voyages pendulaires des roms au cŒur de … · voyages pendulaires des roms au cŒur de l'europe...

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    ecvo

    us.fr

    Photographies de Bruno Amsellem / Sig

    natures

    Exposition du 17 juin au 24 dcembre 2

    010. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .

    . . . . . . . . . . . . . . . . . .

    VOYAGES PENDULAIRES

    DES ROMS AU CUR DE L'EUROPE

    Service presse du CHRD, Magali Lefranc-Reig : 04 72 73 99 06 - [email protected] presse de Signatures, Agence Kaledoskop, Laure Cartillier : 01 40 31 14 10 - [email protected]

    dito P 2Un exil intrieur P 3Prsentation de lexposition P 4Entretien avec Bruno Amsellem P 6Autour de lexposition P 8

    Biographie de Bruno Amsellem P 9Principaux contributeurs lexposition P 10 Bibliographie P 10Visuels de presse P 11Informations pratiques P 12

    . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Sommaire

    Une exPoSition DU CentRe DHiStoiRe De lA RSiStAnCe et De lA DPoRtAtion

    DOSSIER DE PRESSE

    signatures

  • en 2007, Peuple tsigane, le silence et loubli retraait lhistoire de linternement des tsiganes franais pendant la Seconde Guerre mondiale, autour du reportage photo-graphique et du travail en archives raliss par Mathieu Pernot. nombreux furent alors les visiteurs avoir manifest leur intrt pour la situation de ceux qui vivent, aujourdhui, dans des bidonvilles la priphrie et parfois au cur des villes. Ces autres tsiganes que sont les Roms, comme des dizaines de milliers de per-sonnes de lest en qute de travail et de vie dcente en occident, sillonnent depuis vingt ans les socits euro-pennes. la mconnaissance que nous avons de ces popu- lations semble pourtant les condamner passer pour des tres singuliers, catalyseurs des peurs endmiques ressenties face laltrit.

    Avec Voyages pendulaires , exposition centre sur les Roms de Roumanie, Bruno Amsellem nous offre loppor-tunit de dlivrer une information sensible sur les con-ditions de vie de ces hommes et de ces femmes ici trai-ts avec mpris ou indiffrence. le priple des Roms, de leurs villages roumains nos bidonvilles et squats franais, les politiques daide au retour, les changements engendrs par lentre de leur pays dans lUnion euro-penne, les mcanismes de cette migration seront au cur de lexposition.

    Une exposition organise en partenariat avec la maison de photographes Signatures.

    . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .dito

    2

  • les raisons de lexil sont toutes diffrentes sans doute. Mais elles sont surtout propres chacun, chaque par-cours singulier, chaque exprience humaine , enten-dait-on rsonner dans lexposition tchtchnes hors-sol, que Maryvonne Arnaud prsentait en 2009 au Centre dHistoire de la Rsistance et de la Dportation. Racontant les priples et les points de chute de quelques familles roms entre la Roumanie et la France, le repor-tage photographique de Bruno Amsellem donne voir un exil diffrent, la fois permanent et intrieur. Car les hommes et les femmes que nous dcouvrons ici sont des citoyens europens part entire quune misre im-muable jette sur les routes deurope. Partir chercher l-bas le peu dargent qui nous permettra dexister socialement ici, telle est limplacable logique et destin de ces familles, invariablement perues comme des tran-gers tout la fois suspects et fascinants, o quelles se trouvent.

