (2011), Pau (2010), Vichy (2007) et Brest (2005) dans ce cercle pas si fermé. Poitiers (2009) et Orléans (2006) avaient terminé 2e au classement et Besançon (2008) n’avait fini que 8e à l’issue de la saison régulière. Côté Pro A, seuls Lyon-Villeurbanne (2009) et Cholet (2010) ont réussi à triompher à Bercy après avoir fini premiers au classement.

10Le nombre de passes décisives distillées par Blake Schilb, nouveau record sur une finale Pro A à Bercy. Le précédent (8) était codétenu par les Nancéiens Marques Green (2006) et Ricardo Greer (2008) ainsi que par le Strasbourgeois Meir Tapiro (2005). Les 30 d’évaluation de Schilb constituent également le deuxième plus gros total derrière les 35 réalisés par Jeff Greer en 2008.

15Les rebonds captés par Chris Massie, nouveau record pour une finale sèche

en Pro B. Le pivot de Limoges a également égalé le record d’éval (32) établi l’an dernier par Will Daniels de Nanterre.

16Sur 35 tentatives, le nombre de paniers à trois-points marqués par les Chalonnais contre Le Mans, record des finales battu. Avec 45,7% de réussite derrière l’arc, l’Élan fait toutefois moins bien que Nancy en 2011 qui avait réussi 9/16 dans l’exercice, soit 56,2% de réussite.

115L’évaluation collective des Chalonnais, meilleure que les 109 réalisés par Nancy en 2008, le précédent record.

F.d.L.

Herv

é Be

lleng

er/IS

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10 ENTRETIEN

en Euroleague en se disant que c’est simplement une récom-pense, que l’on va gérer les choses. C’est parce que nous sommes champions de France qu’il faut se donner des chal-lenges. Ils sont peut-être trop élevés, l’avenir le dira, mais il faut se dire que l’aventure com-mence. Il faut aussi avoir en perspective tout ce qui se met en place dans le basket français. On peut critiquer, dire que c’est de l’agitation mais force est de reconnaître que ce que fait Alain Béral, et j’ai la faiblesse de penser que je l’aide un peu avec d’autres, ça commence à payer. Indéniablement, on est revenu sur la scène. Peut-être pas comme on voudrait mais on est revenu.

Le récent passif des clubs français en Euroleague n’incite pas forcément à

l’optimisme. En quoi les choses peuvent-elles être différentes en faveur de Chalon la saison prochaine ?Je ne dis pas qu’on va être bien meilleur que les autres sportivement, mais on va essayer de mettre toutes les recettes supplémentaires dans l’amélioration de

l’équipe. Si on garde cette stabilité que nous avons eue cette année, cette croyance dans les convictions autour du coach, du club et des joueurs leaders, si on améliore l’équipe dans les endroits où on voit qu’il faut l’améliorer, pourquoi on ne serait pas compétitif ? Je ne dis pas qu’on va aller au Final Four, bien évidemment, mais pourquoi ne pas être compétitif ? Il y a des choses qui plaident pour le basket français : sa solidité financière, sa régularité

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À titre personnel, que représente pour vous ce premier titre de champion de France ?

Tout président du secteur professionnel qui a un peu d’ambitions pour son club a évidemment envie d’être un jour champion de France. Après, et c’était mon cas jusqu’à peu, il peut se dire que ce n’est pas sérieux, pas réaliste. Au fur et à mesure, on s’est aperçu qu’on pouvait être compétitif au plus haut niveau. On l’avait déjà été du temps de Philippe Hervé et nous sommes montés en puissance avec Greg. L’appétit vient en mangeant. Ce que j’apprécie, c’est que les choses sont venues naturellement. On n’a pas voulu forcer le destin à tout prix pour avoir un titre, on n’a pas fait de folies.

Immédiatement après le titre, vous avez évoqué l’Euroleague en tant que responsabilité vis-à-vis du basket français. Quelle est-elle ?Elle est de figurer le mieux possible. On ne peut pas aller

Petite danse de

la victoire entre le

président et Blake Schilb. En espérant

que le triple MVP poursuivra l’aventure

chalonnaise en

Euroleague la saison

prochaine.

Le titre de champion posé dans l’armoire à trophées, Chalon peut commencer à se projeter dans l’aventure de l’Euroleague. S’il reste beaucoup de choses à régler – recrutement, budget, capacité de la salle – le président chalonnais s’y prépare avec optimisme et ambition.

Propos recueillis par Jérémy BARBIER

« Blake est un professionnel et

évidemment, on ne va pas l’empêcher

d’avoir une carrière formidable »

DOMINIQUE JUILLOT (PRÉSIDENT CHALONNAIS)

« ON NE POURRA PAS TOUT FAIRE TOUT SEUL »

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on veut tout de suite démon-trer notre capacité à avoir un vrai rôle en Euroleague, il faut nous aider au début. On ne pourra pas tout faire tout seul.

Le cahier des charges de l’Euroleague stipule

l’obligation d’avoir une salle de 5.000 places et la capacité officielle du Colisée est de 4.100 personnes. Pensez-vous que ce sera un problème ?On était 4.800 contre Orléans et il n’y a pas eu d’émeutes. Je suis toujours un peu agacé par ça car s’il faut bien sûr des salles avec une capacité minimum, il faut aussi des salles en rapport à l’agglomération et la capacité de la zone de chalandise de l’agglomération. Soit on dit qu’il n’est pas possible d’avoir une équipe en Euroleague pour une ville de moins de 300.000 habitants, soit on dit que ce n’est pas possible si la salle ne présente pas les conditions d’accueil, de sécurité, de confort ou d’esthétique. Très honnêtement, je continue de dire que le Colisée est une des plus belles salles en France. J’expliquerai cela.

Est-il envisageable que Chalon joue l’Euroleague ailleurs qu’au Colisée ? À Villeurbanne par exemple ?Non, absolument pas. En aucun cas. Ça n’a aucun sens.

Certes, mais si l’Euroleague refusait que cela se fasse au Colisée…(Il coupe) On ne dit pas non de façon dogmatique par rapport à un postulat qui voudrait qu’il y ait 5.000 places. Si on fait la démonstration qu’il y en a 4.800, il faudra me dire en quoi les 200 places manquantes mettent en péril la capacité à bien recevoir les gens. C’est un problème de bon sens.

Il a parfois été difficile de sensibiliser le public aux matches d’EuroChallenge. Vous êtes certain que cela sera différent à Chalon avec l’Euroleague ?Très honnêtement, j’ai été agréablement surpris par l’affluence des matches d’EuroChallenge. Après, en Euroleague, il y a des noms qui sonnent plus : Barce-lone, Madrid, Tel-Aviv ou Moscou, ça sonne plus que Szolnok ou Krasnoyarsk. Ça compte aussi. À nous de faire de la promotion et de bien étudier les tarifs.

Finalement, quelques heures après le titre, peut-on dire que le plus dur commence ?Oui mais c’était tellement bon ! Quand on est en Pro B et que l’on monte en Pro A, on

se dit que les emmerdes commencent. Mais on les règle. Pourquoi on ne réglerait pas les problèmes de l’Euroleague comme on a réglé d’autres problèmes ? Ce gain de l’Euroleague ne vient pas de façon fortuite. Le club est solide. Il manque évidemment d’argent mais les bases sont solides. Ça ne brille peut-être pas assez mais c’est quelque chose qui tient la route. n

dans la gestion au quotidien, la capacité à attirer des joueurs qui préfèreront peut-être une certaine sécurité sociale, fiscale et environnementale plutôt que d’aller tenter quelque chose dans des pays plus exotiques. Je compte sur ça.

Ces propos renvoient directement au cas Blake Schilb. Son maintien dans l’équipe est d’ores et déjà la priorité de votre recrutement. Comment faire pour le conserver ?La première chose que l’on va faire, c’est demander aux joueurs quels sont ceux qui veulent continuer l’aventure avec l’Élan, ceux qui veulent aller au bout de l’histoire qu’ils ont contribuée à mettre en place. Pour le cas Blake, l’envie est là. Après, on regarde ce qu’on peut lui offrir de supplémentaire par rapport à son talent. C’est normal qu’il récolte les fruits. Si on ne peut pas, on discutera sereinement mais je pense qu’on a des arguments.

On parle de doubler son salaire. Qu’en est-il réellement?

Je n’ai jamais parlé de chiffres, le salaire de Blake est globalement connu. On fera le maximum que son talent oblige à faire. Je ne sais pas si c’est 500.000 euros ou 400.000, il est vraiment trop tôt pour en parler. Par rapport à Blake, je ne voudrais pas non plus qu’on s’arrête uniquement sur des contingences financières. C’est important mais il n’y aura pas que ça qui comptera et c’est peut-être une des chances que nous avons de continuer avec lui. Après, Blake est un professionnel et évidemment, on ne va pas l’empêcher d’avoir une carrière formidable s’il doit l’avoir.

Selon vous, de combien de joueurs avez-vous besoin pour renforcer l’équipe et, surtout, à quels postes ?C’est un peu trop tôt pour le dire et je ne pense pas qu’on va se focaliser sur tel ou tel poste. On va regarder quelles sont les opportunités que le marché peut nous offrir. Par rapport au contexte

économique européen, je pense qu’un club comme Chalon peut in-téresser aujourd’hui des joueurs, y compris français, qui n’étaient pas forcément intéressés par un club comme nous auparavant. Il y a l’attrait de l’Euroleague mais aussi une qualité de jeu.

Très concrètement, à combien estimez-vous le budget nécessaire pour la saison prochaine ?L’idéal serait d’avoir 1 million d’euros de plus. Là-de-dans, il n’y a pas que de la masse salariale. Il faudra renforcer les équipes et il y aura certainement des investissements à faire. Je peux faire un appel par rapport à vous : s’il y a des gens dans le cadre de l’évolution du basket français et des partenaires nationaux qui voudraient s’intéresser à nous, on est évidemment à l’écoute. Ce qui nous manque, ce sont des partenaires nationaux. Si on obtient cela plus les rentrées des droits télé, on peut faire un budget qui peut nous permettre d’espérer bien se comporter.

Le revenu des droits télé variera entre 350.000 et 700.000 euros si le MSB se qualifie à l’issue du tour préliminaire de l’Euroleague…(Il coupe) Ce n’est pas la même chose. C’est une des incertitudes que nous avons aujourd’hui mais nous sommes en train de discuter avec Alain Béral pour voir comment on peut avoir un peu plus de sûreté car ce n’est pas facile de bâtir un budget dans ces conditions.

