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THE TEMPEST INSPIRED BY SHAKESPEARE LOCKE / PURCELL / MARTIN / HERSANT / PECOU LA TEMPÊTE SIMON-PIERRE BESTION

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LA TEMPÊTE SIMON-PIERRE BESTION
SYNOPSISFR/ENG/DEU
TEXTES CHANTÉS / SUNG TEXTS
BIOS FR / ENG / DEU
PROLOGUE / OUVERTURE Matthew Locke (v. 1621 – 1677) The Tempest (1667)
1 INTRODUCTION 1'12
2 GALLIARD 1'28
3 GAVOT 1'21
ACTE I SCÈNE 1 Giovanni Battista Draghi (v. 1640 – 1708) The Tempest (1667)
4 DANCE OF FANTASTICK SPIRITS 2'22
SCÈNE 2 Henry Purcell (1659 – 1695) Anthem Z24 (v. 1682)
5 LET MINE EYES RUN DOWN WITH TEARS 8'58
Frank Martin (1890 – 1974) Songs of Ariel (1950) 6 COME UNTO THIS
YELLOW SANDS 1'56
ACTE II SCÈNE 1
SUNT HOSTES MEI 5'47
THE TEMPEST INSPIRED BY SHAKESPEARE LOCKE / PURCELL / MARTIN / HERSANT / PECOU
5
ACTE III SCÈNE 1 James Hart (1647 – 1718) The Tempest (1667)
13 DORINDA'S SONG 3'38
IN THE SAND (2001) 9'00
SCÈNE 3 Matthew Locke 15 SARABAND 2'25
Frank Martin 16 YOU ARE THREE MEN
OF SIN 4'31
ACTE IV
SCÈNE 1
'COME' AND 'GO' 1'06
IMAGINAIRE (1991-92) 7'38
ACTE V SCÈNE 1 Henry Purcell Anthem Z36 (v.1679-81)
21 O GOD, THOU HAST CAST US OUT 4'11
Frank Martin 22 WHERE THE BEE SUCKS 1'13
Matthew Locke 23 CANON À QUATRE 1'16
EPILOGUE Henry Purcell Anthem Z15 (v.1685)
24 HEAR MY PRAYER, O LORD 2'04
TOTAL TIME : 80’33
SIMON-PIERRE BESTION DIRECTION
CHANTAL SANTON-JEFFERY SOPRANO (DORINDA’S SONG*) LUCILE RICHARDOT MEZZO-SOPRANO (YOU ARE THREE MEN OF SIN*) BRUNO LE LEVREUR ALTO YU SHAO TÉNOR LISANDRO ABADIE BASSE
ORCHESTRE
CAMILLE ANTOINET VIOLON 1 (A CIRCLE IN THE SAND*) TIPHAINE COQUEMPOT VIOLON 2 LIKA LALOUM ALTO SÉBASTIEN MARQ FLÛTES À BEC LAURA DUTHUILLÉ HAUTBOIS & FLÛTES À BEC LUCILE TESSIER BASSON ET FLÛTES À BEC VINCENT BLANCHARD HAUTBOIS PIERRE RINDERKNECHT THÉORBE JULIE DESSAINT VIOLE DE GAMBE (FALLING STAR*) YOUEN CADIOU CONTREBASSE YOANN MOULIN CLAVECIN ET ORGUE MICHÈLE CLAUDE PERCUSSIONS
CHOEUR
ANAËL BEN SOUSSAN (A CIRCLE IN THE SAND*), CAMILLE CHAGNON, CÉCILE DUROUSSAUD, ELLEN GIACONE, ALICE KAMENEZKY (HEAR MY PRAYER, O LORD*), ARMELLE MARQ, MARION THOMAS, EVELYN VERGARA SOPRANOS
CÉCILE BANQUEY, EUGÉNIE DE MEY, MATHILDE GATOUILLAT, MYRIAM JARMACHE, ALINE QUENTIN, CÉLIA STROOM ALTOS
NICOLAS DROUET, RICHARD GOLIAN, JOËL ROESSEL, SAMUEL ROUFFY, VIVIEN SIMON (HEAR MY PRAYER, O LORD*), RYAN VEILLET (A CIRCLE IN THE SAND*) TÉNORS
ADRIEN BÂTY, JEAN-CHRISTOPHE BRIZARD (A CIRCLE IN THE SAND*), ARTHUR CADY, THIBAUT JACQMIN, FLORENT MARTIN (HEAR MY PRAYER, O LORD*), EUDES PEYRE, RENÉ RAMOS BASSES GEOFFROY BERTRAN SIFFLEUR (A CIRCLE IN THE SAND)
*SOLISTES
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NOTRE ÎLE IMAGINAIRE
Aux origines de ce projet ambitieux, The Tempest (1611) de William Shakespeare (1564-1616) s’est imposé à moi pour exprimer les différents aspects de notre recherche et de notre travail. Tout d’abord, tout comme cet opus testamentaire et emblématique du dramaturge anglais explore les multiples facettes de la complexité humaine, notre programme traverse librement la diversité des époques et des styles musicaux, sans se limiter aux œuvres écrites pour la pièce. Cette large exploration du répertoire, miroir de l’esprit pluriel de The Tempest, offre pleine licence à l’émotion et fonde l’identité de notre compagnie.
L’autre point de rencontre fondamental entre notre travail et la tragicomédie de Shakespeare est l’importance accordée à la nature et à ses éléments, l’attrait d’un autre monde et de l’inconnu – le titre de la pièce et le nom de notre compagnie en témoignent d’emblée. À travers nos choix musicaux se déroulent les paysages imaginaires de l’île enchantée, se traduit la psychologie de certains personnages, s’incarnent des allégories…
À l’écoute de l’enregistrement, l’auditeur retrouvera la dramaturgie originelle, mais n’en verra pas pour autant l’exacte illustration : la pluralité des approches et le croisement des époques, des esthétiques et des langages – fruits d’un fin travail de transcription de l’atmosphère et de l’esprit de l’œuvre – créent un univers fantastique, une île qui nous est propre et reflète notre interprétation de The Tempest. Cet assemblage musical a priori déroutant échappe ainsi à la paraphrase, stimule l’imaginaire et provoque un éveil constant et inconscient de l’auditeur, plongé comme en une sorte de récit de voyage aux multiples conteurs.
Ici réside une autre ambition propre à notre compagnie : perturber notre tranquillité afin d’exciter l’esprit et de l’emporter vers un ailleurs inconnu, de la même façon que Shakespeare, par son voyage en terre étrangère, pousse à l’introspection et la réflexion.
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FAIRE SENS DANS LA DIVERSITÉ DES RÉPERTOIRES
C’est la Tempest de Matthew Locke (1621-1677) qui m’a convaincu d’associer des musiques aux langages parfois très éloignés. Les pièces instrumentales ici sélectionnées, conçues pour l’opéra inspiré par The Tempest de Thomas Shadwell (1642-1692), ne sont en effet pas narratives et ont le pouvoir, supérieur à celui de décrire, de suggérer des actions ou des atmosphères de la pièce. Locke avait choisi un ordre très précis dans la version de 1674, que j’ai maintenu ou perturbé afin de trouver un sens propre à l’histoire de notre temps. Cette même version regroupait des airs, récits, pièces instrumentales, chansons et chœurs composés par des contemporains de Locke. Ce genre d’opéra collectif, alors fréquent, m’a conforté dans mon choix d’un assemblage bigarré. J’en ai gardé la touchante plainte amoureuse de la Dorinda’s Song de James Hart (1647-1718) et la Dance of Fantastick Spirits de l’Anglo-Italien Giovanni Battista Draghi (1640-1708), particulièrement évocatrice des déchaînements de la tempête.
Concernant l’instrumentation, je me suis inspiré des usages en vigueur en Angleterre et en France à cette époque, mais aussi d’autres opéras de Locke. Il m’a paru naturel de rehausser les couleurs de l’orchestre selon le caractère des pièces et leur situation dans l’intrigue afin d’intensifier leur tempérament. J’ai également ajouté librement une partie de percussions : la majeure partie de ces pièces étant des danses inspirées de la musique populaire, ce mélange aurait pu avoir lieu à l’époque de Locke.
Henry Purcell (1659-1695) est l’autre compositeur anglais baroque auquel je me suis intéressé,  l’un des plus shakespeariens du XVIIe siècle mais aussi des plus intemporels. On a longtemps pensé qu’il avait écrit une musique pour le semi-opéra de Shadwell – à tort, mais cela ne retire en rien à l’évidence dramatique de sa musique, notamment de The Fairy Queen, inspiré du Songe d’une nuit d’été de Shakespeare. Il paraît évident que Purcell connaissait parfaitement The Tempest. J’ai voulu retenir ici sa musique sacrée plus que sa musique de scène. Écrite en majeure partie autour de 1680-1682, quelques années après la Tempest de Locke, elle est à mon sens sa plus belle, sa plus intime du point de vue du contrepoint, de la pureté de la
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ligne et de l’intensité. Elle m’a semblé traduire la part universelle et spirituelle de l’œuvre de Shakespeare – une sorte d’allégorie de la vision du Bien et du Mal de Prospero ou de Caliban. Et la sobriété confondante de Hear my prayer m’a immédiatement évoqué l’ultime monologue-profession de foi de Prospero.
