pré .de vie qui se distingue par la facilité d'accès au bonheur et à l'amour qu ... ne portait

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  • P r f a c e

    Ma premire rencontre physique avec Don Miguel remonte 1991. Mon amie etsoeur de coeur Linda, m'avait parl d'un chaman mexicain qui tait install depuispeu Santa Fe (il est maintenant bas San Diego, Californie). Elle m'avait surtoutvoqu sa douceur, qualit que je n'apparentais jusque l pas du tout avec unchaman. Les histoires de Castaneda m'avaient rendu mfiante de ce qu'on pouvaitattendre d'un chaman. Ce que je n'avais pas encore compris, c'est que Don Migueln'est pas seulement un homme de pouvoir, mais un homme d'amour. Et c'estprcisment son amour inconditionnel et permanent qui rend son pouvoir intangible.Mais je ne pouvais pas encore saisir cette vidence, encore prise dans la dualit dugentil/mchant, fort/faible, etc. Je n'avais pas d'exprience humaine de cette nergie-l. Lorsque je le rencontrai dans la maison o il habitait avec Gaa, sa femmeamricaine, je vis un homme assez menu, presque plus petit que moi, la peausombre, au visage ouvert, clair par un sourire franc qui disait dj tout. Tu es unange , furent ses premiers mots, et quelque chose en moi se mit bondir. Enfinquelqu'un qui me reconnat ! La suite, je l'ai oublie, elle a d s'installer au plusprofond de moi pour que je me souvienne davantage encore de qui j'tais vraiment.Plus tard, des annes aprs les changes et l'apprentissage dans le monde du rve,aprs l'exprience tangible de la ralit de cet amour inconditionnel, lorsque je fusconfirme nagual dans la tradition des guerriers ou chevaliers de l'Aigle au sommetde la pyramide du Soleil Teotihuacan, je me suis souvenue qu'il m'avaitaccompagn tout au long de mon chemin, portant dans son amour la connaissance dema nature divine qu'il m'a fallu retrouver moi-mme. Je ralisai alors que DonMiguel tait l'tre qui tait venu dans mon rve' pour me dire qu'il venait m'enseignerle pouvoir et l'amour. Mais, l'poque, je ne le connaissais mme pas !

  • 1 y a des milliers d'annes, travers tout le Sud du Mexique, les Toltquestaient connus comme des femmes et hommes de connaissance . Lesanthropologues les ont dcrits comme une nation ou une race, mais en ralitc'tait des scientifiques et des artistes formant une socit voue explorer etprserver la connaissance spirituelle et les pratiques des anciens. Matres(naguals) et tudiants se runissaient Teotihuacan, l'ancienne cit despyramides situe au-del de Mexico City, connue comme le lieu o l'Hommedevient Dieu .Au fil des millnaires, les naguals ont t contraints de dissimuler la sagesseancestrale et de la prserver dans l'ombre. La conqute europenne, couple l'abus de pouvoir personnel de quelques apprentis, rendit ncessaire deprotger la connaissance de ceux qui n'taient pas prpars l'utiliser avecdiscernement ou qui risquaient d'en user de manire abusive, des finspersonnelles.Fort heureusement, la connaissance sotrique des Toltques s'est transmise etincarne au fil des gnrations travers diverses lignes de naguals. Bienqu'elle soit reste dans le secret durant des centaines d'annes, les prophtiesanciennes avaient annonc la venue d'un ge au cours duquel il seraitncessaire de redonner la sagesse au peuple. Aujourd'hui, don Miguel Ruiz,nagual de la ligne des Chevaliers de l'Aigle, a t instruit pour partager avecnous les puissants enseignements des Toltques.La connaissance toltque merge de la mme unit de vrit que les traditionssotriques du monde entier. Bien qu'elle ne soit pas une religion, elle honoretous les matres spirituels qui ont enseign sur terre. Bien qu'elle comprenneune dimension spirituelle, elle est plus justement dcrite comme tant un modede vie qui se distingue par la facilit d'accs au bonheur et l'amour qu'elleprocure.