L’engagement financier de la municipalité, déjà conséquent, peut-il être augmenté ?Il faut regarder si on peut dégager une enveloppe avec les trois collectivités qui serait une enveloppe exceptionnelle pour une saison exceptionnelle. On a besoin d’un coup de pouce pour décoller comme on en a eu besoin il y a quelques années pour être compétitif tout de suite à notre arrivée en Pro A. Si

PRO A Spécial Finale

« On ne peut pas aller en Euroleague en se disant

que c’est simplement une récompense »

« L’idéal serait d’avoir 1 million d’euros de plus »

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LIMOGES CHAMPION DE PRO B

LA TOTALE Après la première place de la saison régulière, le titre de champion de France Pro B. Vainqueur de Boulazac à Bercy (87-78), le Limoges CSP a ainsi imité Pau en 2010 et Nanterre en 2011. Son premier trophée depuis 11 ans.

Par Antoine LESSARD

D eux finales de Pro B perdues contre Poitiers et Pau. Deux finales de Coupe de France malheureuses face à Chalon. Le

CSP – et tous ses supporters avec – a connu bien des désillusions au POPB depuis 2009. Samedi, les Limougeauds ont brisé cette mauvaise série, et décroché le premier trophée du club depuis le titre de champion de Pro B, déjà, en 2001. « Depuis 2004, le moment où je suis revenu, ma quête est d’aller accrocher un trophée à Beaublanc », a souligné Fred Forte, visiblement ému à la fin du match. « C’est le plus petit titre que le club a gagné et gagnera jamais, mais il a de l’importance. »Ce titre, le CSP est allé le chercher grâce à sa défense. Après un premier quart-temps beaucoup trop

permissif (21-28), sa deuxième escouade lui a permis de revenir dans le match puis de prendre la main. Aldo Curti, Jean-Michel Mipoka, Sambou Traoré, Fréjus Zerbo, les soutiers habituels, ont durci le ton, perturbé la mécanique boulazacoise – Darryl Monroe

en premier chef – et apporté un écot inhabituel en attaque. La défense du BBD attendait Kyle McAlarney au scoring extérieur. Sans doute moins Curti (13 pts) et Traoré (12). « On a trouvé des 

arguments offensifs multiples, on n’a jamais eu de gros trous », a expliqué Fred Sarre. Six de ses joueurs ont terminé à plus de 10 points.

Massie MVPEncore dans le coup à l’entame du dernier quart, les Boulazacois ont fini par s’essouffler. La longueur des

« La photo générale est juste immense »

Fred Forte

rotations limougeaudes ainsi que l’abattage intérieur de Chris Massie auront beaucoup pesé. Proche du triple-double avec ses 14 points, 15 rebonds et 7 passes, Massie a gagné son duel face à Darryl Mon-roe et décroché son deuxième trophée de MVP cette saison. « Massie MVP de la finale et du championnat, Jo Gomis meilleur joueur français, Fred Sarre meilleur coach, c’est notre photographie, la photo générale est juste immense », pouvait jubiler Fred Forte. Sinon la Coupe de France, son groupe a raflé, individuellement et collectivement, tous les trophées possibles.« C’est une vraie bonne saison pour le Limoges CSP et en ce qui me concerne, une satisfaction vrai-ment forte d’être allé au bout », a commenté Fred Sarre. Le coach avait annoncé dès le mois de mars son départ pour Bourg-en-Bresse. Il quitte le CSP, le club de ses débuts, avec le sentiment du devoir accompli. Son successeur sera connu à l’heure de ces lignes. Panagiotis Yannakis, l’ancien entraîneur de l’Olympiakos et de la sélection hellène chez le promu ? L’info avait fait sourire… avant d’être re-layée avec insistance par nos confrères de L’Équipe, salaire à la clé (160.000€ la saison). Sa signature serait un coup énorme.Le CSP ne reproduira pas les mêmes erreurs que lors de sa dernière montée, en 2010. Une large ossature sera reconduite en Pro A. « Une très grosse partie de l’effectif va rester, on a beaucoup de joueurs français sous contrat (tous sauf Curti et Hoyaux) », a annoncé Forte. « On souhaite que Kyle McAlarney reste mais il a une clause et on se positionnera très vite sur Chris Massie une fois que l’entraîneur sera officialisé. » n

ILS ONT DITSylvain Lautié (BBD) : « On a fait une saison au-delà de nos espérances. Tout le monde a été très bon à Limoges, on n’a pas su les faire déjouer. Ils l’ont mérité. »

Thomas Dubiez (BBD) : « Il n’y a pas eu photo. On ne peut pas avoir de regrets, vu la manière dont ça s’est passé. Bravo à eux, ils voulaient ce titre, ils sont allés le chercher jusqu’au bout. Avec le recul, on se dira qu’on a vécu de grands moments avec ce super groupe. »

Kyle McAlarney (CSP) : « Nous avons joué beaucoup de matches difficiles durant la sai-son donc nous sommes arrivés en confiance. Je n’ai pas fait mon meilleur match mais Aldo a eu un apport énorme. »

Sambou Traoré (CSP) : « Tout le monde savait qu’on visait la remontée directe et le titre. Dès qu’on est arrivé, on a annoncé la couleur. On ne pouvait pas se cacher. » 

Joseph Gomis (CSP) : « Oui, c’est la saison que j’avais imaginée. Je savais que Limoges allait monter une grosse équipe, voulait revenir dans l’élite. C’était très important de ramener un titre. Je voulais m’identifier à une histoire. Aujourd’hui, je suis satisfait. »

Propos recueillis par Yann CASSEVILLE et Florent de LAMBERTERIE

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C ’est la petite bombe qui agita le microcosme du basket français la semaine dernière. Limoges, frais champion de

Pro B, s’apprêtait – information dévoilée mercredi, hors nos délais de bouclage – à accueillir dans ses rangs Panagiotis Yannakis. « Il y aura peut-être des surprises, bonnes ou mauvaises », prévenait toutefois le président Frédéric Forte dans les colonnes de L’Équipe le week-end dernier.Deux Final Four aux commandes d’Olympiakos, un titre de champion d’Europe avec la Grèce, Yannakis présenterait un CV quasi inédit dans nos contrées, hormis Tanjevic, Maljkovic et Gomelski (tous trois à Limoges). Devenu persona non grata sur les bancs de son pays natal, le technicien hellène, qui n’a plus coaché depuis deux ans, serait prêt à une importante concession financière au rapport de ses anciens émoluments pour relever un nouveau défi personnel.Mardi dernier, Erman Kunter ne savait lui toujours pas s’il serait encore l’homme fort de Cholet la saison prochaine. En pleine réflexion après avoir reçu plusieurs offres de clubs étrangers, le coach hésite. « Aucune décision prise pour le moment, tout reste possible », tweetait le Malin du Bosphore en début de semaine. Tout n’était pas incertain dans les Mauges puisqu’en attendant la décision de son entraîneur, le CB s’est assuré du maintien de Rudy Gobert dans son effectif. En progression constante

ces derniers mois, le prospect aux segments intermi-nables a prolongé son bail pour trois saisons.

Le PL dégaineAu Paris Levallois, Christophe Denis et son staff ont accéléré la reconstruction d’une équipe amputée, entre autres, de Lamont Hamilton et Eric Chatfield. La re-signature (2 ans) de Jawad Williams actée, le club francilien a jeté son dévolu sur Maleye Ndoye (2+1), récent demi-finaliste sous les couleurs d’Orléans. Formation la plus adroite de la ligue derrière l’arc cette saison (37,3%), le P.L. récupère le shooteur n°1 de l’exercice écoulé (48,4%).Le Sénégalais devrait être accompagné dans la capitale par Antoine Diot, son ancien coéquipier au Mans. Cloué à l’infirmerie toute la saison, le meneur international cherchera à relancer une carrière ralentie par les pépins physiques. Ex-doublure de Diot au MSB, Marco Pellin a rempilé pour deux ans à Orléans. Toujours au rayon des prolongations, le BCM a annoncé celle de Cyril Akpomedah (2 ans). Starter indiscutable de Christian Monschau cette année, l’ailier-fort de 33 ans ne fera plus équipe avec Dounia Issa. L’ex-pivot de Vichy a trouvé un accord avec le club nordiste pour se défaire de sa dernière année de contrat afin de s’engager en faveur du Mans où il sera la doublure de J.P. Batista jusqu’en 2014. n

Jérémy BARBIER

Panagiotis Yannakis au CSP ?TRANSFERTS PRO A

ÇA BoUGE VITE !Un coach de renommée internationale – probablement – sur le banc de Limoges, Cholet – peut-être – orphelin d’Erman Kunter, le Paris Levallois qui recrute vite et bien, le marché des transferts est déjà en ébullition.

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rester confiant. « Disons que c’est compromis à 40% en étant optimiste. Mais comme le dit Terminator : I will be back. Ne m’enterrez pas trop vite. »En attendant de savoir si Bomayé imitera Arnold Schwarzenegger, c’est tout le secteur intérieur des Bleus qui se retrouve dépeuplé. Au forfait annoncé de Rodrigue Beaubois est venu s’ajouter celui de son coéquipier de Dallas, Ian Mahinmi, en pleine négociation de contrat lui-aussi. D’après Collet, la porte ne serait pas encore tout à fait close mais la clé est déjà rentrée dans la serrure, prête à fermer le verrou. S’ajoute à cela l’absence de Turiaf, retenu pour la finale NBA avec Miami ainsi que celle de Joakim Noah, toujours en train de soigner sa cheville meurtrie durant les playoffs. Pour les deux hommes, aucune date d’arrivée n’est encore connue.Devant ces forfaits en cascade, Vincent Collet avait convoqué Kim Tillie dans le groupe mais ce dernier a dû le quitter dès la fin de semaine, son

L’ÉQUIPE DE FRANCE AU TRAVAIL

LES BLEUS SOIGNENT LEURS BLEUS

J eudi 14 juin, milieu de matinée à l’INSEP. Les jardiniers profitent des rayons de soleil pour entretenir les pelouses pendant qu’un peu

plus loin, d’autres ont choisi de s’enfermer dans un gymnase. Derrière un rideau qui coupe la salle en deux, des badistes suent à grandes eaux en frappant des volants tandis que, de l’autre côté du rideau, l’équipe de France de basket, elle aussi, a commencé son effort.En réalité, les appelés du groupe France ne sont que six à être en tenue – Mickäel Gelabale, Yakhouba Diawara, Nicolas Batum, Kévin Séraphin, Yannick Bokolo et Andrew Albicy – les autres étant pris par les examens médicaux ou tout simplement absents, pour cause de saison à finir ou de repos accordé. Qu’à cela ne tienne, Vincent Collet et son staff ont décidé de commencer l’entraînement et, pour l’heure, c’est Frédéric Aubert, le préparateur physique, qui maltraite les Bleus. « Si on faisait moins de bruit messieurs ? Furtif au sol, papillon nocturne ! » Répartis en colonnes, les basketteurs tentent tant bien que mal de limiter les bruits de semelles sur le parcours imposé – travail d’appui et slalom – le tout sans ballon.Les Jeux Olympiques ne commencent que dans sept semaines mais il n’y a déjà plus de temps à perdre. « On voulait ré-athlétiser de façon individuelle certains joueurs », rappellera Vincent Collet au sujet de cette préparation anticipée. « L’idée de base est que l’an dernier, on avait bénéficié tout au long de la compétition d’une forme physique importante. Très souvent on a fait la différence en deuxième mi-temps. On avait vraiment optimisé notre avantage athlétique sur beaucoup des sélections auxquelles on était opposé grâce à la préparation qu’on avait pu faire. On savait que cette année les Jeux Olympiques se déroulent un bon mois avant le championnat d’Europe, donc qu’on était contraint par le temps. »