    Dnoncer le rejet, non pas dans ses mcanismes mais dans les effets quil produit sur la vie des gens, est une donne fondamentale du travail de Bruno Amsellem, dj auteur dun reportage en Afrique sur des enfants cachs parce que malades du noma. Universellement assn, administrativement organis, le rejet est ce que partagent, en des lieux et des poques diffrentes, les migrants du monde entier. nombreux sont les documentaires stre rcemment penchs sur le thme de la migration. Chacun tente, autour de situations extrmement diverses, de rendre compte de ces d-parts quotidiens, souvent dfinitifs, la recherche dune vie meilleure. Privilgiant limage fixe, le photographe olivier Jobard a travaill en 2004 sur les migrants extra-europens, suivant dans Kingsley, carnet de route dun immigrant clandestin lpope dun jeune Camerounais. il traversait ses cts le nigeria, le dsert du Sahara, lAlgrie et le Maroc avant de prendre la mer sur une embarcation de fortune pour les Canaries.

    la migration dont nous parle Bruno Amsellem est une migration conomique, et de fait intra-europenne, mais

    son approche est bien la mme que celle dolivier Jobard. Ressentant le besoin de comprendre les mo-biles de certaines familles roms de Roumanie ce qui les pousse venir en France et accepter des conditions de vie extrmement prcaires , de donner voir leurs difficults mais aussi leur espoir, Bruno Amsellem et la journaliste Sophie landrin sont partis avec elles la source , leur pays. ils ont subi les dparts contraints ou volontaires, lattente, le voyage parfois report, sou-vent chaotique, vers un ailleurs incertain qui conduit ces personnes de squats en bidonvilles.

    Quand Sebastiao Salgado dans son projet Migrations : Humanity in transition ne mentionne pas le nom de ceux quil photographie pour offrir une image univer-selle de la dtresse, Bruno Amsellem sattache des personnages et revendique leur singularit. Pour ces mi-grants trangers de lintrieur que sont les Roms et les tsiganes, la globalisation a toujours eu leffet pernicieux, rappelle Henriette Asso, de masquer la diversit des conditions, des destins individuels et familiaux, contri- buant de ce fait les regrouper comme indsirables . Voyages pendulaires ne rend pas compte de ce que vi- vent les Roms en gnral, mais de ce que vivent les deux familles que le photographe a suivies en un moment pr-cis de leur histoire.

    les images du quotidien deviennent soudain trou- blantes quand les gteaux prpars en Roumanie dans la perspective du voyage voquent les gestes de nos pro-pres dparts en vacances. Mettre de ct notre compas-sion pour entamer une rflexion sur lide que nos pri- vilges sont le pendant de leurs difficults, tout comme la richesse de certains implique le dnuement des au-tres, est une tche laquelle les images douloureuses, mouvantes, ne font que donner limpulsion initiale , observe Susan Sontag. les photographies de Bruno Amsellem, portes par le rcit de Sophie landrin, nous amnent ainsi comprendre la nature, profondment ingalitaire, du monde dans lequel nous vivons.

    . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Un exil intrieur

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  • Voyages pendulaires est prsente dans la grande salle dexposition temporaire du CHRD. Compose dune cen-taine de photographies couleur, lexposition est prcde dun sas pdagogique. Celui-ci comprend une carte re-traant le trajet entre la rgion lyonnaise et le Bihor roumain, des interviews illustrant le point de vue de diffrentes personnes et/ou spcialistes du sujet (histo-rien, ethnologue, journaliste, directrice du muse), enfin quelques textes offrant des clefs de lecture du reportage

    photographique (tsiganes et Roms, entre strotypes et perscutions ; Histoire de la migration des Roms de Roumanie, depuis la chute du mur jusqu aujourdhui ; la migration comme alternative la misre et aux dis-criminations).lexposition sarticule autour de 6 parties introduites par un texte.

    . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Prsentation de lexposition

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    Retour sur les bidonvilles et squats de lagglomration lyonnaise (texte de Benjamin Vanderlick*)Au dbut des annes 2000 et quelque quarante ans aprs leur disparition promise, des bidonvilles renaissent aux portes de lyon. les conditions de vie de leurs habitants, nouveaux migrants venus de lex-Yougoslavie et de Roumanie, frappent lopinion et mobilisent, en vue de leur expulsion, les pouvoirs publics. Friches de Vaulx-en-Velin, installations Saint-Priest, Pierre-Bnite et Jonage, terrains de la Soie Villeurbanne et du Puizot Vnissieux, bidonvilles de Surville et Paul-Bert, les photo- graphies permettent dillustrer dix annes dexistences prcaires dans les creux des villes occidentales.