En effectuant un grand saut dans le temps, j’ai débusqué le singulier Frank Martin (1890-1974). Pianiste et claveciniste, défenseur de la musique baroque, notamment de celle de Bach, il a enrichi le répertoire choral a capella du XXe siècle de deux chefs-d’œuvre : l’imposante Messe à double chœur (1922) et les superbes Songs of Ariel (1950), tirées de The Tempest de Shakespeare. En 1952, il écrira tout un opéra sur le livret de The Tempest : Der Sturm. Il y intégrera en l’état ses pièces chorales pour figurer les interventions d’Ariel, exécutées par un chœur depuis les coulisses. Shakespeare lui-même souhaitait que certains passages d’Ariel soient chantés. J’ai donc choisi d’intégrer ces cinq pièces, imbriquées de façon très précise dans le déroulement du programme. Tout comme les œuvres instrumentales de Locke, les Songs of Ariel rythment l’intrigue et harmonisent l’ensemble. De nature descriptive, intrigante, colorée et souriante, elles reflètent parfaitement la légèreté et l’impalpable présence de l’esprit des airs.
Certainement très inspiré par la musique vocale de Frank Martin, Philippe Hersant (né en 1948) manifeste lui aussi un certain amour pour la musique anglaise, notamment celle du XVIe siècle. Avec Falling Star (2005), profondément mélancolique et marqué par la présence de la viole de gambe, il rend hommage aux grands madrigalistes anglais. Hersant y convoque deux contemporains de Shakespeare, auteurs de poèmes métaphysiques évoquant leur vision allégorique de la mort et du surnaturel : John Donne (1572-1631) et Henry King (1592-1669). L’œuvre de Hersant s’articule autour de la dualité des deux poèmes, l’un chanté par les femmes l’autre par les hommes. Les voix se rejoignent ensuite dans un climax lumineux qui s’affaiblit avant de mener à une conclusion apaisée.
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L’univers musical de cet enregistrement prend un tout autre caractère avec les œuvres de Thierry Pécou (né en 1965). Dans A Circle in the Sand (2001), écrit sur un court passage shakespearien mêlant moquerie, rire, peur, effroi et folie, le compositeur fait du violon et des deux chœurs des outils de bruitage, cris ou sons indéterminés issus d’un ailleurs et d’un temps très lointains. Syllabes courtes, chants d’oiseaux, sifflements et sonorités « aztèques » construisent un décor halluciné, une véritable fresque picturale soulignant une part étrange de Shakespeare.
La seconde pièce, Pour un rituel imaginaire (1991), étonne par son effectif : le timbre chaud et suave des trois flûtes à bec basses – ces mêmes instruments utilisés pour les musiques de Locke – les rapproche inévitablement des flûtes en bois de certaines tribus amérindiennes. L’œuvre porte tout en son nom : elle évoque un moment de la pièce à part, un espace sacré, un rituel chanté et dansé. Elle est ce masque imaginaire (spectacle théâtral, musical et dansé en vogue dans l’Angleterre au XVIIe siècle) que développe Shakespeare au quatrième acte. Les flûtes prennent la forme de ces divinités mythologiques baroques : du théâtre dans le théâtre.
Simon-Pierre Bestion * Les citations entre guillemets sont extraites
de la traduction d’André du Bouchet (Mercure de France, 1997).
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OUR IMAGINARY ISLAND
William Shakespeare’s play The Tempest (1611), which lies at the origin of this ambitious project, struck me as the ideal vehicle to express the different aspects of our work. First of all, just as this testamentary and emblematic play by the English dramatist explores the multiple facets of human complexity, so our programme freely traverses a wide variety of periods and musical styles, without restricting itself to works actually written for the play. This wide-ranging exploration of the repertory, mirroring the plural spirit of The Tempest, gives free rein to emotion and is the founding element in the identity of our company. The other fundamental meeting point between our work and Shakespeare’s tragicomedy is the importance accorded to nature and its elements, the appeal of another world and of the unknown – as the title of the play and the name of our company at once make clear. Through our choice of music, the imaginary landscapes of the enchanted island unfold, the psychology of certain characters is depicted, allegories take on flesh and blood . . . Anyone who listens to this recording will recognise the original dramaturgy, yet will not hear an exact illustration of it: the plurality of approaches and the mixture of periods, aesthetics and languages – the result of a delicate process of transcription of the atmosphere and spirit of the work – create a fantastic universe, an island that is uniquely ours and reflects our interpretation of The Tempest. Hence this musical assemblage, disconcerting on the face of it, evades paraphrase, stimulates the imagination, and keeps the listener constantly though unconsciously on the alert, plunged as it were into a traveller’s tale told by multiple narrators. Here resides another specific ambition of our company: to disturb our tranquillity in order to stimulate the mind and carry it off into the unknown, in just the same way as Shakespeare, with his voyage into terra incognita, prompts us to introspection and reflection.
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MAKING SENSE OF THE DIVERSITY OF REPERTORIES
It was the Tempest music of Matthew Locke (1621-77) that persuaded me to associate pieces of music whose languages are sometimes very remote from each other. For the instrumental pieces selected here, written for the opera based on The Tempest by Thomas Shadwell (1642-92), are not narrative, and have the power – superior to that of mere description – of suggesting action or atmospheres found in the play. Locke chose a very precise order in the version of 1674, which I have preserved or disrupted as necessary in order to find a meaning appropriate to the history of our time. Shadwell’s version assembled airs, recitatives, instrumental pieces, songs and choruses composed by contemporaries of Locke. This type of collective opera, frequent at the time, confirmed me in my choice of a motley collection of music. From Shadwell’s version I kept the touching lover’s complaint Dorinda’s Song by James Hart (1647-1718) and the Dance of Fantastick Spirits by the Anglo-Italian Giovanni Battista Draghi (1640-1708), particularly evocative of the raging storm. In matters of instrumentation, I have based my work on current usage in England and France at this period, notably in other stage works by Locke. It seemed natural to enhance the colours of the orchestra according to the character of the pieces and their situation in the plot in order to intensify their mood. I also freely added percussion parts: since the majority of these pieces are dances with roots in folk music, this could well have been the practice in Locke’s time.
Henry Purcell (1659-95) is the other English Baroque composer to whom I turned, one of the most Shakespearean of the seventeenth century but also one of the most timeless. It was long thought that he had written music for Shadwell’s semi-opera – mistakenly, as it happens, but that takes nothing away from the dramatic aptness of his music, and notably of The Fairy Queen, based on Shakespeare’s A Midsummer Night’s Dream. It seems obvious that Purcell must have known The Tempest very well.
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Here I chose to use his sacred works rather than his music for the stage. The church music, mostly written around 1680-82, a few years after Locke’s Tempest, is in my opinion his finest and most intimate in terms of counterpoint, purity of line, and intensity. It seems to me to convey the universal and spiritual content of Shakespeare’s work – a sort of allegory of the vision of Good and Evil as depicted in Prospero or Caliban. And the spellbinding sobriety of Hear my prayer immediately suggested Prospero’s final monologue- profession of faith to me.
Making a huge leap in time, I lighted on the highly individual Frank Martin (1890-1974). A pianist and harpsichordist, a champion of Baroque music, notably that of Bach, he enriched the a cappella choral repertory of the twentieth century with two masterpieces: the imposing Mass for double choir (1922) and the superb Songs of Ariel (1950), whose texts come from Shakespeare’s Tempest. In 1952 he wrote an entire opera with a libretto based on the play: Der Sturm. He incorporated his choral pieces in this, unchanged, to represent the interventions of Ariel, performed by an offstage chorus. Shakespeare himself wanted certain passages of Ariel’s part to be sung. I therefore chose to insert these five pieces in the programme, very carefully interwoven at specific points. Like the instrumental pieces by Locke, the Songs of Ariel punctuate the plot and harmonise the entire programme. Descriptive, intriguing, colourful and benign, they perfectly reflect the lightness and impalpable presence of this ‘airy spirit’. The vocal music of Frank Martin was certainly a powerful source of inspiration to Philippe Hersant (born in 1948), who has also shown a certain love for English music, notably that of the sixteenth century. In Falling Star (2005), profoundly melancholic and characterised by the presence of the viola da gamba, he pays tribute to the great English madrigalists. Hersant sets two contemporaries of Shakespeare, authors of metaphysical poems that evoke their allegorical vision of death and the supernatural: John Donne (1572-1631) and Henry King (1592- 1669). Hersant’s work is articulated around the duality of the two poems, one sung by women, the other by men. Then the voices join forces in a luminous climax that dies away and leads to a calmer conclusion.
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The musical universe of this recording takes on a quite different character with the works of Thierry Pécou (born in 1965). In A Circle in the Sand (2001), a setting of a short passage from Shakespeare’s play mingling mockery, laughter, fear, dread and madness, the composer turns the violin and the two choirs into bruitist devices, producing indeterminate cries or sounds come from another, very distant place and time. Short syllables, birdsong, whistling and ‘Aztec’ sonorities construct a hallucinatory decor, a genuinely pictorial scene emphasising an exotic side to Shakespeare. The second piece, Pour un rituel imaginaire (For an imaginary ritual, 1991), is written for most unusual forces: the warm, mellow timbre of the three bass recorders – the same instruments used for the music of Locke – inevitably makes one think of the wooden flutes of certain Amerindian tribes. The work’s name says all one needs to know: it evokes a special moment of the play, a sacred space, a ritual in song and dance. It is the imagined masque (an entertainment combining theatre, music and dance that was in vogue in seventeenth-century England) that Shakespeare elaborates in the fourth act. The flutes assume the form of these Baroque mythological divinities: a play within the play.