Des joueurs fatiguésPetit à petit, le travail physique fait place au ballon. Les Bleus enchaînent les criss-cross avant de passer

au 4 contre 4 sur un panier. Pour faire le nombre, les jeunes pousses du Centre Fédéral Mouhammadou Jaiteh, Alexandre Chassang et Anthony Racine sont venus en renfort pour faire le nombre. Nicolas Batum, en revanche, effectue des séries de shoots en solitaire de l’autre côté du terrain, avec Ruddy Nelhomme dans le rôle du rebondeur/passeur. S’il a participé aux exercices physiques, l’ailier des Blazers n’a pas droit aux oppositions, et cela pour un bon moment. « Je voulais être là, avec le groupe, m’entraîner, faire du 5 contre 0, mais il y a des choses que je ne pourrai pas faire tout de suite. Je suis dans une situation où c’est quasiment le contrat de ma vie qui arrive. Il y a des risques que je ne peux pas prendre, par rapport à des blessures. »En clair, tant qu’il n’a pas signé son nouveau contrat en NBA, Nico Batum n’effectuera que des entraînements allégés. Pas de matches amicaux non plus, d’ailleurs. « Le 15 juillet c’est fini, j’en

suis sûr et certain », poursuit l’ancien Manceau. « Mais à 99%, je ne jouerai pas les matches de préparation de fin juin. » Une tuile de plus pour

la préparation de Vincent Collet, d’autant que les restants ne sont pas tous en parfait état. « Pour l’instant les joueurs sont relativement fatigués », admet sans détour le sélectionneur. « C’est tout à fait logique, la plupart n’ont arrêté que depuis une quinzaine de jours, voire moins pour certains. Il y a des petits bobos, parfois même davantage. » C’est notamment le cas d’Ali Traoré, dont les examens du matin ont diagnostiqué un trou de 8 mm dans le cartilage du genou droit, qui nécessite un arrêt complet d’un minimum de deux semaines. Un vrai coup dur, pour le joueur comme pour l’équipe.

Une raquette dépeuplée« Grand max, si je peux revenir, en étant apte à jouer d’ici trois semaines, c’est bien. Au-delà, c’est compliqué pour partir à Londres. C’est une course contre la montre », résume Ali, qui veut tout de même

Jeudi dernier, à l’INSEP, les Bleus entamaient leur préparation pour les Jeux Olympiques lors du désormais traditionnel Media Day de l’équipe de France. Le point de départ d’une course contre la montre déjà semée d’embûches.

Par Florent de LAMBERTERIE, avec Yann CASSEVILLE

ANALYSE

LE GROUPEPrésents à Pau et opérationnels

Andrew Albicy

Steed Tchicamboud

Yannick Bokolo

Fabien Causeur

Nando De Colo

Charles Kahudi

Yakhouba Diawara

Mickaël Gelabale

Florent Piétrus

Boris Diaw

Kévin Séraphin

Rudy Gobert

Présents à Pau mais limités

Nicolas Batum (En attente de contrat)

Tony Parker (Blessé à l’œil)

En attente de réponse

Alexis Ajinça

Absents temporairement

Ronny Turiaf (Finale NBA)

Joakim Noah (Blessé à la cheville)

Ali Traoré (Blessé au genou)

Forfaits

Kim Tillie (Blessé au genou)

Rodrigue Beaubois (Décline la sélection)

Ian Mahinmi (Décline la sélection)

« À 99%, je ne jouerai pas les matches de

préparation de fin juin »Nicolas Batum

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genou gauche étant touché. Rudy Gobert, le jeune pivot de Cholet, a donc été appelé en catastrophe pour étoffer ce groupe et, au moment de boucler ces lignes, Vincent Collet cherchait toujours à faire venir Alexis Ajinça qui se trouvait aux États-Unis. Le sélectionneur ne s’interdisait d’ailleurs pas de convoquer un autre intérieur en cas de besoin. Bonne nouvelle, tout de même, Kévin Séraphin est lui bel et bien à pied d’œuvre.Devant toutes ces incertitudes qui pèsent à l’heure actuelle sur les big men français, le pivot des Wizards est pour le moment la seule valeur sûre au poste 5 sur laquelle Vincent Collet peut compter. « Ça ne me met pas la pression », rassure l’ancien de Cholet. « Au contraire ! Je suis là, je pense qu’on va me donner des responsabilités, moi je vais les prendre, c’est tout ce que je demande. » À l’INSEP, en fin de matinée et alors que ses coéquipiers en avaient fini pour la journée, Kévin Séraphin était encore sur le terrain. Opposé face aux deux jeunes intérieurs de l’INSEP Jaiteh et Chassang, le NBAer a enchaîné les un-contre-deux une bonne vingtaine de minutes durant, sous l’œil scrutateur de Vincent Collet et Jacky Commères. En force ou à l’enroulée, poste haut ou poste bas, le Wizard a confirmé son bon état de

forme, faisant du petit bois des deux jeunots. Mais les intérieurs qu’il affrontera aux J.O. seront d’un tout autre gabarit…

Parker touché à l’œilLe lendemain de ce « Media Day » mouvementé, au centre de Paris cette fois, une autre mauvaise nouvelle est tombée. Débarqué la veille au soir en provenance de New York, Tony Parker tenait conférence de presse dans un hôtel parisien, une paire de lunette de soleil sur le nez. Pas pour cacher une gueule de bois mais pour masquer son œil gauche, touché par un éclat de

verre lors d’une rixe provoquée par les rappeurs Chris Brown et Drake, quelques heures plus tôt au cours d’une soirée privée. « J’avais mal dans l’avion, ça me faisait trop mal », expliquait le meneur des Spurs. « En

atterrissant sur Paris j’ai dû aller aux urgences, j’ai une égratignure sur la cornée, je dois porter une lentille thérapeutique. »Confiné aux soins depuis cet incident, TP tenait néanmoins à se rendre à Pau hier soir, histoire de rejoindre le groupe. Sauf contre-indication médicale de dernière minute, il devrait être en mesure de reprendre l’entraînement dès demain matin. Histoire qu’enfin, l’équipe de France puisse repartir, bon pied, bon œil. n

éqUIPE DE FRANCE

La Pro A c’est fini, place à l’équipe de France.

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« I will be back »Ali Traoré

LE PROGRAMME DES BLEUSDu 20 au 26 juin Stage à Pau

27 juillet France – Italie (Pau, 19h00)

28 juillet France – Italie (Boulazac, 19h00)

29 juillet France – Côte d’Ivoire (Toulouse, 20h30)

Du 4 au 8 juillet Stage à Orléans

7 juillet France – Grande-Bretagne (Orléans, 18h00)

10 juillet France – Espagne (Madrid)

12 juillet France – Belgique (Gravelines, 20h30)

13 juillet France – Biélorussie (Liévin, 20h30)

15 juillet France – Espagne (Paris Bercy, 14h30)

Du 19 au 23 juillet Stage à Strasbourg

21 juillet France – Brésil (Strasbourg, 19h30)

13 juillet France – Australie (Strasbourg, 19h30)

25 juillet Transfert à Londres

29 juillet Début des Jeux Olympiques

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18 équipe de FRANCe

Yacoubou permet de soulager Sandrine Gruda, leader scoreur de cette équipe, Pierre Vincent a varié les paires en amical dont une séduisante association des deux intérieures. « Dreams become true ! Ce duo, j’en ai rêvé. Je trouve qu’on se trouve pas mal, ça peut être une option très intéressante », s’enthousiasme Yacoubou. À l’extérieur, pour maximiser les options, Pierre Vincent attend plus de scoring, en particulier des meneuses. « On a un peu modifié les structures de jeu pour leur donner plus de tirs, pour équilibrer notre jeu parce qu’on a un secteur intérieur dominant à qui on donne beaucoup de ballons. Ça libère des choses à l’extérieur », explique-t-il.

un quart de finale décisifAu premier round du TQO, les Bleues sont opposées aux Canadiennes. Si la France a dominé les débats (+25) en amical, le Canada aura certainement un tout autre visage en Turquie. « C’est une équipe complète, adroite, qui joue un basket assez atypique, structuré », décrit Pierre Vincent. Le Mali, deuxième adversaire de la France, est plus largement à sa portée. « Les joueuses sont plus athlétiques mais il y a moins de culture de jeu. Ils n’ont pas les moyens de se préparer comme nous mais il faut être vigilant », tempère le coach. Si la France écarte l’une de ces équipes, elle peut être opposée en quart de finale (match-clé qualificatif pour les Jeux) à la Croatie, que Pierre Vincent qualifiait de « dangereuse » avant de l’affronter vendredi dernier. Et contre qui, en effet, les Bleues ont eu des difficultés offensivement. Mais le rival pourrait être aussi la Corée du Sud, mauvais souvenir dans l’Histoire du basket féminin français, les Coréennes éliminant les Bleues d’Alain Jardel en quart de finale des J.O. de Sydney en 2000.Si la qualification est à portée de main, les Bleues préfèrent tempérer les observateurs voyant la France déjà qualifiée, une médaille au cou. « On rêve tous des J.O. mais ce n’est pas parce qu’on termine troisième au dernier championnat d’Europe que tout est déjà joué », confirme Émilie Gomis. L’équipe de France part à Ankara mise en confiance par la préparation mais consciente de l’enjeu et du défi qui l’attendent. En gardant dans un coin de la tête, Londres et son rêve de J.O. n

Les Bleues de Pierre

Vincent et Flo Lepron

sont fin prêtes pour

le TQO.

