poze magritte

Author: daniela-iftimoaie

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  • 8/18/2019 Poze Magritte

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    Connaîtrel’œuvre d’art René Magritte,La Trahison des images , 1929.

    Titre

    Indiquer et expliquerle titre de l’œuvre

    • . Le tableau représente un objet banal de la vie quotidienne. À première vue,l'intention la plus évidente de Magritte est de montrer que, même peinte de la manièrela plus réaliste qui soit, un tableau qui représente une pipe n! est pas une pipe, maisseulement l! image d! une pipe, sa représentation. Le titre semble assez clair : ce quel! on voit, ou que l! on croit voir, n! est pas toujours la réalité. L! image de l! objet n! est pasl! objet lui-même. Les images nous trahissent, comme les mots nous mentent.• Il faut cependant se méfier : Magritte avait l! habitude d! inviter ses amis pour leurdemander de donner des titres à ses tableaux, titres qui n! avaient le plus souventaucun rapport avec le tableau lui-même. Ce titre, tout à la fois, brouille les pistes, porteune interrogation sur le statut de l! image et de l! œuvre d! art, et met l! accent sur lesdémarches de l! artiste, les associations d! idées, le « processus mental » qui aboutit àla création artistique.• « Le titre entretient avec les figures peintes le même rapport que ces figures entreelles. Les figures sont réunies dans un ordre qui évoque le mystère. Le titre est réuni àl ! image peinte selon le même ordre ». Mais Magritte nous met en garde: « Les titres detableaux ne correspondent pas aux noms des objets dont il est question dans l ! imagepeinte ou le poème. Appeler " Arbre ! l ! image d ! un arbre est une erreur, une « confusionsur la personne », puisque l ! image d ! un arbre n ! est pas assurément un arbre. L ! imageest séparée de ce qu ! elle montre » .

    Auteur

    Donner desinformations surl’auteur, son contextehistorique et artistique

    • René Magritte (1898-1967) est un peintre surréaliste belge. Né d! un père tailleur etd! une mère modiste, il a suivi les cours de l! Académie royale des beaux-arts deBruxelles. Il a été influencé par les tableaux du peintre Giorgio de Chirico, notammentChant d ! amour (1914), ainsi que par les techniques des impressionnistes.• Le mouvement surréaliste apparaît durant la période de l! Entre-deux-Guerres (1918-1939), après le traumatisme de la Première Guerre Mondiale. Il fait suite aumouvement Dada, né à Zurich, en Suisse, pendant la guerre (1916-1921).

    • René Magritte rejoint le mouvement surréaliste belge en 1926, et s! installe en France

    en 1927.

    Contexteartistique

    Dater l’œuvre et lareplacer dans lescourants esthétiquesde son époque

    • Les surréalistes reconnaissent comme précurseurs le peintre Giuseppe Arcimboldo(1526-1593), les poètes Gérard de Nerval (1808-1855 ; symboliste : «l ! épanchementdu songe dans la vie réelle »), Lautréamont (1846-1870 : «beau comme la rencontrefortuite sur une table de dissection d ! une machine à coudre et d ! un parapluie »), ArthurRimbaud, ou encore Alfred Jarry, créateur vers 1897 de la Pataphysique, «science dessolutions imaginaires ». En peinture, certains surréalistes, comme Magritte ou SalvadorDali, ont été influencés par l! impressionnisme.• Le mouvement Dada ou « dadaïsme » prônait l! incongru, l! hétéroclite :« Je portaisune brioche dans la narine gauche » (Hans Arp). Provocateurs, irrévérencieux,extravagants, rejetant la Raison et la logique, les dadaïstes avaient pour but d'amener