Simon-Pierre Bestion
UNSERE IMAGINÄRE INSEL
Das diesem ehrgeizigen Projekt zugrundeliegende Stück „The Tempest“ (Der Sturm, 1611) von William Shakespeare (1564-1616) hat sich mir geradezu aufgedrängt, um so die verschiedenen Aspekte unserer Forschung und unserer Arbeit zum Ausdruck bringen zu können. Genauso wie das letzte und sinnbildhafte Opus des englischen Dramatikers die zahlreichen Facetten der komplexen menschlichen Persönlichkeit erkundet, so durchmisst unser Programm frei die verschiedenen musikalischen Epochen und Stilrichtungen und beschränkt sich dabei nicht auf die eigentlichen Vertonungen des Stückes. Diese breit angelegte Erforschung des Repertoires, Spiegel der thematischen Vielfalt von Shakespeares Stück, lässt den Emotionen freie Bahn und begründet auch die Identität unseres Ensembles. Der zweite wesentliche Punkt einer Verbindung zwischen unserer Arbeit und Shakespeares Tragikomödie besteht in der Bedeutung, die der Natur und ihrer Elemente zugemessen wird, die Verlockung einer anderen Welt und des Unbekannten - der Titel des Stückes sowie der Name unseres Ensembles belegen dies auf Anhieb. In den von uns ausgewählten Musikstücken entfalten sich die imaginären Landschaften der verzauberten Insel, es kommt auch die seelische Verfassung mancher handelnden Personen zum Tragen, da verkörpern sich Allegorien...
Beim Anhören der Aufnahme kann der Zuhörer die ursprüngliche Dramaturgie erkennen, allerdings nicht als genaue Spiegelung: Die Vielfalt der Ansätze und die Verzahnung der Epochen, der jeweils andersartigen Ästhetik und Tonsprachen – Ergebnis einer subtilen Übertragung der Atmosphäre und des Geistes des Werkes - erschaffen eine Fantasiewelt, eine Insel, die uns zu eigen ist und die unsere Interpretation von „The Tempest“ widerspiegelt. Diese zunächst einmal verwirrend erscheinende musikalische Zusammensetzung entgeht so der Paraphrase, regt die Fantasie an und verursacht ein ständiges und unbewusstes Wachsein des Hörers, der in eine Art Reisebericht mit etlichen Erzählern eintaucht.
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Hier liegt ein weiterer Anspruch unseres Ensembles: Wir streben die „Ruhestörung“ an, zur Anregung des Geistes und zur Mitnahme in Unbekanntes, in der gleichen Weise wie Shakespeare, der durch seine Reise in fremde Gefilde zu Introspektion und Nachdenken auffordert.
Mit unterschiedlichen Repertoires Sinn stiften Matthew Lockes (1621-1677) Stück „The Tempest“ hat mich dazu gebracht, Musikstücke mit manchmal sehr entfernten Tonsprachen miteinander zu kombinieren. Die hier gewählten Instrumentalstücke, die für die von Thomas Shadwells (1642-1692) „The Tempest“ inspirierte Oper geschaffen wurden, sind in der Tat nicht narrativ, aber sie sind in der Lage, Handlungen und Stimmungen anzudeuten, was noch besser ist als diese genau zu beschreiben. Locke hatte eine ganz bestimmte Reihenfolge in der Fassung von 1674 gewählt, welche ich beibehalten oder verändert habe, um einen uns für uns Heutige zeitgemäßen Sinn zu finden. Die Fassung bestand aus von Zeitgenossen Lockes komponierten Melodien, rezitativischen Elementen, Instrumentalstücken, Liedern und Chören. Diese von einem „Kollektiv“ geschaffene Oper (was zu dieser Zeit häufig vorkam) hat mich darin bestärkt, hier auch eine „bunte Mischung“ zu kreieren. So habe ich etwa die anrührende Liebesklage Dorinda’s Song von James Hart (1647-1718) sowie den Dance of Fantastick Spirits des Anglo-Italieners Giovanni Battista Draghi (1640- 1708) übernommen, da dieser Tanz die aufgewühlten Elemente eines Sturmes besonders gut illustriert.
In Bezug auf die Instrumentierung habe ich mich von der in England und Frankreich zu dieser Zeit gängigen Praxis sowie von anderen Opern Lockes inspirieren lassen. Es schien mir nur natürlich, die Farben des Orchesters je nach dem Charakter der Stücke und ihrer Platzierung in der Handlung zu verstärken, um ihre Stimmung zu unterstreichen. Ich habe auch eine Perkussionsstimme frei hinzugefügt: Da die meisten dieser Stücke von der Volksmusik inspirierte Tänze sind, hätte man eine solche „Mischung“ auch zu Lockes Lebzeiten antreffen können.
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Henry Purcell (1659-1695) ist der andere englische Barockkomponist, für den ich mich interessiert habe, denn er ist einer der Shakespeare am nächsten kommenden Komponisten des 17. Jahrhunderts, aber zugleich auch einer der musikalisch gesehen zeitlosesten. Man hat lange zu Unrecht geglaubt, dass er die Musik zu Shadwells Semiseria geschrieben hatte, aber das schmälert die Bedeutung des dramatischen Elementes seiner Musik keineswegs, insbesondere bei der von Shakespeares „Sommernachtstraum“ inspirierten „Fairy Queen“. Es scheint klar, dass Purcell „The Tempest“ genau kannte. Ich wollte hier aber den Fokus eher auf Purcells Kirchen- als auf seine Bühnenmusik legen. Diese entstand hauptsächlich um 1680/1682 herum, wenige Jahre nach Lockes „The Tempest“; meines Erachtens ist sie seine schönste, seine innigste Musik in Bezug auf Kontrapunkt, Reinheit der Linien und Intensität. Sie schien mir den universellen und spirituellen Anteil des Shakespeare-Stückes gut wiederzugeben - eine Art Allegorie auf Prosperos oder Calibans Vision von Gut und Böse. Und die bestürzende Nüchternheit des Hear My Prayer (Hör mein Bitten) hat mich sofort an Prosperos letzten Monolog erinnert, der sozusagen eine Art „Glaubensbekenntnis“ in sich birgt.
Bei einem großen Sprung durch die Zeit bin ich auf den einzigartigen Schweizer Komponisten Frank Martin (1890-1974) gestoßen. Dieser war Pianist, Cembalist und großer Verfechter der Barockmusik, vor allem der Bachs; er hat das A-capella-Chorrepertoire des 20. Jahrhunderts mit zwei Meisterwerken bereichert: nämlich mit der imposanten „Messe für Doppelchor“ (1922) sowie den wunderbaren, Shakespeares „Der Sturm“ entnommenen „Songs of Ariel“ (1950). 1952 vertonte er das Libretto von „The Tempest“ in der Übersetzung von August Wilhelm Schlegel, „Der Sturm“, als komplette Oper. Er baute seine Chorkompositionen in unveränderter Form in das Werk mit ein; diese Stücke figurieren hier Ariels Interventionen, die von einem Chor aus den Kulissen heraus gesungen werden. Shakespeare selbst hatte sich gewünscht, dass einige Passagen von Ariels Text gesungen werden sollten. Also habe ich beschlossen, diese fünf Stücke in das Programm mit aufzunehmen, die sehr genau in den Ablauf
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eingepasst wurden. Wie die Instrumentalwerke Lockes gliedern die „Songs of Ariel“ die Handlung und harmonisieren das Ganze. Beschreibend, faszinierend, bunt und freundlich spiegeln sie perfekt die Leichtigkeit und ungreifbare Präsenz des Luftgeistes.
Der sicherlich sehr von der Vokalmusik Frank Martins inspirierte französische Komponist Philippe Hersant (geb. 1948) zeigt auch eine gewisse Vorliebe für die englische Musik, vor allem die des 16. Jahrhunderts. Mit dem zutiefst melancholischen, von der Viola da gamba geprägten „Falling Star“ (2005) zollt er den großen englischen Madrigalisten Tribut. John Donne (1572-1631) und Henry King (1592-1669), zwei Shakespeare-Zeitgenossen, Verfasser metaphysischer, ihre allegorische Vision des Todes und des Übernatürlichen evozierender Gedichte, liefern die Textgrundlage für Hersants Komposition. Sein Werk befasst sich mit der Dualität der beiden Gedichte; das eine wird von Frauen, das andere von Männerstimmen gesungen. Die Stimmen vereinen sich dann zu einem leuchtenden Höhepunkt, der sich anschließend abschwächt und zu einem friedlich-beruhigten Ende führt.
Der Charakter der hier auf diesem Album eingespielten Musik ändert sich völlig mit den Werken des 1965 geborenen Thierry Pécou. In „A Circle in the Sand“(2001), der Vertonung einer kurzen Shakespeare-Textpassage mit einer Mischung aus Spott, Lachen, Angst, Schrecken und Wahnsinn, macht der Komponist die Violine und die beiden Chöre zu Soundeffekt-Werkzeugen, mit Schreien oder unbestimmten Tönen aus einem weit entfernten Anderswo und einer ebenso fernen Zeit. Kurze Silben, Vogelstimmen, Pfeifen und „aztekisch“ Klingendes bilden ein irrwitziges klangliches Dekor; es handelt sich um eine regelrechte Tonmalerei zur Hervorhebung des Seltsam-Befremdlichen in Shakespeares Werk.
Das zweite Stück, „Pour un rituel imaginaire“ (Für ein imaginäres Ritual, 1991) überrascht durch seine Besetzung: Das warme und süße Timbre der drei Bassflöten – der Instrumente, die auch Locke für seine
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Musikstücke benutzte – stellt unweigerlich eine Verbindung her zu den Holzflöten einiger Indianerstämme. Der Titel des Werkes sagt eigentlich schon alles; es evoziert einen ganz besonderen Moment des Stückes, einen heiligen Raum, ein gesungenes und getanztes Ritual. Es ist eben diese imaginäre „Masque“ (ein Maskenspiel, das Theater, Musik und Tanz vereinte und im 17. Jahrhundert in England sehr populär war), die Shakespeare im vierten Akt herausarbeitet. Die Flöten nehmen die Gestalt der barocken mythologischen Gottheiten an, das ist Theater im Theater.