    Traces de lhistoire rom en Roumanie (texte dIsabelle Dor-Riv)La fin des rgimes communistes dEurope de lEst a eu des consquences dramatiques sur le niveau de vie des Roms, employs en nombre comme ouvriers dans les exploitations tatiques. Depuis la chute de nicolae Ceausescu, la ferme dtat qui employait 60 % des Roms du Bihor, do sont originaires les deux familles suivies dans lexposition, a ferm. Dans ce contexte de crise, propice au rveil des sentiments nationalistes et xno-phobes, la migration revt donc un caractre foncire-ment conomique, provoque par la dgradation des conditions de vie et labsence de perspectives davenir.

    De Vnissieux Tinca avec laide au retour (texte de Sophie Landrin*)Anciens demandeurs dasile, les Roms roumains deviennent partir de 2007 des citoyens europens part entire. Pourtant, cette mme anne, laide au re-tour dploye par le gouvernement franais les invite regagner durablement leur pays contre une prime de 147 euros par adulte et de 47 euros par enfant. Cr en 2005 pour grer laccueil des trangers en France et laide au retour dans les pays dorigine, lAnAeM orga- nise le rapatriement des familles en Roumanie. la cou-verture photographique du priple des familles roms depuis lexpulsion du bidonville de Vnissieux jusqu leur arrive dans celui de tinca, en Roumanie, est lorigine du projet Voyages pendulaires.

  • 5

    Les voyages de Tarzan Covaci (texte de Sophie Landrin*)tarzan Covaci vit avec sa famille depuis plusieurs annes entre la France et la Roumanie. les suivre dans leur quotidien, dans leurs priples travers lAllemagne, lAutriche et la Hongrie donne comprendre cette logique dimmigration pendulaire, ce va-et-vient tout la fois contraint et ncessaire. la recherche de moyens de survie en dehors des frontires nationales va de pair avec le maintien de liens troits et rguliers avec son pays, que tarzan regagne la faveur dvnements particuliers, comme les ftes de Pques ou la naissance de sa fille. limage des migrants du monde entier, le voyage est entrepris avec lide dinvestir au retour le fruit de son travail, il est porteur despoir.

    Traian et Pamela Covaci (texte de Thomas Ott*)Quon limagine au retour ou dans le pays daccueil, la perspective dune vie matrielle et sociale meilleure constitue une trs puissante invitation au dpart. traian et Pamela Covaci, comme la trs grande majorit des Roms prsents lyon ces dernires annes, sont originaires du judet de Bihor, louest de la Roumanie. limage de ce jeune couple et de leurs deux enfants ren-trant en fin de journe dans le bidonville Paul-Bert, joux-tant le centre commercial et daffaires de la Part-Dieu, est saisissante. Distinct de celui de tarzan, leur par-cours permet dvoquer un projet dinstallation russi, auquel la volont de scolariser leur petit garon nest pas trangre.

    Second voyage avec laide au retour (texte de Sophie Landrin*)Vingt ans aprs le dbut des mouvements migratoires des Roms deurope centrale et orientale, ces derniers continuent dtre perus comme une population va-cuer, quel que soit le destin qui les attend dans leur pays dorigine. la France dit disposer des moyens permettant de sdentariser les familles, travers des politiques de codveloppement et de rinsertion que lOffice franais de limmigration et de lintgration se charge dsor-mais dorchestrer. trois ans aprs leur premier voyage, Sophie landrin et Bruno Amsellem repartent en Rou-manie aux cts de familles roms de lagglomration lyonnaise qui ont accept laide au retour propose par la France.