LES BLEUES AU TQO

ÇA pASSe Ou ÇA CASSe

« Gagner les matches, ça fait du bien au moral. » Isabelle Yacoubou n’a pas dû être déçue. L’équipe de France a fait carton plein en

préparation (avant Porto-Rico ce jeudi). Et pas contre n’importe qui. En rodage contre la Pologne, la France a ensuite affronté la République Tchèque (vice-championne du Monde en titre contre qui la France a gagné le bronze à l’Euro 2011), la Croatie (éventuel adversaire en quart de finale du TQO) et enfin le Canada (premier adversaire du TQO). Un vrai test et, au final, trois succès (74-66, 74-57 et 73-69).Pendant la préparation, les ajustements et les tests ont été nombreux pour confirmer la stabilité défensive et se perfectionner offensivement, en

intégrant la totalité du groupe dans le projet. « On envoie tout le monde parce qu’on aura besoin de tout le monde », explique Pierre Vincent. « J’ai besoin de hiérarchiser mais de donner des responsabilités et de la confiance à tout le monde. » Ce groupe de douze joueuses s’est dessiné petit à petit jusqu’au choix d’Élodie Godin, préférée à Marielle Amant. Pierre Vincent a fait confiance aux automatismes et à l’expérience avec un groupe quasi identique à l’Euro 2011 (un seul changement avec Godin pour Bonnan).Le coach a le luxe de pouvoir s’appuyer sur un secteur intérieur dominant avec des joueuses complémentaires. Et si la présence d’Isabelle

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Fin de préparation pour les Bleues qui débutent le tournoi de qualification olympique (du 25 juin au 1er juillet). Pour rejoindre leurs homologues masculins à Londres, elles devront répondre présent au grand rendez-vous d’Ankara.

par Claire pORCHeRTournoi de Qualification Olympique à Ankara (Turquie)

Du lundi 25 juin au dimanche 01 juilletMardi 26 juin : France – CanadaMercredi 27 juin : France – MaliVendredi 29 juin : Quarts de finaleSamedi 30 juin : Match de classementDimanche 01 juillet : Match de classement

Formule : Les deux premiers de chaque groupe sont qualifiés pour les quarts de finales. Les vainqueurs des quarts remportent un ticket pour les Jeux. Le groupe D de la France croise avec le groupe C (Croatie, Corée du Sud, Mozambique). Une dernière place se jouera entre les perdants des quarts, attribuée au vainqueur des matches de classement.

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Boxes-scores16/6 *Chalon bat Le Mans 95-76Chalon Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp PtsB.Schilb* 34 8-12 4-6 - 5 10 - - 1 20I.Evtimov* 35 5-8 3-5 2-2 2 2 4 - 2 15S.Tchicamboud* 30 3-12 1-4 7-7 - 3 - - 2 14N.Lang 17 5-12 4-11 - 4 2 - - - 14M.Delaney* 30 4-9 3-8 1-2 7 2 3 - - 12A.Aminu 18 4-7 - 2-4 7 - 3 - 3 10M.Jean-Baptiste Adolphe* 22 3-4 - 1-1 5 - 2 - 1 7B.Smith 7 1-1 1-1 - 2 1 2 - - 3L.Prowell 5 - - - - - - - 1 -U.Adjagba 1 - - - - - - - - -J.Aboudou 1 - - - - 1 - - 1 -Total 200 33-65 16-35 13-16 32 21 14 - 11 95Le Mans Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp PtsM.Sommerville* 33 9-14 2-5 4-5 8 4 - - 1 24A.Acker 30 4-9 3-5 3-4 2 4 2 - 2 14T.Rochestie* 30 4-6 0-2 2-2 2 5 - - 5 10J.P.Batista* 27 4-6 - 2-4 7 1 - - 3 10M.Kouguere* 13 3-5 2-4 - 1 2 1 - - 8T.Bryant 13 2-3 0-1 1-2 - 1 - - 1 5C.Kahudi* 33 1-6 0-3 - 6 4 2 - 2 2A.Eito 13 0-1 0-1 2-2 1 - - - 1 2A.Koffi 6 0-2 - 1-2 1 - - - - 1T.Ceci 1 - - - - - - - - -K.Mendy 1 - - - - - - - - -Total 200 27-52 7-21 15-21 28 21 5 - 15 76

PRO BPlayoffsQuarts de finaleLimoges (1) élimine Évreux (8) : 2-1

Mercredi 23 mai

Évreux bat *Limoges 72-67Samedi 26 mai

Limoges bat *Évreux 86-82 a.p.Mardi 29 mai

*Limoges bat Évreux 72-65Fos (5) élimine Aix (4) : 2-1

Mardi 22 mai

*Aix-Maurienne bat Fos-sur-Mer 84-75Vendredi 25 mai

*Fos-sur-Mer bat Aix-Maurienne 72-54Mardi 29 mai

Fos-sur-Mer bat *Aix-Maurienne 86-67Boulazac (2) élimine Boulogne (7) : 2-1

Lundi 21 mai

*Boulazac bat Boulogne-sur-Mer 75-73Vendredi 25 mai

*Boulogne-sur-Mer bat Boulazac 82-80Mardi 29 mai

*Boulazac bat Boulogne-sur-Mer 90-72Ch.-Reims (3) élimine Bordeaux (6) : 2-1Mardi 22 mai

Bordeaux bat *Châlons-Reims 79-71Vendredi 25 mai

Châlons-Reims bat *Bordeaux 87-64Mardi 29 mai

*Châlons-Reims bat Bordeaux 84-64

Demi-finalesLimoges (1) élimine Fos (5) : 2-1

Samedi 2 juin

*Limoges bat Fos-sur-Mer 87-82Mercredi 6 juin

*Fos-sur-Mer bat Limoges 75-61Samedi 9 juin

*Limoges bat Fos-sur-Mer 91-84Boulazac (2) élimine Ch.-Reims (3) : 2-0

Dimanche 3 juin

*Boulazac bat Châlons-Reims 76-68Mercredi 6 juin

Boulazac bat *Châlons-Reims 74-68

FinaleÀ Bercy, samedi 16 juin

Limoges bat Boulazac 87-78MVP : Chris Massie (Limoges)

Boxes-scores16/6 *Limoges bat Boulazac 87-78Limoges Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp PtsC.Massie* 33 6-10 - 2-2 15 7 1 1 2 14A.Curti 22 5-11 2-6 1-2 1 3 5 - 1 13S.Traore* 29 6-12 - - 10 1 - - 1 12K.McAlarney* 29 4-12 3-7 - 2 - 1 - - 11J.Gomis* 25 4-7 1-2 2-2 - 3 1 - 2 11R.Desroses* 25 4-7 1-2 1-2 4 1 - - 1 10J.Mipoka 16 2-4 1-3 1-1 1 1 1 - - 6N.Boungou Colo 10 2-4 1-2 - 4 - 1 - 2 5F.Zerbo 6 1-1 - 3-5 3 - - - 2 5B.Costner 5 0-2 0-2 - - - - - 1 -Total 200 34-70 9-24 10-14 40 16 10 1 12 87Boulazac Min Tirs 3pts LF Rb Pd In Co Bp PtsD.Monroe* 29 6-9 - 6-7 8 3 3 - 4 18A.McKenzie* 31 7-13 0-1 3-6 5 1 - - 1 17Y.Gaillou* 26 6-10 1-1 - 5 1 - 1 - 13R.Ayers* 26 4-8 3-7 - 3 3 - - 1 11T.Dubiez 21 4-10 1-5 - 1 1 1 - - 9A.Kerckhof* 29 3-5 0-1 2-2 2 9 - - - 8F.Adjiwanou 15 1-7 - - 3 - - 1 2 2M.Cheriet 8 0-3 0-1 - 2 - - 1 - -K.Morlende 8 0-2 0-1 - - 2 1 - 2 -I.Soumahoro 6 0-1 0-1 - 1 1 - - 1 -L.Tarris 1 - - - - - - - - -Total 200 31-68 5-18 11-15 30 21 5 3 11 78

ESPAGNEPlayoffs Liga EndesaQuarts de finale

Vitoria (3) élimine Bilbao (6) : 2-0*Vitoria bat Bilbao 77-73Vitoria bat *Bilbao 90-88

Real (2) élimine Séville (7): 2-0*Real Madrid bat Séville 82-68Real Madrid bat *Séville 82-55Barcelone (1) élimine Alicante (8) : 2-0*Barcelone bat Alicante 73-43Barcelone bat *Alicante 84-57

Valencia (4) élimine Saint-Sébastien (5) : 2-1*Valencia bat Saint-Sébastien 82-60*Saint-Sébastien bat Valencia 86-82*Valencia bat Saint-Sébastien 75-67

Demi-finalesBarcelone (1) élimine Valencia (4) : 3-1*Barcelone bat Valencia 84-57Valencia bat *Barcelone 81-76Barcelone bat *Valencia 80-64Barcelone bat *Valencia 77-73

Real (2) élimine Vitoria (3) : 3-2Vitoria bat *Real Madrid 81-71*Real Madrid bat Vitoria 73-64*Vitoria bat Real Madrid 82-79Real Madrid bat *Vitoria 76-66*Real Madrid bat Vitoria 76-69

FinaleBarcelone (1) bat Real (2) : 3-2

*Barcelone bat Real Madrid 81-80Real Madrid bat *Barcelone 75-69*Real Madrid bat Barcelone 85-59Barcelone bat *Real Madrid 81-75*Barcelone bat Real Madrid 73-69MVP : Erazem Lorbek (Barcelone)

ITALIEPlayoffs LegaQuarts de finale

Sienne (1) élimine Varèse (8) : 3-1*Sienne bat Varèse 92-57*Sienne bat Varèse 88-72*Varèse bat Sienne 73-70Sienne bat *Varèse 91-75Sassari (4) élimine Bologne (5) : 3-0*Sassari bat Bologne 81-72*Sassari bat Bologne 89-86Sassari bat *Bologne 72-71

Milan (2) élimine Venise (7) : 3-0*Milan bat Venise 92-63*Milan bat Venise 89-83Milan bat *Venise 82-80

Pesaro (6) élimine Cantu (3) : 3-2*Cantu bat Pesaro 78-72*Cantu bat Pesaro 74-47*Pesaro bat Cantu 91-78*Pesaro bat Cantu 80-68Pesaro bat *Cantu 78-69

Demi-finalesSienne (1) élimine Sassari (4) : 3-0

*Sienne bat Sassari 91-68*Sienne bat Sassari 92-66Sienne bat *Sassari 79-64

Milan (2) élimine Pesaro (6) : 3-1*Milan bat Pesaro 84-75*Milan bat Pesaro 84-68*Pesaro bat Milan 85-77Milan bar *Pesaro 73-67

PRO APlayoffsQuarts de finaleCholet (8) élimine Gravelines-Dk (1) : 2-1

Mercredi 23 mai

*Gravelines-Dunkerque bat Cholet 76-73Samedi 26 mai

*Cholet bat Gravelines-Dunkerque 76-65Mardi 29 mai

Cholet bat *Gravelines-Dk 78-72 a.p.Le Mans (4) élimine Nancy (5) : 2-1

Mardi 22 mai

Nancy bat *Le Mans 89-64Vendredi 25 mai

Le Mans bat *Nancy 68-60Mardi 29 mai

*Le Mans bat Nancy 92-84 a.p.Chalon (2) élimine Roanne (7) : 2-0

Mercredi 23 mai

*Chalon bat Roanne 91-70Samedi 26 mai

Chalon bat *Roanne 85-76Orléans (3) élimine PL (6) : 2-0

Mardi 22 mai

*Orléans bat Paris Levallois 70-68Vendredi 25 mai

Orléans bat *Paris Levallois 79-73

Demi-finalesChalon (2) élimine Orléans (3) : 2-1

Vendredi 1er juin

*Chalon bat Orléans 70-65Mardi 5 juin

*Orléans bat Chalon 78-74Vendredi 8 juin

*Chalon bat Orléans 83-81Le Mans (4) élimine Cholet (8) : 2-1

Samedi 2 juin

*Le Mans bat Cholet 83-78Mercredi 6 juin

*Cholet bat Le Mans 75-71Samedi 9 juin

*Le Mans bat Cholet 78-69

FinaleÀ Bercy, samedi 16 juin

Chalon bat Le Mans 95-76MVP : Blake Schilb (Chalon)