    le spectateur à réfléchir sur les fondements de la société.• C! est le poète Guillaume Apollinaire qui a commencé à employer le terme« surréaliste ». En 1924 est publié le Manifeste du surréalisme , qui définit sesprincipes : libération du contrôle de la raison, dimension onirique, du rêve, del! inconscient (influence de la psychanalyse de Sigmund Freud), subversion des valeurs« bourgeoises ». Les écrivains surréalistes inventent le « cadavre exquis », l! écritureautomatique. Dans le domaine graphique, ils pratiquent l! art du collage, des « papierscollés », qu! avaient initié les cubistes…• À une époque où, après l! impressionnisme et le cubisme, la peinture se dirige de plusen plus vers l'abstraction, Magritte choisit au contraire de provoquer la curiosité et laréflexion avec un tableau d! apparence réaliste, mais dont la signification estparadoxale : une image parfaitement figurative, mais contradictoire avec la légende.Magritte nous confronte à unparadoxe , une contradiction logique, voire à uneaporie ,une impossibilité logique.

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    Description

    Décrire l’œuvre avecle vocabulaire préciset adapté à une œuvred’art

    Huile sur toile, 59 x 65 cmLos Angeles County MuseumGenre : nature morte (?)« La Trahison des images » (1929) représente de toute évidence une pipe, en bois, surun fond beige. Les couleurs ternes (marron, brun) sont une représentation fidèle de laréalité. La technique de peinture est réaliste, mais l'inscription « Ceci n'est pas unepipe », en écriture manuscrite cursive, nous pose en revanche une énigme, comme laplupart des tableaux de Magritte (La clairvoyance, La reproduction interdite, Les valeurspersonnelles , etc.).

    Contextehistorique

    Établir un lien entrele sens de l’œuvre etle contexte historiqueet artistique

    • Les artistes et écrivains surréalistes se partagent entre deux tendances : d! une partune préoccupation purement artistique, d! autre part un engagement politique quis ! incarne entre 1924 et 1929 dans la revueLa Révolution surréaliste et à partir de 1932dans l! Association des écrivains et artistes révolutionnaires (AEAR). «"Transformer lemonde ", a dit Marx ; "Changer la vie ", a dit Rimbaud ; ces deux mots d! ordre pournous n! en font qu! un », déclare Breton en 1935. Avec les communistes, les surréalistesseront ainsi les seuls à protester contre l! Exposition coloniale de 1931. En 1938, AndréBreton (1896-1966) voyage au Mexique et rencontre les peintres Frida Kahlo et DiegoRivera, ainsi que Léon Trotski avec qui il écrit le manifestePour un art révolutionnaireindépendant .

    • Contrairement à André Breton, Paul Éluard ou Louis Aragon, Magritte semble donnerdavantage d'importance à une remise en cause de l'Art lui-même qu'à un engagementpolitique. En 1932, il adhère cependant au Parti communiste belge. Beaucoup desurréalistes adhérent ainsi au parti communiste, dont ils partagent la volonté de ruptureavec l'ordre bourgeois. Pour certains, cette adhésion ne dure qu! un temps. LouisAragon, en revanche, demeure membre du Parti Communiste Français (PCF) jusqu! àsa mort, en 1982.• Magritte partage avec les autres surréalistes l! esprit de provocation. L! œuvre crée uneffet de surprise, elle décontenance le spectateur. La façon dont la pipe estreprésentée, les tons utilisés, évoquent un intérieur bourgeois ou « petit-bourgeois », labanalité rassurante d! un objet quotidien, quand l! inscription au contraire nous invite àremettre en cause ce qui semble évident au premier abord. Avec peu, Magritte fait plus

    que beaucoup de longs discours !