    * Voir page 10

  • Comment dfiniriez-vous votre approche de la photo-graphie ? Ce qui mintresse dans la photographie, cest le photo-reportage et les deux axes de traitement quil propose. Celui de lactualit chaude et de la commande, limage du jour faite pour la presse du lendemain, et celui du repor-tage long terme qui autorise le dveloppement dun su-jet personnel, qui permet de raconter une histoire. Dans ma pratique photographique, 80 % de mon travail est consacr la production dimages charges de chasser lactualit prcdente avant de disparatre leur tour. Voyages pendulaires est mon troisime reportage long terme, aprs un premier travail en Palestine et un deu-xime en Afrique consacr la maladie du noma. Dans les deux cas, ce que je voulais, ctait montrer le quotidien des gens, ce quils vivent, rendre compte aussi de la joie de vivre incroyable de ces enfants atteints du noma, con-sidrs comme des tres part, cachs par leur famille, quand le traitement qui leur fait dfaut permettrait de les soigner en quinze jours. Ctait un sujet visuellement trs dur, que jai choisi de traiter en noir et blanc. Seul le maga-zine Photo la publi dans le numro spcial consacr au festival Visa pour limage, qui en organisait la pro- jection. Je lai fait pour raconter cette maladie, dire quelle existe et quelle est chaque anne responsable de la mort de 100 000 enfants, parce que jen ai assez de ces sujets quon naborde jamais.

    Par quel biais vous tes-vous intress au sort des populations roms ?Je tranais depuis 2001 mes basques dans les bidonvilles

    et squats de la rgion lyonnaise au gr des besoins de lactualit. la presse sintressait alors au phnomne de leur arrive en France et celui, trs visible, de la flo-raison de nombreux bidonvilles. Ctait tout simplement inimaginable, on dcouvrait aux portes des villes les mmes conditions de vie que celles des favelas des pays sous-dvelopps. en 2007, je me suis retrouv couvrir pour le journal le Monde une expulsion au petit matin dun bidonville de Vnissieux. la fin de mon reportage, on voyait les familles partir en bus, lexpulsion tant organise en fonction dun dpart immdiat en Rou-manie. Je me suis alors demand ce quils allaient devenir une fois l-bas et ce qui les pousserait, probablement, revenir en France. Jai appel le Monde pour leur pro-poser ce sujet aux cts de la journaliste Sophie landrin et tout de suite on ma dit oui, tu as raison, il faut aller voir ce qui se passe l-bas, aller la source pour com-prendre ce qui les amne en France . Je suis donc parti tinca, dans le Bihor, au nord-ouest de la Roumanie, proximit de la frontire hongroise. et l, je suis arriv nouveau dans un bidonville.

    Quavez-vous dcouvert sur les conditions de vie des Roms en Roumanie ?Jtais parti avec un certain nombre de prjugs en tte quelles que soient nos intentions, nous en nour-rissons tous leur endroit , je mattendais bien sr la pauvret mais pas une situation aussi difficile. Je me suis trs vite aperu quils ntaient pas en capacit de manger tous les jours, quils taient rejets par la population roumaine, quil ntait pas toujours possible

    . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Entretien avec Bruno Amsellem

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  • denvisager la scolarisation des enfants. Au bout de quelque temps, les familles ont t conduites oradea, grande ville distante dune cinquantaine de kilomtres. l, lAnAeM* en charge de leur retour, leur a distribu 150 euros par adulte, la moiti par enfant, assortis dune aide au projet qui, par sa nature mme llevage de moutons , ne pouvait correspondre au plus grand nombre. nous nous sommes dits alors avec Sophie landrin quil y avait une histoire plus approfondie raconter sur ces gens : raconter les connexions avec la France, les allers-retours, le rejet permanent dont ils font lobjet dun ct comme de lautre. il nous est donc venu lide de prendre contact avec des familles, dont litinraire nous servirait de fil conducteur pour dcrire le pourquoi du voyage entre les deux pays.