FinaleSienne (1) bat Milan (2) : 4-1

*Sienne bat Milan 86-77*Sienne bat Milan 86-58Sienne bat *Milan 82-79*Milan bat Sienne 88-83*Sienne bat Milan 84-73MVP : Bo McCalebb (Sienne)

NBA PLAYOFFSConférence Est1er tour

Phila (8) élimine Chicago (1) : 4-2*Chicago bat Philadelphie 103-91Philadelphie bat *Chicago 109-92*Philadelphie bat Chicago 79-74*Philadelphie bat Chicago 89-82*Chicago bat Philadelphie 77-69*Philadelphie bat Chicago 79-78Miami (2) élimine New York (7) : 4-1*Miami bat New York 100-67*Miami bat New York 104-94Miami bat *New York 87-70*New York bat Miami 89-87*Miami bat New York 106-94Indiana (3) élimine Orlando (6) : 4-1Orlando bat *Indiana 81-77*Indiana bat Orlando 93-78Indiana bat *Orlando 97-74Indiana bat *Orlando 101-99 a.p.*Indiana bat Orlando 105-87

Boston 4) élimine Atlanta (5) : 4-2*Atlanta bat Boston 83-74Boston bat *Atlanta 87-80*Boston bat Atlanta 90-84 a.p.*Boston bat Atlanta 101-79*Atlanta bat Boston 87-86*Boston bat Atlanta 83-80

2e tourMiami (2) élimine Indiana (3) : 4-2

*Miami bat Indiana 95-86Indiana bat *Miami 78-75*Indiana bat Miami 94-75Miami bat *Indiana 101-93*Miami bat Indiana 115-83Miami bat *Indiana 105-93

Boston (4) – Philadelphie (8) : 4-3*Boston bat Philadelphie 92-91Philadelphie bat *Boston 82-81Boston bat *Philadelphie 107-91*Philadelphie bat Boston 92-83*Boston bat Philadelphie 101-85*Philadelphie bat Boston 82-75*Boston bat Philadelphie 85-75

1 2Playoffs 1

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20 CHIFFRESCHIFFRES

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PETITES ANNONcES [email protected]

Tél. : 02.43.39.16.21Votre annonce doit nous parvenir au plus tard le vendredi pour une parution le jeudi. Rédigez-la sur papier libre et envoyez-la avec son règlement (par chèque à l’ordre de Norac Presse ou par carte bancaire) à :NoRaC PResse-PeTITes aNNoNCes75 BLd MaRIe & aLexaNdRe oyoN

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Finale de conférenceMiami (2) élimine Boston (4) : 4-3

*Miami bat Boston 93-79*Miami bat Boston 115-113 a.p.*Boston bat Miami 101-91*Boston bat Miami 93-91 a.p.Boston bat *Miami 94-90Miami bat *Boston 98-79*Miami bat Boston 101-88

Conférence Ouest1er tourSan Antonio (1) élimine Utah (8) : 4-0*San Antonio bat Utah 106-91*San Antonio bat Utah 114-83San Antonio bat *Utah 102-90San Antonio bat *Utah 87-81

OKC (2) élimine Dallas (7) : 4-0*Oklahoma City bat Dallas 99-98*Oklahoma City bat Dallas 102-99Oklahoma City bat *Dallas 95-79Oklahoma City bat *Dallas 103-97

L.A. Lakers (3) élimine Denver (6) : 4-3*L.A. Lakers bat Denver 103-88*L.A. Lakers bat Denver 104-100*Denver bat L.A. Lakers 99-84L.A. Lakers bat *Denver 92-88Denver bat *L.A. Lakers 102-99*Denver bat L.A. Lakers 113-96*L.A. Lakers bat Denver 96-87L.A. Clippers (5) élimine Memphis (4) : 4-3

L.A. Clippers bat *Memphis 99-98*Memphis bat L.A. Clippers 105-98*L.A. Clippers bat Memphis 87-86*L.A. Clippers bat Memphis 101-97 a.p.*Memphis bat L.A. Clippers 92-80Memphis bat *L.A. Clippers 90-88L.A. Clippers bat *Memphis 82-72

2e tourSan Antonio (1) élimine L.A. Clippers (5) : 4-0*San Antonio bat L.A. Clippers 108-92*San Antonio bat L.A. Clippers 105-88San Antonio bat *L.A. Clippers 96-86San Antonio bat *L.A. Clippers 102-99

Oklahoma City bat *San Antonio 108-103*Oklahoma City bat San Antonio 107-99

NBA FinalsMiami (2) – Oklahoma City (2) : 2-1

*Oklahoma City bat Miami 105-94Miami bat *Oklahoma City 100-96*Miami bat Oklahoma City 91-85

Match 4 : Mercredi 20 juin

Miami – Oklahoma City, à 3hMatch 5 : Vendredi 22 juin, si nécessaire

Miami – Oklahoma City, à 3hMatch 6 : Lundi 25 juin, si nécessaire

Oklahoma City – Miami, à 2hMatch 7 : Mercredi 26 juin, si nécessaire

Oklahoma City – Miami, à 3h

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Lso Colombes (92) projet ambitieux

(sponsor) recherche pour son équipe 1ère région Féminine un poste 1 (meneuse) et un poste 3

(Ailière). Étudie cependant toutes propositions. Merci

de nous contacter à [email protected]

Lso Colombes (92) projet ambitieux

(sponsor) recherche pour son équipe 1ère région Masculine un poste 1 (meneur) et un poste 5

(Pivot). Étudie cependant toutes propositions. Merci

de nous contacter à [email protected]

OKC (2) élimine L.A. Lakers (3) : 4-1*Oklahoma City bat L.A. Lakers 119-90*Oklahoma City bat L.A. Lakers 77-75*L.A. Lakers bat Oklahoma City 99-96Oklahoma City bat *L.A. Lakers 103-100*Oklahoma City bat L.A. Lakers 106-90

FinaleOKC (2) élimine San Antonio (1) : 4-2*San Antonio bat Oklahoma City 101-98*San Antonio bat Oklahoma City 120-111*Oklahoma City bat San Antonio 102-82*Oklahoma City bat San Antonio 109-103

CHeLLes BC (77), avec un projet sportif, recherche entraîneurs (niveau E.D. OU E.R.).

De même pour compléter ses équipes Seniors G et F, recrute joueurs (euses).

Merci de nous contacter au 06.22.23.81.94Vous souhaitez devenir eNTRaÎNeUR diplômé d’État, l’Élan Chalon peut vous offrir formation rémunérée en apprentissage sur 2 types de

diplômes possibles (conditions : avoir de 18 à 25 ans)- BPJePs sport co option basket (diplôme niveau 4) : niveau Basket Régional et Bac - deJePs, nouveau diplôme de niveau 3 : bon niveau Basket Régional, expérience

encadrement et minimum Bac. Cette formation s’effectue en très grande partie sur Chalon-sur-Saône, ÉLaN FoRMaTIoN étant

une annexe du CFA du sport de Bourgogne. Les apprenants se voient confier une équipe

correspondant à leur niveau de pratique. Encadrement de cette formation confié aux

entraîneurs BE2 ou DE avec obligation de suivi d’entraînements Pros et Espoirs.

Faire acte de candidature à JF LeToReT au 06.20.62.18.66 ou 03.85.97.13.18 ou par mail :

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21CHIFFRES

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22 échos EURoPE

A près avoir passé 3v-1d à Varèse en quart, sweepé Sassari 3v-0d

en demie, Sienne a dominé assez nettement Milan en finale, 4 victoires à 1. L’armada constituée par Sergio Scariolo n’a pas résisté au collectif du quintuple champion en titre, à son MVP, Bo McCalebb (17,4 pts, 4,0 rbds, 3,8 pds sur la finale) et à son 6e homme grand luxe, Ksystof Lavrinovic (15,0 pts, 5,6 rbds, 17,4 d’éval en 22’). Dimanche soir après la victoire, Simone Pianigiani a étreint longuement son intérieur américain, Shaun Stonerook. Le fidèle parmi les fidèles. Celui qui a connu tous les succès de la Mens Sana. L’Américain chevelu a bouclé le dernier match de sa carrière sur un sixième titre national consécutif. Un nouveau record dans l’Histoire du basket italien.Ensemble, Pianigiani et Stonerook ont remporté 14 trophées depuis 2006-07. Ce dernier sacre marque très certainement la fin d’un cycle. Sérieusement convoité par quelques grandes

écuries européennes, Pianigiani pourrait se lais-ser tenter par l’offre de Fenerbahçe Ülker. Le club turc envisagerait de l’associer avec son assistant en sélection italienne, Luca Dalmonte (Pesaro). Sienne pourrait également perdre Bo McCalebb.

Mais pas pour n’importe quelle destination. Le président, Ferdinando Minucci, a prévenu « Si Milan se renseigne sur McCalebb ? Je ne décrocherai pas mon téléphone. » n

Antoine LEssARD

EN BREF• Un changement de format à venir de l’Eurocup pour la saison 2012-13 ? Le Final Four laisserait place à des demi-finales en matches aller-retour puis une finale sèche et le tour préliminaire serait supprimé. Réponse le 5 juillet… Le pivot du Maccabi, Richard Hendrix (2,03 m, 25 ans) s’est engagé pour deux ans et deux millions de dollars avec Milano... Pablo Laso, l’entraîneur du Real Madrid, continue l’aventure chez les Merengues… Le Maccabi a ferré son nouveau meneur US, Ricky Hickman (1,89 m, 27 ans), en provenance de Pesaro demi-finaliste de la Lega (16,0 pts et 2,9 pds)… Romain Sato (1,94 m, 31 ans) quitte le Pana après deux saisons chez les Greens. Il est remplacé poste pour poste par l’international grec, Michael Bramos (1,96 m, 25 ans, ex-Gran Canaria)… En fin de contrat avec Besiktas, champion de Turquie et vainqueur de l’EuroChallenge, Ergin Ataman a confié avoir reçu une grosse proposition de Unics Kazan… Simas Jasaitis (ex-TT Ankara) est le nouveau coéquipier d’Ali Traoré. L’ailier lituanien a signé deux ans avec le Lokomotiv Kuban… Vainqueur des playoffs de LEB Gold, Menorca a retrouvé sa place en ACB. En revanche, le premier de la saison régulière, Iberostar Canarias n’a pu réunir les 4,5 millions d’euros de droits d’entrée. Le forfait du club de Tenerife permet à Estudiantes de sauver sa peau en ACB… Tous deux absents à l’Euro, Marcin Gortat (Suns) et Maciej Lampe (Caja Laboral) font leur retour en sélection polonaise à l’occasion des qualifs pour l’Eurobasket 2013.

csKA MEssINA REVIENT• Ettore Messina au CSKA Moscou. C’est officiel depuis lundi. L’Italien s’est engagé pour les trois prochaines saisons avec le club moscovite en remplacement de Jonas Kazlauskas. Membre du staff technique des Lakers cette saison, Messina retrouve le club qu’il a fréquenté entre 2005 et 2009 et emmené vers deux sacres européens en 2006 et 2008 et deux autres finales. Avec 44 millions d’euros de budget, le CSKA de Messina n’aura d’autre ambition que de remporter l’Euroleague. Sa cinquième à titre personnel.