Simon-Pierre Bestion
UN CHEMIN DRAMATURGIQUE ET MUSICAL
1-3 OUVERTURE Introduction de caractère varié, synthèse en trois mouvements de la pièce. (Locke, Introduction, Gaillard, Gavot)
ACTE I 4 Scène 1
Non loin d’une île perdue au milieu de la Méditerranée, un «  fier navire*  » se trouve aux prises avec les esprits déchaînés de la mer et du vent. (Locke, Dance of Fantastick Spirits)
5 Scène 2 Émue par le naufrage du navire, Miranda, habitante de l’île, interroge son père, qu’elle sait responsable de la tempête meurtrière. Prospero révèle à sa fille la raison de leur vie retirée : autrefois duc de Milan, il fut trompé puis exilé avec elle par son frère Antonio. Sur l’île, il développa des talents de magicien, aujourd’hui instruments de sa vengeance. Les naufragés, tous saufs, ont été dispersés sur l’île par Ariel. L’esprit des airs est au
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A DRAMATURGICAL AND MUSICAL PATH
1-3 OVERTURE An introduction of varied character, a synthesis of the play in three movements. (Locke, Introduction, Galliard, Gavot)
ACT ONE 4 Scene 1
Not far from an island lost in the middle of the sea, a ‘brave vessel’ struggles against the raging spirits of the sea and the wind.
(Locke, Dance of Fantastick Spirits)
5 Scene 2 Affected by the shipwreck, Miranda, an inhabitant of the island, questions her father, whom she knows to be responsible for the murderous storm. Prospero tells his daughter why they live this isolated life: he was once Duke of Milan, but was betrayed and then exiled with her by his brother Antonio. On the island he has developed skills as a magician, which today will be the instruments of his vengeance. The shipwreck victims, all of whom have survived, have been dispersed across the island by Ariel.
DRAMATURGISCHER UND MUSIKALISCHER WEGWEISER
1. AUFZUG 4 1. Szene
Nicht weit von einer einsamen Insel inmitten des Ozeans kämpft ein stolzes Schiff mit den entfesselten Geistern des Meeres und des Windes. (Locke, Dance of Fantastick Spirits)
5 2. Szene Miranda, eine vom Schiffbruch verstörte Inselbewohnerin, befragt ihren Vater, der, wie sie weiß, den mörderischen Sturm ausgelöst hat. Prospero erklärt seiner Tochter die Gründe für ihr zurückgezogenes Leben: Einstmals war er Herzog von Mailand, wurde aber getäuscht und von seinem Bruder Antonio zusammen mit ihr in die Verbannung geschickt. Auf der Insel hat er magische Kräfte entwickelt, die ihm nun als Racheinstrumente dienen. Die alle mit heiler
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service de Prospero, tout comme Caliban, fils de la sorcière Sycorax. (Purcell, Let mine eyes run down with tears)
6 Ferdinand, fils du roi de Naples, reprend connaissance en un endroit de l’île au son d’un air étrange « portant le souvenir de [s]on père ». (Martin, Come unto these yellow sands)
7 Invisible, Ariel poursuit sa chanson, enjoignant les «  nymphes de la mer  » à sonner le glas pour les naufragés. (Martin, Full Fathom Five)
L’esprit des airs rapproche Miranda et Prospero de Ferdinand  : la jeune fille en tombe immédiatement amoureuse tandis que le second imagine déjà comment parfaire avec lui sa vengeance.
8 Rideau Fin de l’acte sur une note d’espoir mêlée du sentiment vengeur de Prospero. (Locke, Lilk)
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This ‘airy spirit’ is in Prospero’s service, as is Caliban, the son of the witch Sycorax. (Purcell, Let mine eyes run down with tears)
6 Ferdinand, the son of the King of Naples, regains consciousness elsewhere on the island to the sound of a strange song that ‘remembers [his] drowned father’. (Martin, Come unto these yellow sands)
7 Invisible, Ariel continues his song, enjoining the ‘sea-nymphs’ to ‘ring the knell’ of those who have been shipwrecked. (Martin, Full Fathom Five)
The airy spirit takes Miranda and Prospero to Ferdinand: the girl immediately falls in love with him, while her father is already thinking of how to use him to complete his vengeance.
8 Curtain The act ends on a note of hope mingled with Prospero’s vengeful sentiments. (Locke, Lilk)
Haut davongekommenen Schiffbrüchigen sind von Ariel auf der Insel in alle Winde zerstreut worden. Der Luftgeist steht Prospero zu Diensten, ebenso wie Caliban, der Sohn der Hexe Sycorax. (Purcell, Let mine eyes run down with tears)
6 Ferdinand, der Sohn des Königs von Neapel, kommt auf der Insel wieder zu Bewusstsein, zu den Klängen einer seltsamen Weise, „die von [s]einem Vater spricht.“ (Martin, Come unto these yellow sands)
7 Der unsichtbare Ariel singt weiter und fordert die Meeresnymphen auf, die Totenglocke für die Schiffbrüchigen zu läuten. (Martin, Full Fathom Five)
Der Luftgeist bringt Miranda und Prospero mit Ferdinand zusammen, das junge Mädchen verliebt sich sofort in Ferdinand, während Prospero darüber nachsinnt, wie er mit ihm seine Rache vollenden kann.
8 Vorhang Der Aufzug endet hoffnungsvoll, aber Prosperos Rachegelüste schwingen noch mit. (Locke, Lilk)
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ACTE II 9 Scène 1
Ailleurs sur l’île, le souverain napolitain Alonso, son serviteur Gonzalo, son frère Sebastian et Antonio, frère maudit de Prospero, découvrent la terre salvatrice. Alonso pleure son fils perdu. Pour chasser son chagrin, Gonzalo imagine un monde utopique dont il serait le monarque, où « la nature d’elle-même fournirait de ses fruits tout en abondance, […] pour nourrir [s]on peuple innocent ». (Hersant, Falling Star)
10 Scène 2 L’invisible Ariel se mêle au groupe et l’endort de sa musique – excepté Sebastian et Antonio. Ce dernier exhorte Sebastian à tuer son frère, à s’emparer du trône et à libérer Milan de son tribut. Le danger est écarté par Ariel, qui réveille Gonzalo. (Locke, Curtain Tune)
11 Ailleurs encore, Caliban est de corvée de bois sous l’orage, maudissant Prospero et ses esprits qui le martyrisent. Trinculo, un bouffon rescapé du naufrage, vient s’abriter
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ACT TWO 9 Scene 1
Elsewhere on the island, Alonso, King of Naples, his servant Gonzalo, his brother Sebastian, and Antonio, Prospero’s accursed brother, have reached safety on dry land. Alonso weeps for the son he believes he has lost. To banish the king’s grief, Gonzalo imagines a utopian state that he (Gonzalo) would govern, where ‘. . . nature should bring forth / Of its own kind all foison, all abundance, / To feed my innocent people’. (Hersant, Falling Star)
10 Scene 2 The invisible Ariel mingles with the group and lulls everyone to sleep with his music, except for Sebastian and Antonio. The latter urges Sebastian to kill his brother, seize the throne of Naples, and free Milan of its tribute. Ariel averts the danger by wakening Gonzalo. (Locke, Curtain Tune)
11 In another part of the island, Caliban is carrying a load of wood in the storm, cursing Prospero and his spirits who torment him. Trinculo, a jester who has escaped the shipwreck, shelters
2. AUFZUG 9 1. Szene
Anderswo auf der Insel erkunden der neapolitanische König Alonso, sein Diener Gonzalo, sein Bruder Sebastian und Antonio, Prosperos verfluchter Bruder, das rettende Land. Alonso beweint seinen verlorenen Sohn. Um seinen Kummer zu vertreiben, ersinnt Gonzalo eine utopische Welt, in der er der Monarch wäre und wo „die Natur aus eignem Trieb alles in Überfluss hervorbringen sollte, was zum Unterhalt [s]eines unschuldigen Volkes nötig wäre“1. (Hersant, Falling Star)
10 2. Szene Der unsichtbare Ariel mischt sich unter die Gruppe und wiegt sie mit seiner Musik in den Schlaf, bis auf Sebastian und Antonio. Letzterer versucht Sebastian zur Tötung seines Bruders zu verleiten; er solle dann den Thron an sich reißen und Neapel von dem Tribut befreien. Die Gefahr wird von Ariel abgewendet, der Gonzalo weckt. (Locke, Curtain Tune)
11 An anderer Stelle muss Caliban im Gewitter Holz sammeln und verflucht dabei Prospero
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sous ses robes, le transformant ainsi, aux yeux de Stephano, sommelier ivrogne à la recherche de son ami, en véritable monstre. Par delà la farce, Caliban est fasciné par Stephano et, ivre à son tour, s’en remet aux deux compères pour briser le joug de son maître. (Purcell, Jehovah, quam multi sunt hostes mei)
12 Rideau Fin du deuxième acte sur une note humoristique et champêtre. (Locke, Rustick Air)
ACTE III 13 Scène 1
Voyant Ferdinand contraint aux plus viles tâches par son père, Miranda lui révèle son amour, qui s’avère réciproque. Prospero s’en réjouit pour son propre dessein. (Hart, Dorinda’s Song)
14 Scène 2 Stephano et Trinculo se disputent, ignorant qu’Ariel sème le trouble parmi eux. Caliban veut convaincre Stephano de brûler les
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under Caliban’s gaberdine, thus transforming himself into a veritable monster in the eyes of the drunken butler Stephano, who is seeking his friend. Once this farcical episode is over, Caliban is fascinated by Stephano, and, now drunk as well, looks to the two companions to break his master’s yoke. (Purcell, Jehovah, quam multi sunt hostes mei)
12 Curtain End of the second act, on a humorous and bucolic note. (Locke, Rustick Air)
ACT THREE 13 Scene 1
Seeing Ferdinand forced to perform the basest tasks by her father, Miranda reveals her love for him, which proves to be reciprocated. Prospero rejoices, for this fits in with his own scheme. (Hart, Dorinda’s Song)
14 Scene 2 Stephano and Trinculo argue, unaware that the invisible Ariel is sowing discord between