    Portéehistorique

    Identifier l’école del’œuvre, l’apport deson auteur et la portéehistorique de l’œuvre

    • En quoi ce tableau peint d'une manière extrêmement précise, très réaliste, est-ilnéanmoins « surréaliste » ? C! est qu ! en fait, il suscite chez le spectateur - confronté àl! absurde, au saugrenu ou à l ! irrationnel -, une réflexion, une mise à distance, voire unsentiment d! « inquiétante étrangeté », selon l! expression de Sigmund Freud. Simpleprovocation humoristique ? Métaphore ? Figure de style, écart entre lesignifiant et lesignifié ? Le propos de Magritte est de remettre en question les évidences. Il introduitun doute sur la réalité comme sur la représentation de la réalité. Il interroge les rapportsentre l! objet de la vie quotidienne, son identification, sa représentation, et nous invite àréfléchir sur lapolysémie des mots et des images. La Trahison des images est untableau dont le sujet est paradoxal, tout comme la façon dont il est traité : cette pipeest-elle réellement une pipe ? Accrochée au mur, elle apparaît plutôt comme uneinvitation à réfléchir à ce que nous croyons savoir d! une pipe, et de là, à notre rapportau monde, personnages énigmatiques entourés des mystères de l ! inconscient, commeceux de Magritte… • Le succès de l! œuvre de Magritte tient sans doute aux multiples paradoxes qu! ellerenferme : œuvre surréaliste, mais de facture figurative, réaliste ; aux significationsmystérieuses, mais aux images familières, et qui invitent à porter un autre regard surnotre environnement quotidien et de simples objets, une pipe, un peigne, unesavonnette… Nature morte ? Clin d! œil aux Vanités du XVIIème siècle ? Sorte de« Ruban de Möbius » en deux dimensions ? Trompe-l! œil sémantique ? La trahison desimages est une véritable mise en abyme d! interrogations multiples, une œuvrepolysémique qui suscite presque autant de perplexité que l! énigmatique sourire de laJoconde. Une réflexion sur l! Art lui-même, hanté, de Rembrandt aux Romantiques, desImpressionnistes aux Surréalistes, par la réflexivité, par sa dimension autotélique (gr.autos , soi-même, et telos , le but), comme par ses engagements dans les grands enjeuxpolitiques de son époque et les évolutions de la société.

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    Magritte et la publicité

    • Dès 1927, Magritte collabore à la publicité et dessine des affiches publicitaires, pourdes chocolats ou des vêtements de luxe. Une activité alimentaire qu! il n'exerce pas parvocation et qui a continué sporadiquement jusqu! en 1965. Mais, progressivementdepuis les années 1960, Magritte est devenu à son tour uneicône de la société decommunication, des images commerciales, presque aussi célèbre que laMarylin Diptych d! Andy Warhol ou la bouteille d! une boisson gazeuse aromatisée de couleurfoncée. À partir des années 80, ses tableaux ont directement inspiré certainespublicités, pour des marques ou des organisations humanitaires. La « pub » a puisé –quand elle ne l! a pas plagié - dans l! univers pictural de Magritte et, plus largement,dans les collages ou les « cadavres exquis » des surréalistes. Ainsi pastiché à l! infini,Magritte a-t-il durablement imprimé dans notre paysage mental une distanciationironique, une vision déformée de la réalité, une remise en cause de ce que nouscroyons voir, qui s! inscrit bien dans l! esprit de subversion des valeurs bourgeoisesprôné par les surréalistes. Golconde (1953), cette « pluie » d'hommes au chapeau

    melon, vêtus de gris foncé, est devenue une métaphore de la condition humaine auxxe siècle, le symbole de la perte d'identité individuelle et de la banalité monotone duquotidien. Les images de Magritte sont partout, à commencer par le langagepublicitaire, qui repose d! ailleurs souvent lui-même sur un « écart », un décalage entrele contenu du message et la signification du message lui-même. Ou, comme l! aurait ditle linguiste Ferdinand de Saussure vers 1890, entre lesignifiant et le signifié .