A.L.

C ’est une révolution, à tout le moins un virage important dans l’Histoire du Panathinaikos et du

basket européen. Zeljko Obradovic, 52 ans, quitte la grande maison verte. Celle avec qui ce grand carnivore a remporté 23 titres (!) depuis son arrivée il y a treize ans, en juin 1999. Le Pana et Obradovic, ce sont 5 Euroleague (sur les 6 figurant au palmarès du Pana), 11 sacres nationaux et 7 Coupes de Grèce. Obradovic part après un dernier Final Four (demi-finaliste face au CSKA) et une finale de championnat perdue face à l’Olympiakos. La première finale lâchée par le Pana depuis 2002.Le Serbe ne s’est pas étendu sur les raisons de son départ. « Ce qui se passe dans une famille doit rester dans la famille. Je sens que ma décision est la meilleure pour tout le monde », a-t-il commenté. La baisse de standing du Pana

n’est peut-être pas étrangère à cette décision. Avec 8 Euroleague au compteur, Obradovic ne vise rien d’autre que l’excellence.

obradovic au Fener ?Après la Serbie (Partizan), l’Espagne (Joventut Badalona et Real Madrid), l’Italie (Benetton Trevise) et la Grèce, le Serbe pourrait prendre la direction du championnat turc. Anadolu Efes

aurait proposé 3 millions d’euros la saison. Ses moyens et le challenge – une première victoire en Euroleague pour un club turc – sont à même de contenter ce chasseur de titres.Se pose également la question de son remplacement au Pana. De Fotis Katsikaris (Bilbao) à Andrea Trinchieri (Cantu), de Dusko Ivanovic (Vitoria) à Dusko Vujosevic , la moitié des coaches européens – on exagère à peine – sont des cibles potentielles du Pana. L’un de ceux-là pourrait rebondir chez les voisins

du Pirée. En effet, après une saison fantastique, Dusan Ivkovic (68 ans) a choisi de se consacrer entièrement à l’équipe nationale serbe. Le vieux sorcier a conduit l’Olympiakos vers son premier titre de champion et sa première Euroleague depuis 1997. Lourdes successions que celles de ces deux monstres du coaching européen. n

A.L.

Bo McCalebb champion d’Italie et MVP de la finale avec Sienne.

ITALIE

sIENNE, sIXIÈME !

GRÈCE

DEUX MoNsTREs s’EN VoNT

Sa moindre domination sur la Lega (24v-8d) par rapport au règne sans partage des saisons précédentes n’a pas empêché la Montepaschi de survoler les playoffs italiens et de conquérir sa sixième couronne consécutive.

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Page 23: BasketNews 609

échos EURoPE 23

Un titre de plus pour Juanca Navarro.ESPAGNE

LE BARÇA, cŒUR D E chAMPIoN

A vant d’aller jouer le match 4, ils étaient donnés pour morts. Les Barcelonnais restaient sur un cinglant -26 à Madrid et

s’apprêtaient à retrouver leur bourreau madrilène dans l’arène du Palacio de Deportes. Dos au mur, la bête blessée s’est rebellée.Écrasés au rebond lors du match 3, les partenaires de Juanca Navarro ont redressé la barre et contrôlé le jeu rapide du Real. Ils ont aussi retrouvé de l’adresse extérieure (10/20 à 3-pts au match 4) via Huertas, C.J. Wallace et Pete Mickeal. L’énorme prestation d’Erazem Lorbek (24 pts) a fait le reste. Un match au plus que parfait, il fallait bien cela pour retourner la série face à un grand Real.

sans un immense Navarro…Si les Blaugranas ont pris le match 4 grâce à leur adresse, c’est d’abord en défense qu’ils se sont ad-

jugés le match décisif en Catalogne. 36% d’adresse pour le Real et seulement 47 points inscrits après trois quart-temps. Jusqu’au bout, les Merengues se sont accrochés. Sergio Llull et Felipe Reyes sont allés au charbon avant que Jaycee Carroll et Kyle Singler n’envoient les dernières cartouches pour recoller à une seule possession dans le moneytime.Mais la vieille garde du Barça – les Sada, Mickeal, Vazquez – a préservé l’essentiel. Erazem Lorbek (16,6 pts et 4,6 rbds sur les cinq matches) aussi, le meilleur Barcelonnais durant toute la saison, beau MVP d’une finale de haute tenue. On retiendra aussi que le FC Barcelona a décroché son seul titre de la saison (finaliste de la Coupe du Roi et demi-finaliste de l’Euroleague) et son premier doublé depuis 2004 sans un immense Navarro. 11,6 pts sur la finale pour la Bomba. Les temps changent. n

Antoine LEssARD

Au bord du gouffre face au Real Madrid, le FC Barcelone est revenu de nulle part pour s’offrir le 17e titre de son Histoire.

ACB

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Page 24: BasketNews 609

24 ANALYSE

L ’insolence de la jeunesse n’a souvent pas de limite. Lors du Game 3, Dwyane Wade a étiré son bras droit vers l’infini pour tenter de

contrer Kevin Durant. En vain. Alors qu’il se replaçait en défense, Durant a enlevé son protège-dents pour lui glisser un cinglant : « Trop petit. » L’insulte était gratuite. Treize centimètres séparent les deux joueurs. Mais elle traduisait le ressenti d’un joueur ayant remarqué la très nette baisse de régime de Dwyane Wade cette année.Wade et l’ensemble du Heat ont beau affirmer le contraire depuis le début des playoffs, les flashes de génie de Flash se font de plus en plus rares. Et sans un Dwyane Wade de gala, il sera difficile pour le Heat de gagner avec le seul LeBron James, une défense de feu et la réussite insolente de Shane Battier à trois-points. « Pourquoi n’attaquez-vous plus le panier ? », lui a demandé la presse à l’issue de sa triste prestation lors du Game 1 (19 pts à 7 sur 19). « Mais j’ai attaqué », a protesté Dwyane Wade. « J’ai donné des tirs à mes coéquipiers (8 passes décisives). Attaquer pour moi cela veut dire être agressif. »Tourner à 41,0% aux tirs après trois matches des Finals n’est pas la panacée. D-Wade le sait. Miami ne pourra pas continuellement s’appuyer sur les seconds rôles si la franchise entend remporter son second titre NBA. Le coup de moins bien actuel n’est pas une rareté mais bien un problème récurrent pour Wade cette saison qui loupé 17 matches sur blessure. Personne n’a oublié les troublantes images d’un Dwyane Wade en totale perdition lors du Game 3 contre Indiana aux demi-finales de la conférence Est. Avec une production de 2 sur 13 aux tirs et 5 balles perdues en 37 minutes lors de la seconde défaite consécutive du Heat contre les Pacers, Wade a livré le pire match de sa carrière en phases finales.

Gêné par… FisherLors d’un échange le long de la ligne de touche, Erik Spoelstra a tenté de le remotiver, de le secouer, peine perdue. Sur le point d’être envahi par le désespoir, le natif de Chicago a déchargé sa frustration sur son entraîneur. Personne ne reconnaissait le joueur connu

pour provoquer les lois de l’apesanteur. Plus terrien que jamais, le jeu de Wade s’étiolait sans que l’on comprenne les raisons de ce mal-être. Miami se refusait à toute communication et le joueur feignait ne pas comprendre les questions à ce sujet. Même la presse de Miami, d’ordinaire complaisante vis-à-vis du Heat, se voulait inquisitrice.Quel était le malaise ? D’où venait-il ? À l’orée du Game 4 contre Indiana, le joueur a dû subir une ponction dans son genou gauche maintes fois opéré. Miracle. Comme régénéré, Wade a martyrisé la défense des Pacers avec trois ardoises de 30, 28 et 41 points. Son entente avec un LeBron James tout aussi dominant a séduit. Rarement avait-on vu un binôme

afficher une telle emprise offensive. Qui pouvait arrêter un tel tandem ?Le mirage n’a pas duré, au tour suivant contre Boston, où « Flash » n’a rien eu de flashy. Les Celtics

l’ont bien contrarié en imposant des prises à deux pour gêner les écrans en poste haut dont il se sert pour s’ouvrir un passage vers le cercle. Le joueur si dominant face aux Dallas Mavericks l’an passé en finale a alors paru vieux, dépassé.Une impression qui s’est prolongée lors des premiers matches contre Oklahoma City. Opposé à Russell Westbrook, qui semble avoir modelé son attaque totale sur le style du jeune Wade, le MVP des Finals 2006 souffre en défense. Il est d’ailleurs le premier à admettre ne pas avoir le même peps qu’il y a six ans. Certes mais de là à subir les « accélérations » de Derek Fisher, âgé de 37 ans ?Quid de son inquiétant ralentissement sur son premier pas ? La défense d’OKC s’est inspirée de la défense des Celtics et ne lui laisse pas d’espace, le forçant à abuser de son tir à mi-distance. Miami tenant la dragée haute à Oklahoma City, Wade affirme ne pas paniquer outre mesure. « Un soir je peux avoir un gros match offensif », observe-t-il. « Un autre je ferai tout ce qu’il faut pour gagner. » Cette méthode Coué n’a pas que des adeptes dans « l’Association ». Beaucoup d’observateurs se demandent de plus en

« On a parlé d’une domination de huit ans, mais je ne sais pas »

Bob McAdoo

plus quelle est la durée de vie du Big Three de Miami ? Après seulement deux saisons ensemble, l’équipe qui annonçait sept titres de champion NBA en juillet 2010, serait déjà en fin de cycle ? Une réalité pas si étonnante.