und die Geister, die ihn quälen. Trinculo, ein ebenfalls schiffbrüchiger Hofnarr, sucht Schutz unter seinen Gewändern und verwandelt ihn somit in den Augen Stephanos, eines berauschten, nach seinem Freund suchenden Kellermeisters, in ein echtes Ungeheuer. Posse hin oder her, Caliban ist von Stephano fasziniert; er ist seinerseits berauscht und verlässt sich auf seine beiden Gesellen, um die Knechtschaft seines Herrn zu beenden. (Purcell, Jehovah, quam multi sunt hostes mei)
12 Vorhang Der zweite Aufzug endet mit einem humoristischen Ausklang und in ländlicher Atmosphäre. (Locke, Rustick Air)
3. AUFZUG 13 1. Szene
Als Miranda sieht, dass ihr Vater Ferdinand zu den niedrigsten Arbeiten gezwungen hat, gesteht sie ihm ihre Liebe und erfährt, dass diese auf Gegenseitigkeit beruht. Prospero freut sich darüber, denn er denkt dabei an sein eigenes Vorhaben. (Hart, Dorinda’s Song)
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livres de magie de Prospero et lui promet la main de Miranda. Réconciliés, les trois gaillards s’éloignent en chœur. Ariel accompagne leur chant cacophonique puis va dénoncer Caliban à son maître. (Pécou, A Circle in the Sand)
15 Scène 3 Alonso, Gonzalo, Sebastian, Antonio et leurs compagnons sont à bout de force. Passée leur surprise de se voir offrir un festin par d’étranges fantômes, ils se hâtent de se rassasier. (Locke, Saraband)
16 L’orage se remet à tonner. Ariel, «  sous forme d’une harpie  », harangue Alonso, Sebastian et Antonio, et les menace du déferlement des forces de la nature. (Martin, You are three men of sin)
17 Rideau Fin de l’acte sur l’envolée spectaculaire d’Ariel et la panique des hommes. (Locke, Minoit)
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them. Caliban tries to persuade Stephano to burn Prospero’s books of magic and promises him Miranda’s hand. Reconciled, the three go off singing in chorus. Ariel accompanies their cacophonic song, then goes to denounce Caliban to his master. (Pécou, A Circle in the Sand)
15 Scene 3 Alonso, Gonzalo, Sebastian, Antonio and their companions are exhausted. Once they have got over their surprise at being offered a banquet by strange ghostly figures, they hasten to eat their fill. (Locke, Saraband)
16 There is renewed thunder and lightning. Ariel, ‘like a harpy’, harangues Alonso, Sebastian and Antonio, and threatens them with the fury of the elements. (Martin, You are three men of sin)
17 Curtain The act ends with Ariel flying off in spectacular fashion while the three men panic. (Locke, Minoit)
14 2. Szene Stephano und Trinculo streiten miteinander, und merken nicht, dass Ariel Zwietracht sät. Caliban möchte Stephano dazu bringen, sich der Bücher Prosperos über Magie zu bemächtigen und verspricht ihm Mirandas Hand. Versöhnt trollen sich die drei Kumpane singend ihres Weges. Ariel begleitet ihren schrägen Gesang und eilt dann zu seinem Herrn, um Caliban zu verraten. (Pécou, A Circle in the Sand)
15 3. Szene Alonso, Gonzalo, Sebastian, Antonio und ihre Gefährten sind am Ende ihrer Kräfte. Nachdem sie sich von ihrer Überraschung über das von seltsamen Gestalten angebotene Festmahl erholt haben, eilen sie, sich daran zu laben. (Locke, Saraband)
16 Das Gewitter beginnt zu grollen. Ariel „kommt in Gestalt einer Harpyie“2, ermahnt Alonso, Sebastian und Antonio und droht ihnen mit dem Hereinbrechen der Naturgewalten. (Martin, You are three men of sin)
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ACTE IV 18 Scène 1
La mise à l’épreuve de Ferdinand est terminée : Prospero lui apprend la vérité et lui accorde la main de sa fille. Il demande à Ariel de réunir tous les esprits à son service. (Martin, Before you can say 'come' and 'go')
19 Ces derniers organisent un masque aux personnages mythologiques, qui célèbrent l’amour de Ferdinand et Miranda. «  C’est là une vision d’une majesté infinie,  et harmonieuse à plaisir… Dois-je supposer que nous avons près de nous des esprits ? », s’enquiert Ferdinand. (Pécou, Pour un rituel imaginaire)
20 Au plus fort de la fête, Prospero se souvient de la trahison de Caliban. Sur ses ordres, Ariel étend sur une corde ses plus beaux habits  : Caliban et ses deux complices, trempés et crottés, se laisseront prendre au piège. Ils sont alors pris en chasse par des esprits menés par Ariel sous la forme d’une meute de chiens. (Locke, Martial Jigg)
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ACT FOUR 18 Scene 1
Ferdinand’s time of trial is over: Prospero tells him the truth and grants him his daughter’s hand. He commands Ariel to assemble all the spirits that serve him. (Martin, Before you can say 'come' and 'go')
19 The spirits organise a masque with mythological personages, who celebrate the love of Ferdinand and Miranda. ‘This is a most majestic vision, and / Harmonious charmingly. May I be bold / To think these spirits?’, asks Ferdinand. (Pécou, Pour un rituel imaginaire)
20 When the festivities have reached their height, Prospero remembers Caliban’s treachery. On his orders, Ariel hangs up his finest garments on a line: Caliban and his two accomplices, wet and covered in mud, fall into the trap. They are then chased off by spirits in the form of a pack of dogs, led by Ariel. (Locke, Martial Jigg)
17 Vorhang Der Aufzug endet mit dem spektakulären Verschwinden Ariels unter Donnergrollen sowie der großen Furcht der Männer. (Locke, Minoit)
4. AUFZUG 18 1. Szene
Ferdinands Prüfung ist beendet. Prospero verrät ihm die Wahrheit und schenkt ihm die Hand seiner Tochter. Er bittet Ariel, die Geisterschar, die ihm zu Diensten ist, zu versammeln. (Martin, Before you can say 'come' and 'go')
19 Die Geister veranstalten ein allegorisches Schauspiel mit Personen der Mythologie, welche Ferdinands und Mirandas Liebe feiern. „Dies ist ein höchst majestätisches Gesicht, und eine bezaubernde Harmonie! Darf ich kühnlich glauben, dass es Geister sind?“3 fragt Ferdinand. (Pécou, Pour un rituel imaginaire)
20 Auf dem Höhepunkt des Festes erinnert sich Prospero an Calibans Verrat. Auf seinen Befehl hin hängt Ariel an einer Leine seine schönsten Gewänder auf- Caliban und seine
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ACTE V 21 Scène 1
Touché par l’épuisement des naufragés, Prospero décide de rompre les sortilèges et de pardonner. Sa vengeance a été assouvie, il renonce désormais à la magie. (Purcell, O God, thou hast cast us)
22 Ariel et Caliban sont également affranchis. (Martin, Where the bee sucks)
23 Une fois les effets des enchantements dissipés, les rescapés se réveillent, hagards, et reconnaissent Prospero, paré de sa tenue ducale. Alonso implore son pardon et lui rend son trône. Le navire est miraculeusement remis en état et chacun s’interroge sur la réalité de ces dernières heures. (Locke, Canon à quatre)
24 ÉPILOGUE Prospero confie qu’il n’aurait rien pu faire sans la magie et les esprits qui l’ont servi. «  Ne fatiguez pas votre esprit à rebattre la singularité de ce qui nous échoit…  Le moment venu, […]  je veux élucider –  en
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ACT FIVE 21 Scene 1
Touched by the exhaustion of the shipwreck victims, Prospero decides to break his charms and pardon them. Now that his vengeance has been accomplished, he abjures magic. (Purcell, O God, thou hast cast us)
22 Ariel and Caliban are also freed. (Martin, Where the bee sucks)
23 Once the effects of the spells have worn off, the dazed survivors awaken and recognise Prospero, now arrayed in his ducal attire. Alonso beseeches his forgiveness and restores his dukedom to him. The ship is miraculously repaired and the characters ask themselves what has really happened in these past few hours. (Locke, Canon à quatre)
24 EPILOGUE Prospero admits that he could have achieved none of this without his magic and the spirits who served him, and tells Alonso: Sir, my liege, Do not infest your mind with beating on
beiden ebenfalls durchnässten und vor Morast triefenden Spießgesellen gehen in die Falle. Sie werden daraufhin von einer von Ariel angeführten Meute von Geistern in Gestalt von Hunden verjagt. (Locke, Martial Jigg)
5. AUFZUG 21 1. Szene
Prospero ist gerührt von der Erschöpfung der Schiffbrüchigen und beschließt, den Zauberbann zu brechen und ihnen zu verzeihen. Sein Rachebedürfnis ist gestillt und er verzichtet von nun an auf jegliche Magie. (Purcell, O God, thou hast cast us)
22 Ariel und Caliban werden ebenfalls freigelassen. (Martin, Where the bee sucks)
23 Nachdem der Zauber nachgelassen hat, erwachen die Geretteten verstört und erkennen Prospero, der nun in seine herzoglichen Gewänder gehüllt ist. Alonso erfleht seine Gnade und gibt ihm sein Herzogtum zurück. Das Schiff ist wundersamerweise neu getakelt und alle fragen sich, ob das, was sie in
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sorte qu’ils vous apparaîtront plausibles, chacun des événements passés. » (Purcell, Hear my prayer)
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The strangeness of this business. At picked leisure, Which shall be shortly, single I’ll resolve you, Which to you shall seem probable, of every These happened accidents; till when be cheerful, And think of each thing well. (Purcell, Hear my prayer)
den letzten Stunden erlebt haben, wirklich geschehen ist. (Locke, Canon à quatre)
24 EPILOG Prospero verkündet, dass er ohne die Magie und ohne die dienstbaren Geister nichts hätte bewirken können. „Verstört nicht Eu’r Gemüt durch Grübeln über/Der Seltsamkeit des Handels; wenn wir Muße/Gesammelt, was in kurzem wird geschehn,/Will ich Euch Stück für Stück Erklärung geben,/Die Euch gegründet dünken soll, von jedem/Ereignis, das geschehn.“4 (Purcell, Hear my prayer)
1 Dt. Übersetzung übernommen aus: [William] Shakespear[e], Der Sturm; oder: Die bezauberte Insel. in: Theatralische Werke. Aus dem Englischen übersetzt von Herrn [Christoph Martin] Wieland. IItr. Band, Zürich, beÿ Orell Geßner, und Comp. 1763. Anm. d. Ü.