    • Ultime paradoxe ? Ironie de l! histoire ? Revers de la médaille ? Après avoir préfiguréou inspiré certains slogans révolutionnaires de Mai 68 comme « Sous les pavés, laplage », « L! imagination au pouvoir » ou « Il est interdit d! interdire », le peintre seretrouve lui-même objet publicitaire, produit commercial. Là réside sans doute la grandeforce du mouvement surréaliste, dont les images étranges, décalées, voireinquiétantes, se sont intimement fondues dans nos vies quotidiennes (cf . par exemple

    Jean-Paul Gaultier) et ont profondément imprégné nos imaginaires, principalement àtravers l! image publicitaire, mais aussi bien sûr le cinéma. Le surréalisme, presque unsiècle plus tard, aurait ainsi finalement parfaitement réussi son « pied de nez » à lasociété, et il serait devenu en quelque sorte aussi naturel à l! homme de la fin du XXèmesiècle que la bicyclette ou le téléphone. La « révolution surréaliste » aurait au bout ducompte bien eu lieu, inspirant à toute la société, à travers la publicité, le regarddistancié, voire la dimension onirique qu! affectaient les surréalistes. Tout un chacun seretrouve investi du droit d! être surréaliste – parfois il est vrai en l! ignorant, commeMonsieur Jourdain. D! Alfred Jarry à Henri Salvador, Boris Vian, Raymond Queneau,Jacques Prévert, croisant sur leur chemin la Pataphysique, Charles Cros, Lautréamontou l! OULIPO, les images de Magritte font désormais partie de notre paysage, où l! on nes ! étonne plus de la rencontre d! une machine à coudre et d! un parapluie. Un monde oùtout devient possible, puisque « Sony l! a fait ».

    • Mais, Magritte, lui, tel l! « arroseur arrosé » des frères Lumière, se trouve du même

    coup, à son tour, piégé, ramené au rang d! icône dans la banalité quotidienne desimages de la société de consommation. Comme l! effigie de Che Guevara sur desticheurtes, ou le nom d! un autre peintre célèbre, d! origine espagnole, sur uneautomobile. Il est vrai que ses images inspirent également les campagnes de grandescauses humanitaires et sanitaires. Encore une fois, Magritte nous échappe, et si laportée de son œuvre s ! inscrit aussi profondément dans l! imaginaire de la secondemoitié du xxe siècle, c! est peut-être justement parce qu! on ne vient jamais à bout de sesparadoxes, images des nôtres. Ceci n! est pas une surprise.

    • Une seule certitude : presque cinquante ans après la mort de Magritte, le charmemystérieux de ses images n! a pas cessé de nous envoûter !

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    La trahison des images Salvador Dali, Marché d'esclaves avec apparition dubuste invisible de Voltaire,huile sur toile, 47x66 cm,1940 (détail).

    Arcimboldo, Le bibliothécaire, Huile sur panneau ,67 x 51 cm, 1566.

    Jacques Prévert, Grand bal du printemps, collage, 1951.

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    Giorgio de Chirico, Chant d’amour , huile sur toile,73 cm ! 59,1 cm, 1914.

    Giorgio de Chirico, Portrait prémonitoire de Guillaume Apollinaire, huile sur toile 81,5 x 65 cm, 1914.

    Picasso, Nature morte à la chaise cannée, 1912.

    Pour faire un poème dadaïste

    Prenez un journal.Prenez des ciseaux.Choisissez dans ce journal un article ayant la longueurque vous comptez donner à votre poème.Découpez l’article.Découpez ensuite chac un des mots qui formentcet article et mettez-le dans un sac.Agitez doucement.Sortez ensuite chaque coupu re l’une après l’autre.Copiez consciencieusement dans l’ord reoù elles ont quitté le sac.Le poème vous ressemblera.Et vous voilà un écrivain originalet d’une sensibilité charmante.

    Tristan Tzara, 1921.

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    Maurits-Cornelis Escher (1898-1972),

    Dessiner,lithographie, 1948.

    Jacques Carelman, Catalogue d’objets introuvables,1969.