Durée de vie limitée pour Miami ?Dans sa neuvième saison, Dwyane Wade paye sans doute un engagement trop généreux en attaque. Un style tout en arabesques folles et en défi aérien modelé lors de son arrivée en NBA en 2003-2004. Au début de sa saison rookie, à chaque session d’entraînement, les assistants coaches Bob McAdoo et Keith Askins s’amusaient à le frapper avec des énormes coussins rembourrés quand il pénétrait dans la raquette. L’exercice avait un but, apprendre à Wade à continuer d’aller de l’avant et garder le contrôle de son corps pour finir près du cercle. Les séances étaient dures mais ont permis à Wade d’apprendre à contrôler son corps dans les airs. Ses adversaires ont comparé son style tout en percussion, absorption de chocs et rebondissements, à celui du célèbre running back des Detroit Lions, Barry Sanders.« C’est ce que j’adore dans ce jeu », expliquait alors Wade en mai 2005. « Sa férocité, cet engagement qui vous demande de rentrer et percuter les corps. Cela me plaît. Vous ne pouvez pas penser à la blessure. Il faut pénétrer avec l’idée que vous allez provoquer une action et surtout la terminer. Je sais comment tomber et me relever aussitôt parce que je le fais depuis tout petit. C’est tout un art, et je vais devoir arrêter de tomber en vieillissant mais tant que j’ai mes jambes et ma dureté, je vais continuer d’attaquer. J’espère que mon corps va rester en bonne santé et que je n’aurai jamais à changer mon style. »En 2005, Wade se retrouvait en moyenne six fois au sol à chaque match. Mais à la différence de Sanders, rarement blessé en dix saisons NFL, Dwyane Wade a vu les impacts violents sur le parquet lui dérober petit à petit ses qualités athlétiques hors norme. En mai 2007, Wade, âgé de seulement 25 ans, passait sur le billard pour subir une opération à l’épaule gauche et au genou gauche. Conséquence ? 31 matches manqués en 2006-2007 et en 2007-2008.À cette époque, certaines mauvaises langues lui prédisaient le même sort que Penny Hardaway et Steve Francis, des stars du passé qui avaient vu leurs carrières gâchées en raison de leur faible constitution. Le fait est que Dwyane n’a jamais disputé une saison à 82 matches. Sur les 722 rencontres disputées par Miami depuis 2003-2004, il en a loupé 126. La réalité du terrain

est difficile à ignorer. En 2008-2009, année où il a remporté le titre de meilleur scoreur de la ligue, Wade alignait 9,1 lancers par rencontre. Aujourd’hui il tourne à 6 lancers par rencontre, son plus faible total depuis sa saison rookie 2003-2004. On comprend mieux l’insolence d’un Kevin Durant.Ce déclin apparent nous avait été

souligné indirectement par Bob McAdoo au mois de janvier dernier : « Cette équipe n’a pas quatre ans pour maximiser son talent, on doit être meilleur dès cette année. On a parlé d’une domination de huit ans, mais je ne sais pas. Dwyane a 30 ans. On veut gagner maintenant, on ne veut pas attendre. » n

LA CLEF POUR MIAMI

DWYANE WADE SUR LE DÉCLIN ?Elle semble loin l’époque où le MVP des Finals 2006 bondissait sans relâche au sein des défenses adverses. Aujourd’hui, il fonctionne en courant alternatif, incapable de produire régulièrement le style de jeu d’un joueur de son calibre. À moins d’un sursaut.

Par Pascal GIBERNÉ à New York

Le joueur feignait ne pas comprendre les questions à ce sujet

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25NBA FINALSSPÉCIAL

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26 ANALYSENBA FINALSSPÉCIAL

LEBRON SUR LA BONNE VOIE

À LACORNE

Après la défaite du Game 1, James a

radicalement changé son approche du jeu. Il a recentré sa zone

d’attaque près du cercle. Pas spécialement

spectaculaire dans les chiffres, mais au niveau

de l’impact, ça change tout.

Par Thomas BERJOAN

« Parfois, il tombe amoureux de son tir à mi-distance, mais quand il est agressif, personne ne peut l’arrêter et c’est là qu’il est le 

meilleur. » Après le Game 3, Charles Barkley a bien résumé la finale jusque-là. Il est possible d’observer les Finals à travers l’attitude offensive de LeBron James au début des rencontres. Game 1 ? Il rate ses quatre premiers tirs. Tous à mi-distance. Il apparaît nerveux, timoré. Le James des Finals 2011. Il rectifie la mire et termine avec 30 points (11/24 aux tirs). Un bon début pour celui qui n’avait jamais marqué plus de 25 points en 10 matches aux Finals mais, in fine, il n’a pas pris le match par le bon bout. Son équipe a perdu.Game 2, il change son plan d’attaque du tout au tout. Premier tir, un lay-up. Dedans. Deuxième shoot ? Un tir en crochet à deux mètres du cercle. Dedans. Puis un floater, et encore un lay-up renversé. James a décidé de faire le deuil d’une certaine idée de lui-même. Il n’aura jamais la classe d’un Jordan ou la fluidité de son adversaire du moment, Kevin Durant. Mais le MVP de la saison régulière a d’autres atouts. Et pour la première fois, il semble décidé à les assumer pleinement. James joue sur sa puissance, sa vitesse, sa force. Pas encore très en confiance au shoot extérieur, il a décidé de porter le fer au plus près. « On savait qu’ils allaient être agressifs »,

expliquait-il après un Game 3 où il a marqué 10 de ses 12 premiers points dans la raquette. « Donc j’ai voulu contrer leur agressivité par mon agressivité. J’ai essayé de mettre la pression sur leur cercle, en attaquant, en allant au rebond offensif (5 prises pour 14 au total). Si je n’ai pas la balle, j’essaye d’être actif à l’opposé du ballon, de couper. »

Plus de percussion, moins de passesCette réorientation se constate également dans les passes décisives. James porte moins le ballon et il n’a réalisé que 12 passes sur les 3 premières

rencontres. Loin de ses standards. En se rapprochant, James adopte un jeu proche d’un ailier-fort. Un style adapté à ses qualités physiques mais qui restreint son champ de vision et sa virtuosité balle en main.Au premier match, James a donné l’impression de reculer balle en main face à Durant, de prendre des shoots lointains comme un pis-aller. Sur les deux

suivants, l’ailier du Heat a construit son attaque sur des prises de position autoritaires dos au panier – enchaînées avec des tirs en crochets très efficaces – et sur des drives qui ont mis bien souvent les défenseurs du Thunder à la faute. Miami a dominé le Game 3 au rebond (+7) et aux points dans la peinture (46) en dépit d’une piètre adresse extérieure (5/31,

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soit 16,1% aux tirs en dehors de la raquette, le plus mauvais pourcentage pour une équipe aux Finals depuis 15 ans). Mais James à montré aux siens d’autres solutions. Au Game 2, il réalise un 12/12 très précieux sur la ligne des lancers. Et Kevin Durant, qui défend souvent sur LBJ, a souffert aux Games 2 et 3 de sérieux problèmes de fautes. Dans le troisième quart-temps du troisième match, Miami, largué à dix longueurs, revient dans la partie alors que coach Brooks est obligé de laisser sur le banc Durant qui commençait justement à monter en température.

A-t-il pris le dessus sur Durant ?Et quand KD est revenu sur le terrain au quatrième quart, c’est justement James qui s’est occupé de défendre sur lui. LeBron n’a pas particulièrement été brillant au quatrième (8 pts et 4 rbds quand même), mais il a surtout fait mieux que KD (1/5 aux tirs dans les 12 dernières minutes avec James sur le dos, 2/6 au total). Plus étonnant encore, comme un miroir déformant, Durant s’est mis à vouloir jouer comme James, oubliant son tir et attaquant le panier. Résultat, il a été contré, tenu en échec et a perdu des ballons. L’inverse total du début du premier match où c’est James qui singeait KD, sans succès.En résumé, James ne fait pas dans la dentelle. Il défend, il arrache, il cogne, il martèle, il épuise, il fatigue, il use, il sape. C’est encore un peu tôt pour savoir si ça suffira, mais pour l’instant, il fait ce qu’il faut. C’est déjà un sacré changement par rapport à 2007 et 2011. n

James vient de comprendre qu’il fallait s’assumer. Il n’est peut-être pas le meilleur, mais le plus fort

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28 échos NBA

La ville de Seattle a la nostalgie des Sonics (ici Gary Payton et Shawn Kemp en 1997).

L ors d’un récent sondage réalisé sur son site, ESPN révélait les préférences

des États-Unis pour les Finals NBA 2012. Sur les 50 États américains, 48 supporteraient majoritairement la franchise d’OKC ; seuls deux soutiendraient celle de Miami. La Floride, évidemment, mais aussi, et c’est plus surprenant, l’État de Washington où se trouve Seattle.Preuve que la ville n’a toujours pas digéré le départ de sa franchise vers l’Oklahoma, en 2008. Un film, « Sonicgate » (2009), re-trace le tissu de magouilles qui a entraîné le déménagement décrié des Sonics, et jus-tifie la frustration des fans qui en veulent à Durant et au Thunder, et qui se posent en

victimes face au succès d’une équipe qui devrait être la leur. Surtout, la ville veut récupérer une franchise NBA et est prête à y mettre les moyens.

En bonne voieDésireux d’afficher leur détermination, les principaux acteurs de l’ambitieux projet ont

décidé d’accélérer les négociations : le maire de Seattle, Mike McGinn, s’est récemment rendu en personne à New York afin de rencontrer David Stern et de présenter son projet aux plus hautes instances de la NBA. Une réunion « agréable et instruc-tive », selon un porte-parole de la ligue. Et pour cause, car McGinn n’a pas fait le voyage les mains vides, présentant au Commissaire NBA un projet bien ficelé.

Première étape : construire une salle flam-bant neuve. Le businessman Chris Hansen a d’ores et déjà déposé une proposition auprès des conseillers municipaux de la ville, et peut compter sur des investisseurs dévoués qui financeraient plus de la moitié des travaux. Parmi eux, le PDG de Microsoft

Steve Ballmer, probable propriétaire de la future franchise de Seattle, souvent présent au bord du terrain lorsque les Sonics ex-istaient encore, prêt à investir 290 millions de dollars. La ville financerait le reste des travaux (200 millions de dollars), et pour-rait idéalement attirer une franchise NHL (hockey sur glace) pour rentabiliser les frais.

Kemp, Payton et schrempf porte-parolesMais au-delà des considérations financières a priori maîtrisées, c’est le dévouement des supporters de la ville qui semblerait assurer le succès d’un retour à Seattle. La semaine dernière, ils étaient plus de 4.000, rassemblés dans le centre-ville, à porter fièrement les couleurs vert et or pour soutenir le projet de construction de la salle. Une marche à laquelle ont participé les anciennes stars de la fran-chise Shawn Kemp, Gary Payton et Detlef Schrempf, mais aussi Nate Robinson, natif de Seattle. Tous ont scandé leur implica-tion dans le projet et leur désir de voir la NBA faire son retour « à la maison », mais le plus acclamé fut Chris Hansen, considéré comme l’homme providentiel, déclencheur d’une nouvelle ferveur basket dans la Ville Reine. « Il aura notre soutien », a promis Shawn Kemp. Tous les éléments sont réunis pour que la renaissance du basket à Seattle ait bien lieu, mais la dernière inconnue est de taille : quelle franchise y sera relocalisée ? Aujourd’hui, seule celle de Sacramento semble sur la sellette. Les frères Maloof, propriétaires des Kings, ont bloqué le projet d’une nouvelle salle malgré les sollicitations de la ligue et de la ville, et veulent déménager. Seattle pourrait donc récupérer une équipe de la même manière – conflictuelle – qu’elle avait perdu la sienne en 2008. L’ironie du sort… n

Gaétan schERRER

SEATTLE

AU BoN soUVENIR DEs soNIcsPendant qu’Oklahoma City vit au rythme des Finals, Seattle se morfond. Orphelins de leur franchise NBA depuis 2008, ses habitants ont la sensation de s’être fait injustement trahir. Le succès actuel du Thunder, successeur des Sonics, ne les console pas. Bien au contraire. L’objectif de toute une ville : ouvrir au plus vite une nouvelle page du basket NBA dans la cité émeraude.