2 Ebenda. Anm. d. Ü. 3 Ebenda. Anm. d. Ü.
4 Dt. Übersetzung entnommen aus: Der Sturm in: William Shakespeare’s sæmmtliche Werke übersetzt im Metrum des Originals [von August Wilhelm von Schlegel], I. Bändchen, Sollinger, Wien 1825.
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5 LET MINE EYES RUN DOWN WITH TEARS, ANTHEM Z24 (V. 1682) HENRY PURCELL (1659 – 1695)
Let mine eyes run down with tears night and day, and let them not cease: for the virgin daughter of my people is broken with a great breach, with a very grievous blow.
If I go forth into the field, then behold the slain with the sword! and if I enter into the city, then behold them that are sick with famine! yea, both the prophet and the priest go about into a land that they know not. Hast thou utterly rejected Judah? hath thy soul lothed Zion?
Why hast thou smitten us, and there is no healing for us? we looked for peace, and there is no good; and for the time of healing, and behold trouble!
We acknowledge, O Lord, O Lord, our wickedness, and the iniquity of our fathers: for we have sinned against thee.
Do not abhor us, for thy name’s sake, do not disgrace the throne of thy glory: remember, break not thy covenant with us.
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Mes yeux se fondront en larmes la nuit et le jour, et ne cesseront pas de pleurer; Car la vierge, fille de mon peuple, va être frappée d'un grand désastre; Ce sera une plaie douloureuse.
Si je vais dans les champs, voici des hommes que le glaive a percés; Si j'entre dans la ville, voilà des gens que consume la faim. Le prophète lui-même et le prêtre sont errants, Dans un pays qu'ils ne connaissaient pas. As-tu donc entièrement rejeté Juda? Ton âme a-t-elle pris Sion en dégoût?
Pourquoi nous as-tu frappés sans qu'il y ait pour nous de guérison? Nous attendions la paix, et il ne vient rien de bon; Le temps de la guérison, et voici l'épouvante.
Jéhovah, Jéhovah, nous reconnaissons notre méchanceté, et l'iniquité de nos pères, Car nous avons péché contre toi;
Pour l'amour de ton nom, ne dédaigne pas, Ne profane pas le trône de ta gloire; Souviens-toi, ne romps pas ton alliance, avec nous.
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Are there any among the vanities of the Gentiles that can cause rain? or can the heavens give showers? art not thou he, O Lord our God?
Therefore we will wait upon thee: for thou hast made all these things.
6 COME UNTO THESE YELLOW SANDS, SONGS OF ARIEL (1950) FRANK MARTIN (1890 – 1974)
(Re-enter ARIEL, invisible, playing and singing; FERDINAND following)
[ARIEL'S song] Come unto these yellow sands, And then take hands: Courtsied when you have and kiss'd The wild waves whist, Foot it featly here and there; And, sweet sprites, the burthen bear. Hark, hark!
[BURTHEN (dispersedly, within) : Bow-wow !]
[ARIEL] The watch-dogs bark!
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Parmi les vaines idoles des nations, en est-il qui fasse pleuvoir? Est-ce le ciel qui donnera la pluie? N'est-ce pas toi, Jéhovah, notre Dieu?
Nous avons espoir en toi, Car c'est toi qui as fait toutes ces choses.
(Ariel rentre invisible, chantant et jouant d’un instrument ; Ferdinand le suit.)
[ARIEL chante] Venez sur ces sables jaunes, Et prenez-vous par les mains ; Quand vous vous serez salués et baisés (Les vagues turbulentes se taisent), Pressez-les çà et là de vos pieds légers ; Et que de doux esprits répètent le refrain. Écoutez, écoutez.
[REFRAIN (Le son se fait entendre de différents en-droits) : Ouaf, ouaf !]
[ARIEL] Les chiens de garde aboient.
[LE MÊME REFRAIN : Ouaf, ouaf !]
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[ARIEL] Hark, hark! I hear The strain of strutting chanticleer Cry, Cock-a-diddle-dow.
7 FULL FATHOM FIVE, SONGS OF ARIEL (1950) FRANK MARTIN (1890 – 1974)
[ARIEL sings]
Full fathom five thy father lies; Of his bones are coral made; Those are pearls that were his eyes: Nothing of him that doth fade. But doth suffer a sea-change Into something rich and strange. Sea-nymphs hourly ring his knell
[BURTHEN : Ding-dong]
Hark! now I hear them,—Ding-dong, bell.
9 FALLING STAR (2005) PHILIPPE HERSANT (1948)
SIC VITA (Henry King) Like to the falling of a Starre; Or as the flights of Eagles are; Or like the fresh springs gawdy hew; Or silver drops of morning dew;
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[ARIEL] Écoutez, écoutez ; j’entends La voix claire du coq crêté Qui crie : Cocorico.
[ARIEL chante]
À cinq brasses sous les eaux ton père est gisant, Ses os sont changés en corail ; Ses yeux sont devenus deux perles ; Rien de lui ne s’est flétri. Mais tout a subi dans la mer un changement En quelque chose de riche et de rare. D’heure en heure les nymphes de la mer tintent son glas.
[REFRAIN : Ding dong]
Écoutez, je les entends : ding dong, glas.
SIC VITA Comme la chute d’une étoile, Ou l’envol des aigles, Ou la teinte éclatante du printemps frais, Ou les gouttes d’argent de la rosée du matin,
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Or like a wind that chafes the flood ; Or bubbles which on water stood ; Even such is man, whose borrow’d light Is streight call’d in, and paid to night.
The Wind blowes out ; the Bubble dies ; The Spring entomb’d in Autumn lies ; The Dew dries up ; the Starre is shot ; The Flight is past ; and Man forgot.
SONG (John Donne) Goe, and catche a falling starre, Get with child a mandrake roote, Tell me where all past yeares are, Or who cleft the Devils foot, Teach me to heare Mermaides singing, Or to keep off envies stinging, And finde What winde Serves to advance an honest minde. If thou beest borne to strange sights, Things invisible to see, Ride ten thousand daies and nights, Till age snow white haires on thee, Thou, when thou retorn’st, wilt tell mee All strange wonders that befell thee (…)
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Ou une bise faisant frissonner les flots, Ou des bulles à la surface de l’eau, Tel est l’homme, dont la lumière prêtée Aussitôt reprise, s’anéantit dans la nuit.
La brise s’apaise, la bulle éclate ; Le printemps gît, enseveli dans l’automne ; La rosée sèche, l’étoile file ; Le vol passe, et l’homme est oublié.
CHANSON Va attraper une étoile filante, Fais qu’une racine de Mandragore enfante, Dis-moi où sont les jours d’antan passés, Qui fit fourcher les pieds du Diable, Enseigne-moi à ouïr le chant de Sirènes, À me prémunir des piqûres de la haine, Et m’apprends Quel vent Sert à pousser l’esprit honnête en avant. Si tu es né pour des paysages impossibles, Pour voir des choses invisibles, Chevauche mille et une nuits, Jusqu’à ce que l’âge sur toi fasse neiger des cheveux blancs, Toi, tu me diras, quand tu seras rentré, Toutes les merveilles étranges que tu auras rencontrées (…)
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11 JEHOVA QUAM MULTI SUNT HOSTES MEI, ANTHEM Z135 (V.1682) HENRY PURCELL (1659 – 1695)
Jehova, quam multi sunt hostes mei! Quam multi insurgunt contra me. Quam multi dicunt de anima mea; non est ulla salus isti in Deo plane.
At tu, Jehova, clypeus es circa me; gloria mea, et extollens caput meum.
Voce mea ad Jehovam clamanti, respondit mihi e monte sanctitatis suae maxime. Ego cubui et dormivi, ego expergefeci me; quia Jehova sustentat me.
Non timebo a myriadibus populi, quas circumdisposuerint metatores contra me. Surge, Jehova, fac salvum me Deus mi; qui percussisti omnes inimicos meos maxilliam, dentes improborum confregisti.
Jehova est salus: super populum tuum sit benedictio tua maxime.
13 DORINDA'S SONG, THE TEMPEST (1667) JAMES HART (1647 – 1718)
Adieu to the Pleasures and Follies of Love; For a passion more Noble my Fancy doth move: My Shepherd is Dead, and I Live to proclaim,
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Jéhovah, que mes ennemis sont nombreux, quelle multitude se lève contre moi. Nombreux sont ceux qui disent à mon sujet : Plus de salut pour lui auprès de Dieu !