    « Le rêve est une seconde vie. Je n'ai pupercer sans frémir ces portes d'ivoire ou decorne qui nous séparent du mondeinvisible. […] Ici a commencé pour moi ceque j'appellerai l'épanchement du songe dansla vie réelle. À dater de ce moment toutprenait parfois un aspect double, et cela,sans que le raisonnement manquât jamais delogique.

    »

    Gérard de Nerval, Aurélia, 1853.

    Comme je descendais des Fleuves impassibles,Je ne me sentis plus guidé par les haleurs :Des Peaux-rouges criards les avaient pris pour cibles,Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs.

    J'étais insoucieux de tous les équipages,Porteur de blés flamands ou de cotons anglais.Quand avec mes haleurs ont fini ces tapages,Les Fleuves m'ont laissé descendre où je voulais.

    […]

    Arthur Rimbaud, « Le bateau ivre », 1871.

    Adriaen Coorte, Coquillages, 1696.

    Salvador Dali, L'Énigme de Hitler , huile sur toile, 95x141 cm,1939 (détail).

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    L’engagement politique des surréalistes : contre l’Exposition Coloniale de 1931

    […] L'idée du brigandage colonial (le mot étaitbrillant et à peine assez fort), cette idée, quidate du XIXème siècle, est de celles qui n'ont

    pas fait leur chemin. On s'est servi de l'argentqu'on avait en trop pour envoyer en Afrique,en Asie, des navires, des pelles, des pioches,grâce auxquels il y a enfin, là-bas, de quoitravailler pour un salaire et, cet argent, on lereprésente volontiers comme un don fait auxindigènes. Il est donc naturel, prétend-on, quele travail de ces millions de nouveaux esclavesnous ait donné les monceaux d'or qui sont enréserve dans les caves de la Banque de France.Mais que le travail forcé - ou libre - préside àcet échange monstrueux, que des hommesdont les moeurs, ce que nous essayons d'enapprendre à travers des témoignages rarementdésintéressés, des hommes qu'il est permis detenir pour moins pervertis que nous et c'estpeu dire, peut-être pour éclairés comme nousne le sommes plus sur les fins véritables del'espèce humaine, du savoir, de l'amour et dubonheur humains, que ces hommes dont nousdistingue ne serait-ce que notre qualité deBlancs, nous qui disons « hommes de couleurs», nous hommes sans couleur, aient été tenus,par la seule puissance de la métallurgieeuropéenne, en 1914, de se faire crever lapeau pour un très bas monument funérairecollectif - c'était d'ailleurs, si nous ne noustrompons pas, une idée française, celarépondait à un calcul français - voilà qui nouspermet d'inaugurer, nous aussi, à notremanière, l'Exposition coloniale et de tenir tousles zélateurs de cette entreprise pour des

    rapaces.[…]

    Couverture d’une brochureanti-colonialiste du PCF (extrait)

    Affiche de la « contre-exposition »surréaliste

    < Extrait d’un tract dénonçant la colonisation(Exposition Coloniale de 1931)

    Signataires :

    Breton, AndréEluard, Paul

    Péret, BenjaminSadoul, GeorgesAragon, LouisChar, René Thirion, André… (Le nom de René Magritte ne figure pasdans la l iste, mais en 1931 l’artiste était àBruxelles - N.D.L.R. )

    « Contre la terreur impérialiste !Contre l’exposition colonialiste de Vincennes !Pour l’indépendance des colonies !Pour soutenir la lutte révolutionnaire des ouvrierset des paysans dans les colonies ! »

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    « Zoo humain » (Kolonial Ausstellung, exposition coloniale ;ein Schau , une exposition, un spectacle, Völker , des gens.

    Exposer des gens dans un zoo ?! (Stuttgart, 1928)

    Affiche anti-colonialiste (1930)

    Affiche de J. de la Nézière pour l’exposition de 1931 (1928).

    Affiche à la gloire de l’Empire colonial français