Ils étaient plus de 4.000, rassemblés dans le centre-

ville, à porter fièrement les couleurs vert et or

pour soutenir le projet de construction de la salle.

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29échos NBA

À l’occasion des vingt ans de LA grande histoire des Jeux Olympiques de Barcelone en 1992, NBA TV a

réalisé un documentaire passionnant (« The Dream Team ») sur l’envers du décor de la plus grande équipe de tous les temps. De la formation du roster jusqu’au titre finale, des images d’archives inédites retracent les entraînements et la vie du groupe pendant les J.O., entrecoupées de témoignages des joueurs aujourd’hui. On y découvre un John

Stockton capable – c’est bien le seul ! – de se balader en famille, incognito, dans les rues de Barcelone en discutant avec des touristes américains. On y apprend le rôle joué par Jor-dan et Pippen dans l’absence d’Isiah Thomas du roster. Et puis, les images nous rappellent l’attitude tantôt détestable, tantôt hilarante de Charles Barkley ; la rivalité amicale qui régnait dans l’équipe (« Je ne me rapproche pas trop de Michael [Jordan], sinon on va me siffler une faute », ironise Magic pendant

une séance photo) et les amitiés improbables qui se sont nouées pendant la compétition. Un documentaire immanquable, marqué par quelques citations savoureuses. Comme celle de l’inimitable Barkley, lors de la conférence de presse précédant le match d’ouverture face à l’Angola, que la Dream Team rem-portera 116-48 : « Je ne sais pas grand-chose de l’Angola. Tout ce que je sais, c’est que l’Angola va avoir des ennuis. » n

Gaétan schERRER

DRAFTEVAN FoURNIER DANs LE ToP 20 ?

A u sein d’une classe de Draft extrêmement relevée, Evan Fournier se

forge actuellement une intéres-sante réputation outre-Atlantique, susceptible de le hisser dans le Top 20 des premiers joueurs sélection-nés le 28 juin prochain. Au terme d’une bonne saison à Poitiers (14,0 pts, 3,2 rbds et 2,2 pds), le jeune Français (19 ans) a débuté son aventure amé-ricaine par plusieurs work-outs, ces séances intensives d’entraînement où les franchises NBA jugent le talent et le potentiel des futurs rookies. En fin de semaine dernière, Fournier avait déjà été mis à l’épreuve par les Pacers et les Bucks, et se préparait pour une longue série

de tests qui lui feront traverser les États-Unis, via Dallas, Memphis, Oklahoma City, Chicago et Denver. Considéré comme le meilleur prospect international (hors USA) de sa génération, l’arrière semble s’être quasiment assuré une place au premier tour, après pourtant avoir été relativement négligé par les scouts NBA. S’il possède

l’instinct du scoreur, un jeu mature et une bonne vision de jeu, son profil intrigue de nombreuses franchises. De fait, sa place à la Draft est encore indécise, mais l’enchaînement des convocations n’est pas anodin : Evan Fournier est un jeune talent convoité, et son futur est en NBA. n

G.s.

La Dream Team avec Mike Krzyzewski, Larry Bird, Magic Johnson, Michael

Jordan et Karl Malone aux J.O. de 92.

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EN BREF• Fin de l’aventure NBA pour Mehmet Okur (33 ans) : sans contrat dans la Grande

Ligue (coupé par Portland en mars dernier), l’intérieur turc est annoncé du côté de Fenerbahçe… Nikola Mirotic, le jeune prodige espagnol (21 ans) drafté par les Bulls en 2011, restera à Madrid pendant deux sai-sons supplémentaires et ne rejoindra pas la NBA avant 2014-15, a annoncé le Gene-ral Manager de Chicago… Jerry Sloan a refusé le poste de head coach des Bobcats, tout comme Phil Jackson ne prendra pas la tête des Knicks : les joueurs « ne vont pas bien ensemble », a com-menté le coach le plus titré de l’Histoire de la ligue… Ja-mal Crawford, Brandon Bass et Lou Williams ont décidé de faire jouer leur « player option » : en renonçant à leur dernière année de contrat, ils rejoignent donc la longue liste des agents libre de l’été… Brandon Roy a personnellement confirmé qu’il préparait son retour à la compétition : pas à Portland, où les règles NBA lui interdi-sent de rejouer avant 2014.

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FINALES 9 & 10 juin 2012

L’édition 2012/2013 est lancée !

Pour organiser un tournoi, renseignements sur :

www.lamiecalinebasketgo.com ou au 06 03 06 55 05

Niveau départemental féminin Niveau départemental masculin

SM TOURCOING (59) ESLB SAINT LAURENT DE LA PLAINE (49)

Niveau régional féminin Niveau régional masculin

US ORTHEZ BASKET (64) USO BRUAY LA BUISSIÈRE (62)

Niveau championnat de France féminin Niveau championnat de France masculin

AVENIR RENNES BASKET (35) HERMINE DE NANTES (44)

Bravo aux vainqueurs 2012 !

Un parraingénial

Des animationsspectaculaires

Un public conquis

Des rencontresde qualité

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31Salut ! Ça va ?Propos recueillis par thomas BERJOaN

S alut William, ça va ?

Ça va très bien. Je suis à Strasbourg avec mon fils, ça

va, je reste quelques jours, après je remonte à Paris et j’enchaîne, je pars à la Réunion. Il y a un petit tournoi, ça va être sympa.

Ça fait quoi d’être en vacances sachant 

que tu as déjà signé pour la saison 

prochaine ? C’est un confort que tu n’as 

pas trop connu ces derniers temps ?

Ça fait du bien de se libérer, de ne pas penser à savoir où on va atterrir, d’avoir pu prendre la décision de signer où je voulais. C’est bien. Avant, je savais que j’allais finir par signer quelque part, mais je ne savais jamais où. Là, je voulais vraiment aller à Roanne.

Pourquoi ?

Je connais déjà la région, j’ai joué à Vichy. Ensuite, la philosophie de jeu du coach. Je sais qu’il était intéressé par mon profil depuis un bout de temps. Ça m’a convaincu.

Il y a deux ans, tu étais pigiste en Pro B. 

Est-ce que tu as l’impression d’avoir 

retrouvé un vrai statut après 18 mois à 

Cholet ?

C’est clair. Cholet m’a bien remis le pied à l’étrier. Si aujourd’hui j’ai un bon contrat, c’est grâce à eux. Ils m’ont fait confiance, j’ai travaillé, j’ai joué avec les meilleurs, j’ai progressé. J’ai pris confiance. Notamment sur mon tir. Je l’ai bossé, mais jouer avec la confiance dans les situations de matches, ça change tout.

On t’a beaucoup parlé de tes deux tirs à 

trois-points en prolongation pour gagner 

le match 3 du quart de finale contre 

Gravelines ?

Non, pas tant que ça, pas autant que j’aurais voulu ! (Il se marre) Moi, ça m’a marqué parce que c’était le jour de mon anniversaire. Sur le coup, c’est sympa. Après, avec un peu de recul, c’est vrai qu’aucun huitième n’avait jamais battu le premier de la saison régulière, le faire comme ça en prolongation, c’était bien. Ces tirs, je

Qui est un gros parieur dans le milieu du 

basket ? 

Je ne balance personne (rires), je suis connu pour ça, je ne lâche rien.

Cette saison, tu as joué avec Rudy Gobert, 

il commence à y avoir du buzz autour de 

lui parce qu’il a fait de bon playoffs, on 

l’annonce à la Draft 2013. Est-ce que tu 

crois en lui ?

Oui. Il a vraiment bien progressé. Il a passé un cap vers le milieu de la saison. On était plus rassurés de jouer avec lui. Maintenant, on peut compter sur lui en deuxième rideau avec son

me sentais de les prendre, je les ai pris. Après le premier qui rentre, mes coéquipiers savaient que le deuxième allait suivre.

Cet été, l’équipe de France 

va participer aux Jeux 

Olympiques. toi tu étais 

international en 2008, 

quel regard tu as sur cette 

génération que tu as côtoyée ? 

J’espère qu’ils vont représenter notre pays au mieux. Surtout, j’espère qu’ils réalisent, qu’ils sont heureux d’être là où ils sont. Ça veut dire quelque chose. Tout ce qu’on attend d’eux, c’est qu’ils se battent et qu’ils mouillent ce maillot. C’est ça que les Français veulent voir, des mecs qui en veulent. Pour certains, ce sera peut-être leur dernière sortie, j’espère qu’ils profiteront et qu’ils ramèneront une médaille. Pour moi, les Bleus, c’est un des aboutissements de ma carrière. Je pourrais dire à mon fils que j’ai joué avec Tony Parker ! (Il rigole) C’est un mec tranquille. Quand tu vois ce qu’il a fait en finale de conférence, c’est un des meilleurs au monde. Même s’il m’a fait perdre de l’argent parce que j’avais parié sur les Spurs !

tu as perdu beaucoup ? 

Non, ça va, j’avais parié un resto, un truc tranquille.

tu paries beaucoup ? 

Non, pas énormément. J’aime bien de temps en temps, notamment sur les rencontres de foot, les OM-PSG…

envergure de 2,37 m ! Maintenant, il faut qu’il s’étoffe physiquement. Contre Batista, il l’a senti ! Il faut aussi qu’il garde la tête sur les épaules.

Il a le mental ? 

C’est encore un grand dadais. De temps en temps, on l’appelle Goofy ou Dingo. Il se pointe en retard, personne ne sait pourquoi… Bref. On va mettre ça sur la jeunesse ! Mais il travaille, ce n’est pas un fainéant. Dans le basket, il écoute, il bosse. Mais en dehors… Mais bon, s’il fait ce qu’il faut sur le terrain, le reste on s’en fout. Mais qu’il arrive à l’heure, ça lui fera pas de mal ! n

WILLIAM GRaDIt(ROaNNE)

« Rudy Gobert, c’est Goofy »Jean

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Vainqueur du

Championnat de France

Vainqueur de

la Coupe de France

Vainqueur de

la semaine des As

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