Mais toi, Jéhovah, tu es mon bouclier, tu es ma gloire, et tu relèves ma tête.
De ma voix je crie vers Jéhovah, et il me répond de sa montagne sainte. Je me suis couché et me suis endormi ; je me suis réveillé, car Jéhovah est mon soutien.
Je ne crains pas devant le peuple innombrable, qui m'assiège de toutes parts. Lève-toi, Jéhovah ! Sauve-moi, mon Dieu ! Car tu frappes à la joue tous mes ennemis, tu brises les dents des méchants.
À Jéhovah le salut ! Que ta bénédiction soit sur ton peuple !
Adieu aux plaisirs et folies de l’Amour ; Vers une passion plus noble va mon coeur ; Mon berger est mort, et je vis pour proclamer,
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In sorrowful Notes, my Amintas his Name. The Wood-Nymphs reply, when they hear me complain, Thou never shalt see thy Amintas again : For Death hath befriended him, Fate hath defended him, None, none, alive is so happy a Swain.
You Shepherds and Nymphs, that have danc'd to his lays, Come help me to sing forth Amintas his praise ; No Swain for the Garland durst with him dispute, So sweet were his notes while he sung to his Lute : Then come to his Grave, and your kindness pursue, To weave him a Garland of Cypress, and Yew : For Life hath forsaken him, Death hath o're-taken him ; No Swain again will be ever so true.
Then leave me alone to my wretched Estate, I lost him too soon, and I Lov'd him too late ; Yon Ecchoes, and Fountains, my witnesses prove, How deeply I sigh for the loss of my Love : And now of our Pan, whom we chiefly adore, This favour I never will cease to Implore ; That now I may go above, And there enjoy my Love ; Then, then I never will part with him more.
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Par des notes emplies de tristesse, son nom, mon Amyntas. Les nymphes des bois répondent, lorsqu’elles entendent ma plainte : « Tu ne verras jamais plus ton Amyntas. » Car la mort l‘a séduit, Le destin l’a défendu, Aucun des vivants n’est un berger aussi heureux.
Vous bergers et nymphes, Qui avez dansé sur ses chansons, Aidez moi à faire entendre d'Amyntas la douloureuse louange ; Nul autre soupirant ne pourra rivaliser avec son chant : Elle était si douce sa voix lorsqu’il l’accompagnait de son luth ! Venez alors sur sa tombe, et entourez-la de votre tendresse, pour lui tisser une couronne de cyprès et d’if. Car la vie l’a abandonné, La mort l’a submergé ; Nul autre prétendant ne pourra m’être mieux assorti.
Alors laissez-moi moi seule à mon misérable sort. Je l’ai perdu trop tôt, et l’ai aimé trop tard ; De faibles échos, et les fontaines prouvent Avec quelle force je pleure la perte de mon Amour. Alors désormais à notre cher Pan, que nous adorons par dessus tout, Je ne cesserai de réclamer cette faveur : Celle de monter céans au ciel, Pour y jouir de mes amours ; Et là alors, je ne serai jamais plus de lui séparée.
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14 A CIRCLE IN THE SAND (2001) THIERRY PÉCOU (1965)
ARIEL sings: Flout 'em and scout 'em And scout 'em and flout 'em Thought is free.
CALIBAN: That's not the tune.
STEPHANO: What is this same?
TRINCULO: This is the tune of our catch, played by the picture of Nobody.
STEPHANO sings: If thou beest a man, show thyself in thy likeness. If thou beest a devil, take't as thou list.
TRINCULO: O, forgive me my sins!
STEPHANO: He that dies pays all debts: I defy thee. Mercy upon us!
CALIBAN: Art thou afeard? STEPHANO: No, monster, not I.
CALIBAN: Be not afeard; the isle is full of noises, Sounds and sweet airs, that give delight and hurt not. Sometimes a thousand twangling instruments Will hum about mine ears, and sometime voices That, if I then had waked after long sleep,
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CALIBAN : Ce n'est pas l'air.
STEPHANO : Qu'est-ce que c'est que cette répétition ? TRINCULO : C'est l'air de notre canon joué par la figure de personne.
STEPHANO chant : Si tu es un homme, montre-toi sous ta vraie figure ; si tu es un diable, prends celle que tu voudras.
TRINCULO : Oh ! Pardonnez-moi mes péchés !
STEPHANO : Celui qui meurt paie toutes ses dettes : je te défie !… Merci de nous !
CALIBAN : As-tu peur ?
STEPHANO : Non, monstre, fi donc !
CALIBAN : N’aie pas peur : cette île est pleine de bruits, de sons et de doux airs qui charment sans blesser. Tantôt ce seront mille instruments stridents Qui me bourdonneront aux oreilles, et tantôt des voix Qui, si je viens de m’éveiller après un long sommeil,
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Will make me sleep again: and then, in dreaming, The clouds methought would open and show riches Ready to drop upon me that, when I waked, I cried to dream again.
STEPHANO : This will prove a brave kingdom to me, where I shall have my music for nothing.
16 YOU ARE THREE MEN OF SIN, SONGS OF ARIEL (1950) FRANK MARTIN (1890 – 1974)
You are three men of sin, whom Destiny, That hath to instrument this lower world And what is in't, the never-surfeited sea Hath caused to belch up you; and on this island Where man doth not inhabit, you 'mongst men Being most unfit to live. I have made you mad; And even with such-like valour men hang and drown Their proper selves.
[ALONSO, SEBASTIAN & co. draw their swords]
You fools! I and my fellows Are ministers of Fate: the elements, Of whom your swords are temper'd, may as well Wound the loud winds, or with bemock'd-at stabs Kill the still-closing waters, as diminish One dowle that's in my plume:
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Me feront dormir encore ; et alors je rêverai Que les nuages s’entrouvrent et me montrent des richesses Prêtes à pleuvoir sur moi ; si bien qu’à peine éveillé, je pleurerai pour rêver encore.
STEPHANO : Ce sera pour moi un splendide royaume, où j’aurai ma musique pour rien.
Vous êtes trois hommes de crime que la destinée, qui se sert comme instrument de ce bas monde et de tout ce qu’il renferme, a fait vomir par la mer insatiable dans cette île où n’habite point l’homme, parce que vous n’êtes point faits pour vivre parmi les hommes. Je vous ai rendus fous. C’est avec un courage de cette espèce que des hommes se pendent et se noient.
(Voyant ALONZO, SÉBASTIEN et les autres tirer leurs épées.)
Insensés que vous êtes, mes compagnons et moi sommes les ministres du Destin : les éléments dont se compose la trempe de vos épées peuvent aussi aisément blesser les vents bruyants ou, par de ridicules estocades, percer à mort l’eau qui se referme à l’instant, que raccourcir un seul brin de mes plumes :
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my fellow-ministers Are like invulnerable. If you could hurt, Your swords are now too massy for your strengths and will not be uplifted.
But remember For that's my business to you that you three From Milan did supplant good Prospero; Exposed unto the sea, which hath requit it, Him and his innocent child: for which foul deed The powers, delaying, not forgetting, have Incensed the seas and shores, yea, all the creatures, Against your peace :
Thee of thy son, Alonso, They have bereft; and do pronounce by me: Lingering perdition, worse than any death Can be at once, shall step by step attend You and your ways; whose wraths to guard you from— Which here, in this most desolate isle, else falls Upon your heads—is nothing but heart-sorrow And a clear life ensuing.
[HE vanishes in thunder; then, to soft music enter the SHAPES again, and dance, with mocks and mows, and carrying out the table]
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Mes compagnons sont invulnérables comme moi ; et puissiez-vous nous blesser avec vos armes, elles sont maintenant trop pesantes pour vos forces : elles ne se laisseront plus soulever.
Mais souvenez-vous, car tel est ici l’objet de mon message, que vous trois vous avez expulsé de son duché de Milan le vertueux Prospero ; que vous l’avez exposé sur la mer, qui depuis vous en a payé le salaire, lui et sa fille innocente. C’est pour cette action odieuse que des destins qui tardent, mais n’oublient pas, ont irrité les mers et les rivages, et même toutes les créatures contre votre repos.
Toi, Alonzo, ils t’ont privé de ton fils. Ils vous annoncent par ma voix qu’une destructionprolongée, pire qu’une mort subite, va vous suivre pas à pas et dans toutes vos actions. Pour vous préserver des vengeances – qui autrement vont éclater sur vos têtes dans cette île désolée – il ne vous reste plus que le remords du cœur, et ensuite une vie sans reproche.
(ARIEL s’évapore au milieu d’un coup de tonnerre. Puis, au son d’une musique agréable, les FANTÔMES rentrent et dansent en faisant des grimaces mo-queuses, et emportent la table.)
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18 BEFORE YOU CAN SAY 'COME' & 'GO', SONGS OF ARIEL (1950) FRANK MARTIN (1890 – 1974)
Before you can say 'come' and 'go', And breathe twice and cry 'so, so,' Each one, tripping on his toe, Will be here with mop and mow. Do you love me, master? no?
21 O GOD, THOU HAST CAST US OUT, ANTHEM Z36 (V.1682) HENRY PURCELL (1659 – 1695)
O God, thou hast cast us out and scattered us abroad. Thou hast also been displeased; O turn thee unto us again. Thou hast moved the land and divided it : heal the sores thereof, for it shaketh. O be thou our help in trouble, for vain is the help of man. Through God will we do great acts, and it is he that shall tread down our enemies.
22 WHERE THE BEE SUCKS, SONGS OF ARIEL (1950) FRANK MARTIN (1890 – 1974)
[ARIEL sings and helps to attire Prospero] Where the bee sucks there suck I: In a cowslip's bell I lie; There I couch when owls do cry.