    Le cur de votre reportage est donc le rcit des voyages pendulaires des Roms entre la Roumanie et le France ?non, pas des Roms en gnral. Je ne peux parler du parcours et du quotidien que de ces seules familles qui ont accept que je les suive. il est trs important pour moi de ne pas utiliser ce reportage pour en tirer des gnralits. Je raconte ici des itinraires particuliers, eux-mmes survenus des moments prcis dune histoire familiale qui sera, peut-tre, tout autre dans les annes qui viennent. Cest ainsi que jai fait la connais-sance de tarzan Covaci et de sa famille, depuis lyon tout dabord, o il vivait avec sa femme enceinte et sa petite fille dans une maison abandonne du ct de Jonage. Je lui ai simplement dit que javais envie de comprendre comment il vivait, raconter son histoire, pas pour les stigmatiser ni

    par curiosit, mais pour faire un tat des lieux de leur situation. il ma trs vite accept et quand je lui ai dit que je comptais laccompagner en Roumanie, les portes se sont ouvertes en grand. nous sommes partis en avril 2009, jai suivi ensuite son retour, appris son nouveau dpart, sous la menace dune oqtf (obligation de quitter le territoire franais), enfin son retour puis son instal-lation Paris dans un nouveau bidonville

    Continuerez-vous ce reportage au-del de lexposition du Centre dHistoire ?il y a tellement de situations diffrentes, de lieux, dhistoires, de cultures personnelles et familiales quon peut dire de ce sujet quil est inpuisable. Jai envie de continuer bien sr, mais je sais aussi que je sors psy- chologiquement puis par ce reportage, rvolt par le rejet, le racisme constants dont les Roms sont lobjet, dpit aussi parce que je ne vois pas comment leur situation peut samliorer.

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    * Agence nationale de laccueil des trangers et des migrations, devenue en 2009 lOffice franais de limmigration et de lintgration (OFFI)

  • Table ronde Mercredi 6 octobre, 14h30Mettre la vie de ct. Des familles roms entre France et Roumanie.

    lhistoire des Roms est marque par de nombreux dpla- cements, provoqus par les perscutions dont ils sont lobjet ou motivs par raisons socio-conomiques. Ces mi-grations ont contribu crer une identit tsigane trans-nationale pour des populations qui cherchent, depuis le dbut des annes quatre-vingt-dix, une alternative la misre. Au cours de cette journe dtude, des ethno-logues, des historiens, des spcialistes du droit public international interrogeront ces migrations circulatoires, qui conduisent dans les bidonvilles deurope occidentale des familles animes par lnergie de lespoir.

    Journes du PatrimoineSamedi 18 et dimanche 19 septembre entre gratuite au muse et aux animations

    Projection des photographies du fonds Marcelle-Vallet (BM lyon) la fin des annes 1950, Marcelle Vallet est le tmoin pri- vilgi de rencontres entre des familles gitanes, installes sur les bords du canal de Jonage, et le Pre Chatard, dominicain au couvent de la rue Bugeaud. tmoignage dune vie et dune poque, ses photographies ont depuis 1994 intgr les collections de la Bibliothque munici-pale de lyon.

    Concert en plein air dans la cour de lespace Berthelot.

    Visites pour le public individuelVisite libre du mercredi au vendredi de 9h 17h30, le samedi et dimanche de 9h30 18h

    Visite commente les deux premiers dimanches de chaque mois, de septembre dcembre, 15h

    Visite dcouverte pendant les vacances de la toussaint pour les enfants de 8 12 ans. Visite deux voix de lexposition, un mdiateur, un phi-losophe ou un reprsentant du monde associatif pr- sentent les photographies et discutent avec les enfants sur les thmes de la prcarit, de la rupture et de lexil.

    Visites pour les groupesVisite libre du mercredi au dimanche sur rservation

    Visite commente payante sur rservation

    PublicationsVoyages pendulaires. Des Roms au cur de leurope. Photographies de Bruno Amsellem / SignaturesPetit catalogue dexposition, 7 euros

    dcouvrir Dans le prolongement de lexposition Voyages pendu- laires, Bruno Amsellem expose la mairie du 1er arron- dissement un reportage photographique sur une famille rom reloge sur les pentes de la Croix-Rousse.

    . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Autour de lexposition

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  • 9

    Bruno Amsellem dbute une carrire de photographe salari au sein de lhebdomadaire lyon capitale en 1997. il dcide de devenir indpendant en 2000 et rejoint la-gence KR images Presse. il commence une collaboration, toujours actuelle, avec les institutions culturelles lyonnaises comme lAuditorium de lyon, le thtre de la Croix-Rousse, la Maison de la danse, les Subsistances qui lexposent et le publient. partir de 2003, il se rend rgulirement ltranger. Ses reportages sur la vie des Palestiniens dans les terri-toires occups, les enfants atteints du noma au Burkina Faso et les conditions de vie des Roms en Roumanie, t-moignent de sa volont de donner voir les souffrances humaines et les combats qui en dcoulent. en 2004, il publie Derrire le monde flottant aux di-tions Paris Muses, un livre consacr au plasticien Mathieu Briand.Bruno Amsellem rejoint lagence editing en 2005.en 2006, la prfecture du Rhne lui commande un im-portant sujet sur les mtiers qui la composent et orga-nise une exposition grand format sur ses grilles lyon afin de rapprocher les citoyens de ladministration. toujours en 2006, le Festival international de photojour-nalisme Visa pour limage projette son reportage les en-fants du noma. loccasion du Mois de limage H Chi Minh-ville, au Vitnam, il expose son travail de presse sur les lections prsidentielles en 2007. il travaille rgulirement en commande avec le Monde et tlrama et publie dans la presse, le nouvel observa-

    teur, lexpress, le Point, Paris Match, le Figaro, libra-tion, etc. il fait aujourdhui partie de la maison de photographes Signatures.

    SignaturesSignatures est la mise en commun des expriences de deux professionnelles de la photographie au service de cinquante photographes.Sa vocation est la diffusion et la production de repor- tages sur les faits de socit, la vie quotidienne, la poli-tique et lconomie pour la presse, la communication et les institutions.ni agence, ni collectif, Signatures est une maison de photographes , un lieu dchanges o les auteurs sont accompagns pour monter leurs projets, dont la diffusion est assure par le serveur numrique www.signatures-photographies.com, un outil au service de tous les utilisateurs dimages. Signatures, cest galement une galerie en ligne, destine aux collectionneurs, une print room accessible sur ren-dez-vous et un catalogue dexpositions thmatiques disposition des collectivits locales et territoriales, des entreprises et des associations.

    . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Biographie de Bruno Amsellem

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    Histoire, tmoignageHenriette Asso, les tsiganes, une destineeuropenne, coll. Dcouvertes, Gallimard, 1994.

    Henriette Asso, Marie-Christine Hubert et Mathieu Pernot, Un camp pour les bohmiens. Mmoires du camp dinternement pour nomades de Saliers,Actes Sud, 2007 (2e dition).

    Bibliothque municipale de lyon, Mmoire dexils, photographies 1940-1970, 2008.

    Claire Auzias, Samudaripen, le gnocide des tsiganes, lesprit frappeur, 2000.

    Elena Lackov, Je suis ne sous une bonne toile...Ma vie de femme tsigane en Slovaquie, coll. interface, lHarmattan, 2000.

    Jean-Pierre Ligeois, Roms et tsiganes, coll. Repres, la Dcouverte, 2009.

    Jean-Pierre Ligeois, Roms en europe,ditions du Conseil de leurope, 2007.

    Alain Reyniers, tsigane, heureux si tu es libre !,coll. Mmoire des Peuples, UneSCo, 1998.

    Benjamin Vanderlick, les Rroms de Roumanie des bidonvilles lyonnais. Une mondialisation par le bas et par le ban , in tudes tsiganes, numro 23/24, 2005, pp. 233-253.

    PhotographieJoakim Eskildsen, the Roma journeys,Steidl, 2009 (2e dition).