  • Introduction

    Le Miroir de Fume

    l y a trois mille ans vivait un tre humain comme vous et moi, habitant prsd'une ville entoure de montagnes. Cet humain tudiait pour devenir homme-mdecine et apprendre la connaissance de ses anctres, mais il n'tait pasentirement d'accord avec tout ce qu'il apprenait. Dans son coeur, il sentait qu'ildevait exister quelque chose d'autre.Un jour, alors qu'il dormait dans une grotte, il rva qu'il voyait son propre corpsendormi. Il sortit de la grotte par une nuit de nouvelle lune. Le ciel tait clair et ilpouvait voir des millions d'toiles. Puis quelque chose se produisit en lui quitransforma sa vie jamais. Il regarda ses mains, sentit son corps et entendit sapropre voix dire : Je suis fait de lumire ; je suis constitu d'toiles .Il regarda nouveau les toiles et comprit que ce ne sont pas les toiles qui crentla lumire, mais plutt la lumire qui cre les toiles. Tout est fait de lumire , sedit-il, et l'espace entre toutes choses n'est pas vide. Et il sut que tout ce quiexiste n'est qu'un seul tre vivant, et que la lumire est le messager de la vie, parcequ'elle est vivante et contient la totalit de l'information de vie.Puis il ralisa que, bien qu'tant constitu d'toiles, il n'tait pas ces toiles. Jesuis entre les toiles , se dit-il. Alors il appela les toiles le tonal et la lumireentre les toiles le nagual, et il sut que c'est la Vie (ou l'Intention) qui crel'harmonie et l'espace entre les deux. Sans la Vie, le tonal et le nagual ne pourraientexister. La Vie est la force de l'absolu, du suprme, du Crateur qui cre toutechose.Voici ce qu'il dcouvrit : tout ce qui existe est une manifestation de ce seul trevivant que l'on appelle Dieu. Tout est Dieu. Et il en conclut que la perceptionhumaine n'est que de la lumire percevant de la lumire. Il vit aussi que la matireest un miroir - tout est un miroir rflchissant la lumire et crant des images decette lumire - et que le monde de l'illusion, le Rve, n'est que de la fume nousempchant de voir qui nous sommes vraiment. Le vrai moi est pur amour, purelumire , dit-il.Cette comprhension changea sa vie. Sachant qui il tait vrai-ment, il regarda lesautres tres humains et le reste de la nature, et fut tonn de ce qu'il vit. Il sevoyait lui-mme en toute chose, dans chaque tre humain, chaque animal, chaquearbre, dans l'eau, dans la pluie, les nuages et la terre. Et il voyait que la Vie unit letonal et le nagual de diffrentes manires pour crer les milliards de manifestationde la Vie.Durant ces quelques instants, il comprit tout. Il tait enthousiasm et son coeurrempli de paix. Il tait impatient de partager avec les siens ce qu'il avaitdcouvert. Mais aucun mot ne parvenait l'expliquer. Il essaya d'en parler auxautres, mais ceux-ci ne comprenaient pas. Ils voyaient bien qu'il avait chang, quequelque chose de magnifique irradiait de ses yeux et de sa voix. Ils avaient aussi

  • remarqu qu'il ne portait plus de jugement sur rien ni per-sonne. Il n'tait pluscomme les autres.Il comprenait trs bien chacun, mais personne ne pouvait le comprendre, lui. Ilscroyaient qu'il tait une incarnation de Dieu. Il souriait lorsqu'il entendait cela etleur disait : C'est vrai, je suis Dieu. Mais vous aussi, vous tes Dieu. Vous et moisommes pareils. Nous sommes des images de lumire. Nous sommes Dieu. Mais lesgens ne le comprenaient toujours pas.Il avait dcouvert qu'il tait un miroir pour les autres, dans lequel il pouvait sevoir lui-mme. Chacun est un miroir , se dit-il. Il se voyait en chacun, maispersonne ne le voyait, lui, comme soi-mme. Et il ralisa que tous rvaient, maissans conscience, sans savoir vraiment qui ils taient. Ils ne pouvaient le voircomme eux-mmes, parce qu'il y avait un mur de brouillard ou de fume entre lesmiroirs. Et ce mur de brouillard provenait de leur interprtation des images delumire : le Rve des humains.Puis il sut qu'il allait bientt oublier tout ce qu'il avait appris. Il voulait sesouvenir des visions qu'il avait eues, aussi dcida-t-il de s'appeler lui-mme Miroirde Fume, afin de toujours se rappeler que la matire est un miroir et que c'est lafume entre les miroirs qui nous empche de savoir qui nous sommes. Il dit : Jesuis Miroir de Fume, parce que je me vois en chacun de vous, mais nous ne nousreconnaissons pas les uns les autres cause de la fume qu'il y a entre nous. Cettefume est le Rve, et le miroir c'est nous, le rveur.

  • Il est facile de vivre les yeux ferms,en interprtant de travers tout ce quel'on voit...

    John Lennon

  • Le Processusde Domestication et le

    Rve de la Plante

    Ce que vous voyez et entendez en ce mo ment prcis n'est qu'un rve. Vous rvez l'instant m me, le cerveau veill.Rver est la fonction principale de notre esprit qui fait cela vingt-quatre heures par jour.Il rve lorsque le cerveau est veill et galement lorsque ce dernier dort. La diffrencec'est que, durant l'tat de veille, le cadre de rfrence matriel nous fait percevoir leschoses de faon linaire. Lorsque nous nous endormons, nous n'avons plus ce cadre derfrence, aussi le rve a- t-il tendance changer constam ment.Les humains rvent en permanence. Avant notre naissance, les humains nous prcdant ont cr ungrand rve extrieur que l'on appelle le rve de la socit ou le rve de la plante. Le rve de la plante estle rve collectif rsultant des milliards de rves personnels plus petits qui, ensemble, forment le rved'une famille, le rve d'une communaut, le rve d'une ville, le rve d'un pays, et finalement le rve detoute l 'humanit. Le rve de la plante comprend toutes les rgles de la socit, ses croyances, ses lois,ses religions, ses diffrentes cultures et modes de vie, ses gouvernements, ses coles, ses vnementssociaux, et ses jours fris.Nous naissons avec la capacit d'apprendre comment rver, et les humains qui nous prcdent nousapprennent le faire de la faon dont rve la socit. Le rve de la plante a tellement de rgles quelors-qu'un nouvel tre humain nat, on capte son attention et on introduit ces rgles dans so