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Vous n’aurez pas dit va et reviens, et respiré deux fois et crié allons, allons, que chacun, accourant à pas légers sur la pointe du pied, sera devant vous avec sa moue et ses grimaces. M’aimez-vous, mon maître ? non ?
O Dieu, tu nous as rejetés, tu nous as dispersés. Tu as aussi été irrité : rends-nous ta faveur! Tu as ébranlé le pays et l'as déchiré : répare ses brèches, car il chancelle! Prête-nous ton secours contre l'oppresseur, car le secours de l'homme n'est que vanité. Par Dieu nous accomplirons des exploits; c’est lui qui écrasera nos ennemis.
[ARIEL chante, en aidant Prospero à s’habiller.] Je suce la fleur que suce l’abeille ; J’habite le calice d’une primevère ; Et là je me repose quand les hiboux crient.
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On the bat's back I do fly After summer merrily. Merrily, merrily shall I live now Under the blossom that hangs on the bough.
24 HEAR MY PRAYER, O LORD, ANTHEM Z15 (V.1682) HENRY PURCELL (1659 – 1695)
Hear my prayer, O Lord, and let my crying come unto thee.
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Monté sur le dos de la chauve-souris, je vole Gaiement après l’été. Gaiement, gaiement, je vivrai désormais Sous la fleur qui pend à la branche.
Jéhovah écoute ma prière, et que mon cri arrive jusqu'à toi.
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1988 Naissance de Simon-Pierre Bestion 2006 Finaliste du concours international d’orgue
de Béthune 2008 Fonde l’ensemble Europa Barocca et le chœur
Luce del Canto 2012 Diplôme CNSMD de Lyon en direction avec
Asmarâ de JL Florentz pour chanteurs chorégraphiés 
2015 Prend la tête du nouveau collectif, fusion de Luce del Canto et Europa Barocca : La Tempête 
LA TEMPÊTE
UN COLLECTIF D’ARTISTES Sous l’impulsion de Simon-Pierre Bestion, les artistes de La Tempête sont réunis pour défendre un ensemble en forme de collectif : qu’ils soient dix ou cinquante, c’est l’identité singulière de chacun qui est sollicitée et le rend acteur de l’évolution artistique et stratégique du projet. La Tempête met au coeur de son travail la richesse des timbres et des personnalités, recherchant un son chaud, coloré et incarné.
UNE COMPAGNIE EN MOUVEMENT La Tempête offre à chacun de ses concerts une « expérience » pour le public, un spectacle vivant qui trouve ses fondements dans l’esprit des oeuvres qu’elle interprète. La compagnie collabore avec des metteurs en scène, des chorégraphes, des comédiens ou des danseurs. Les musiciens eux-mêmes sont les « outils » d’une démarche sur le mouvement, qu’ils soient simplement spatialisés, mis en scène ou chorégraphiés.
LE CROISEMENT DES RÉPERTOIRES La Tempête défend avec la même passion et la même exigence des œuvres allant du moyen-âge à aujourd’hui, dans des effectifs à géométrie variable et sous des formes sans cesse réinventées. Le croisement des époques offre ainsi de nouvelles clés d’interprétation, des mises en perspective, dans une réalisation singulière et personnelle des œuvres. C’est à cette expérience renouvelée qu’est invité chaque spectateur, du plus novice au plus mélomane.
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SIMON-PIERRE BESTION
1988 Birth of Simon-Pierre Bestion 2006 Finalist at Béthune International 2008 Founds ensemble Europa Barocca and choir Luce
del Canto 2012 Graduates from CNSMD de Lyon in choral
conducting with choreographed performance of Jean-Louis Florentz’s Asmarâ
2015 Director of a new collective resulting from amalgamation of Luce del Canto and Europa Barocca – La Tempête
LA TEMPÊTE
A COLLECTIVE GROUP OF ARTISTS Following the incentive of Simon-Pierre Bestion, the musicians of La Tempête agreed to form an artistic collective. Whether fifty or seventy, the singular identity of each person is solicited, making him or her an actor in the artistic evolution and strategy of the project. At the heart of La Tempête’s work is a wealth of timbres and personalities searching to create a warm, radiant, ingrown sound.
AN EVER-CHANGING COMPANY Each of La Tempête’s concerts is an « experience » for the public, a live performance based on the inherent spirt of the work being interpreted. The company collaborates with stage directors, choreographers, actors and dancers. The musicians are the « tools » in an approach to movement, whether it be simply spatialized, staged or choreographed.
THE CROSSING OF REPERTOIRE La Tempête defends with equal passion and exigency works stretching from the Middle Ages to today, with a variable number of artists and in formations continually reinvented. The crossing of eras thereby offers new keys to interpretation and new perspectives, creating works that are both singular and deeply personal. It is to this renewed experience that each spectator, from the novice to the most ardent music lover, is invited.
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1988 Simon-Pierre Bestion wird in Rodez geboren 2006 Finalteilnehmer des Internationalen
Orgelwettbewerbes Béthunes/Frankreich 2008 Gründung des Instrumentalensembles Europa
Barocca sowie des Kammerchores Luce del Canto 2012 Abschlussdiplom am CNSMD Lyon mit „Asmarâ“ von
Jean-Louis Florentz 2015 Luce del Canto und Europa Barocca fusionieren zu
La Tempête; Simon-Pierre Bestion übernimmt die Leitung des neu gebildeten Ensembles
LA TEMPÊTE
Musiker und die Musikerinnen des Ensembles La Tempête zu einer musikalischen Gemeinschaft mit variabler Besetzung, - von zehn bis hin zu fünfzig Mitgliedern -, zusammengefunden, in der sich jede einzelne Künstlerpersönlichkeit mit ihren Stärken und Kompetenzen einbringen und somit aktiv zur künstlerisch-strategischen Entwicklung des jeweiligen Projektes beitragen kann. Der kollektive Ansatz der Künstler von La Tempête stellt die Vielfalt der Persönlichkeiten sowie die reichen Klangfarben in den Mittelpunkt der gemeinsamen Arbeit, in dem Bestreben, einen warmen, farbenfrohen und „runden“ Ensembleklang zu erzielen.
EIN „BEWEGTES“ ENSEMBLE La Tempête bietet dem Publikum bei jedem Konzert eine ganz besondere künstlerische „Erfahrung“, ein „Schauspiel“, das seine Grundlage in den jeweils zur Aufführung gelangenden Werken findet. Das Ensemble arbeitet dazu mit Regisseuren, Choreographen, Schauspielern oder Tänzern zusammen. Die Musiker selbst sind die „Werkzeuge“ bei dieser „bewegten“ Aufführung, seien sie nun einfach nur in ihrem Spiel dem jeweiligen Raum angepasst, in Szene gesetzt oder choreographiert.
REPERTOIRE-„CROSSOVER“ Das Ensemble La Tempête legt bei seiner passionierten
Interpretation der vom mittelalterlichen Repertoire bis hin zur Musik unserer Zeit reichenden Werke, in unterschiedlicher Besetzung und in neuen künstlerischen Formen, stets die gleichen, höchst anspruchsvollen Maßstäbe an. Dieses „Crossover“ der musikalischen Stile und Epochen bietet somit völlig neue interpretatorische Ansätze und Perspektiven, in einer einzigartigen und sehr persönlichen Umsetzung der Werke. Sich dieser stets neuen musikalischen Erfahrung auszusetzen, dazu laden wir jeden Zuschauer ein, sei er nun noch wenig mit dem Repertoire vertraut oder höchst erfahrener Musikkenner und -liebhaber!
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ENCHANTER LE MONDE
La Fondation Orange contribue depuis plus de 25 ans à la découverte de jeunes talents et à l’émergence de choeurs, orchestres et groupes vocaux. A l’exemple de « La Tempête », jeune ensemble dirigé par Simon-Pierre Bestion et soutenu par la Fondation depuis 2013.
La Fondation Orange accompagne également des festivals, théâtres et opéras qui participent à la création et à la diffusion de la musique auprès de publics qui en sont éloignés.
www.fondationorange.com
MÉCÉNAT MUSICAL SOCIÉTÉ GÉNÉRALE
Depuis sa création en 1987, l’Association Mécénat Musical Société Générale a développé une politique qui favorise la créativité et qui prend le parti de l’ouverture à tous les publics. Bien plus qu’une notoriété immédiate, l’ensemble des actions menées par l’association s’inscrit dans la continuité. Mécénat Musical Société Générale soutient actuellement plus de 50 projets par an.
La conception artistique de la compagnie vocale et instrumentale « La Tempête » de concevoir et d’élaborer des projets d’une manière coopérative et participative est une démarche qui a convaincu Mécénat Musical Société Générale d’apporter son soutien depuis janvier 2015.
www.mecenatmusical.societegenerale.com
RECORDED FROM 29 TO 31 JULY 2014 AT L’EGLISE DU SAINT-ESPRIT (CHOISY-LE-ROI, FRANCE)
HANNELORE GUITTET rEcOrdIng pOducEr
FREDERIC BRIANT SOund EngInEEr
PAULINE PUJOL prOducTIOn GAËLLE LÖCHNER graphIc dESIgn
HILLA MARIA HEINTZ gErman TranSLaTIOn
CHARLES JOHNSTON EngLISh TranSLaTIOn
« FALLING STAR » DE PHILIPPE HERSANT. © EDITIONS DURAND / UNIVERSAL MUSIC PUBLISHING CLASSICAL
FRANK MARTIN “5 SONGS OF ARIEL|FÜR GEMISCHTEN CHOR A CAPPELLA”
© COPYRIGHT 1968 BY UNIVERSAL EDITION A.G., WIEN/UE 14556
Sans titre