    Olivier Jobard, Kingsley, carnet de route dun immigrant clandestin, Marval, 2005.

    Alain Keler, les minorits dans lex-monde communiste, Marval, 2000.

    Mathieu Pernot, tsiganes, Actes sud, 1999.

    Romans sur les Roms et limmigrationTahar Ben Jelloun, Partir, Gallimard, 2006.

    Fatou Diome, le Ventre de lAtlantique,le livre de Poche, 2005.

    Laurent Gaud, eldorado, Actes Sud, 2006.

    Colum McCann, Zoli, 10x18, 2008.

    Jan Yoors, tsiganes, Phbus, 1990.

    . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Bibliographie

    Sophie LandrinJournaliste au Monde, Sophie landrin a ralis en 2007, aux cts de Bruno Amsellem, une enqute sur lexpulsion dun bidonville de la rgion lyonnaise, lorigine du projet photographique Voyages pendulaires.

    Jean-Pierre Ligeoisenseignant lUniversit Paris Descartes o il a fond en 1979 et dirig jusquen 2003 le Centre de recherches tsiganes, Jean-Pierre ligeois fait partie du Groupe dtude pour leurope de la culture et de la solidarit. Depuis le dbut des annes 1980, il a travaill en troite collaboration avec le Conseil de leurope ainsi que la Commission europenne.

    Thomas OttAprs deux annes passes Bucarest (Muse du paysan roumain), thomas ott travaille en qualit de traducteur auprs des quipes de Mdecins du Monde partir de 2005, puis comme mdiateur lAlpil, de 2007 2010. il rdige actuellement une thse en anthro- pologie lUniversit lumire lyon 2, autour des projets dinstallation de Roms roumains lyon.

    Benjamin Vanderlickethnologue et photographe install lyon, Benjamin Vanderlick a ralis un DeA sur lapparition des bidon-villes lyon depuis 2001. il organise et intervient dans des tables rondes et des formations sur les populations roms pour le monde associatif, les acteurs culturels et sociaux en Rhne-Alpes.

    . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Principaux contributeurs lexposition

  • 11

    CopyrightBruno Amsellem / Signatures

    . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .Visuels de presse

    Dpart pour la France de tarzan Covaci depuis le village de sa femme Crijma.

    Carasau, Roumanie, novembre 2009

    traian, Pamela et leurs deux enfants quittent le bidonville Paul-Bert pro-ximit de la Part-Dieu

    lyon, 23 janvier 2010

    Village de Rabagani o vit tarzan Covaci, sa femme Crijma et leur fille izabela. Jour de la Pque orthodoxe.

    Rabagani, Roumanie, avril 2009

    la femme de tarzan, Crijma, se pr-pare au dpart pour la France.

    Carasau, Roumanie, novembre 2009

    Gyongyi Fekete monte dans un taxi pour rejoindre le bidonville de tinca aprs avoir reu une aide de lAnAeM suite son expulsion du bidonville de Vnissieux.

    12 septembre 2007, oradea, Bihor, Roumanie

    le nombre de visuels libres de droits est limit 2 pour la presse rgionale, 1 pour la presse nationale. en cas de besoins complmen-taires, contacter le service presse du CHRD, Magali Lefranc-Reig (04 72 73 99 06 - [email protected]) ou le service presse de Signatures, Agence Kaledoskop, Laure Cartillier (01 40 31 14 10 - [email protected]).

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    OuvertureDu mercredi au vendredi, de 9h00 17h30Du samedi au dimanche, de 9h30 18h00

    TarifsExposition permanentetarif normal : 4 / tarif rduit : 2 Gratuit pour les moins de 26 ans

    Exposition temporairetarif normal : 4 / tarif rduit : 2 Gratuit pour les moins de 18 ans

    Visite coupletarif normal : 5 / tarif rduit : 3 Gratuit pour les moins de 18 ans

    Visite commente3 + billet dentre

    Accstramway t2, arrt Centre BerthelotMtro ligne B, station Jean MacVlov

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