echosdescollines juin 2013 .sla noir et blanc

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numéro 17 Juin 2013 Prix: 200 FCFA Le journal mensuel de la radio communautaire de Kédougou S S o o m m m m a a i i r r e e

Author: adama-diaby

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  • 1. www.echosdescollines.com Juin 2013 numro 17 Juin 2013 Prix: 200 FCFA Le journal mensuel de la radio communautaire de Kdougou SSoommmmaaiirree RRddaaccttiioonn:: Adama Diaby Amadou Diop Khoudousse Diallo Oumar Diallo Cheikhou Kita DDiirreecctteeuurr ddee PPuubblliiccaattiioonn Kalidou Cissokho PPrriiooddiicciitt Mensuelle NNoommbbrree dd''eexxeemmppllaaiirreess 100 ECHOS DES COLLINES PPrrooggrraammmmee GGAAVVII--RRSSSS journe rgionale de mobilisation sociale pour lamlioration de la sant de la mre et de lenfant, Kdou- gou trois axes priori- taires pour atteindre cet objectif.((ppaaggee 88)) CCoommmmeennttaaiirree :: AA KKddoouuggoouu,, aavvoonnss-- nnoouuss llee sseennss cciivviiqquuee ?? En tout cas certains comportements de tous les jours font signe de mauvaise augure pourle dveloppement de cette belle rgion.((ppaaggee 55)) CCaammpp ddee MMaakkoo EExxpplloorraattiioonn CCoommppaannyy La commis- sion auxiliaire de protection civile visite les installa- tions de cette socit minire.((ppaaggee33)) OOrrggaanniissaattiioonn ssoocciioo --ttrraaddiittiioonnnneellllee dduunn ppeeuuppllee eennrraacciinn Les bassaris face la modernit: limpossible repli dune socit par nature matriarcale ((ppaaggee 1111 )) RRuunniioonn ddee ccoooorrddiinnaattiioonn ttrriimmeessttrriieellllee ddeess AARRDD,, KKddoouuggoouu rreeooiitt(( ppaaggee 77)) RRaappppoorrtt dduu CCRREESSPPEESS 22001122 Kdougou met laccent sur les apports du secteur minier dans lconomie locale. ((ppaaggee 44)) LLaanncceemmeenntt ddee llaa ccaammppaaggnnee ddee ccoouuvveerrttuurree uunniivveerrsseellllee eenn MMIILLDDAA A Kdougou, les acteurs se mobilisent pourreleverles dfis((ppaaggee 99)) Chez les fils du camlon , le film trs attendu de Dijana Sulic ((ppaaggee 11 22)) VVoottee dduu bbuuddggeett 22001133 ddee llaa cchhaammbbrree ddee ccoommmmeerrccee Le prsident ,Mamadou Hadji Ciss dcline les priorits ((ppaaggee 66)) KKddoouuggoouu :: 22mmee ddiittiioonn ddeess jjoouurrnneess ccuullttuurreelllleess ddee llAARRCCAANN LAssociation des Ressortissants de la Casamance Naturelle( ARCAN) a clbr le week-end dernier ses journes culturelles places sous le signe de la solidarit. ((ppaaggee 22)) JJoouurrnnee ccuullttuurreellllee BBaassssaarrii PPuubblliicciitt JJoonnii JJoonnii,,ttrraannssffeerrtt dd''aarrggeenntt ffiiaabbllee ((ppaaggee 55)) Dangers de la circulation routire (( ppaaggee 77)) Insalubrit,les jeunes en action (page 7)

2. www.echosdescollines.com Juin 2013 2 LAssociation des Ressortissants de la Ca- samance Naturelle est ne en 2004 suite un accident qui a cot la vie dun des leurs dont il fallait rapatrier le corps alors quaucune structure ne runissait les fils de la Casamance. Cest ainsi quils ont jug ncessaire de crer cette association caractre social qui a pourobjectifs: Promouvoir la culture de la rgion natu- relle de Casamance, dvelopper des stra- tgies de solidarit entre ses membres les de participer au dveloppement socioco- nomique et culturel de la rgion hte, tel que le jumelage entre les ethnies entre autres . Aprs la premire dition organise les samedi 9 et dimanche 10 juillet 2011 , lARCAN a organis la seconde dition de ses journes culturelles les 6 et 7 Juillet 2013. Pendant deux jours, Kdougou a vibr au son du djambaa dng de la verte et traditionnelle Casamance. Pour magnifier les temps forts dans la vie dune commu- naut nostalgique de sa civilisation, de sa culture, la troupe yeumeukey de Finthiok localit situe environ 25 km de Bignona a effectu le dplacement. Et la prsenta- tion des facettes des cultures de la Ca- samance naturelle a occup une place de choix dans ces manifestations. La premire activit a consist en une grande procession de la troupe yeumeu- key travers les principales artres de la commune de Kdougou. Les autorits administratives ont rehauss de leur prsence la crmonie officielle douverture de ces manifestations cultu- relles au cours desquelles outre les prestations de la troupe yeumeukey et de la troupe dialonk, des soutiens ont t apports aux lves les plus vulnrables. Ce qui cadre bien avec le thme de ces journes culturelles. SSoolliiddaarriitt,, aaiiddeerr lleess llvveess ddmmuunniiss Le fait dtre solidaire est une relation entre personnes ayant conscience dune com- munaut dintrts, qui entraine, pour un lment du groupe lob- ligation morale de ne pas desservir les autres et de leur porter as- sistance. Cette assistance, la population de Kdougou la toujours porte la com- munaut casamanaise. Cette anne, notre ambition est dassister des lves en situation difficile en les dotant en fourni- tures scolaires. Malgr nos moyens limi- ts, nous nous engageons aussi les suivre jusquen classe du cours moyen deuxime anne(CM2) a laiss entendre M Yaya Badji, le prsident de lARCAN. Il reviendra la charge pour dire : Ne nous jugez pas par la modicit du soutien, mais jugez-nous plutt par rapport notre intention dapporter du soutien ces lves vulnrables . LARCAN vient de relever un grand dfi, celui de runir tous les fils de la Ca- samance originelle autour de lessentiel en simpliquant dans la rsolution de certains problmes de la population de Kdougou notamment des lves dmunis. UUnnee iinniittiiaattiivvee bbiieenn ssaalluuee ppaarr llaaddmmi-i- nniissttrraattiioonn A loccasion de la crmonie officielle douverture de ces manifestations cultu- relles M Moussa B, adjoint au prfet de Kdougou a magnifi sa juste valeur cette initiative de lARCAN en prsence de M El hadj Ndao, inspecteur dAcadmie, de M Maroufou Tour 1er vice-prsident du conseil rgional et de M Tama Bindia,1eradjoint au maire de Kdougou. Je suis venu reprsenter le gouverneur de rgion pour la deuxime dition des journes culturelles de lARCAN. Cest une occasion pour magnifier le travail abattu par de telles associations afin pour soient relevs des dfis en terme de ren- forcement de la cohsion sociale entre les ethnies, le sens de la solidarit. Cest une bonne initiative saluer. Les ressortissants de la Casamance naturelle se sont retrou- vs dans cette association pour que le dialogue des cultures soit vivifi, pour quil yait une bonne symbiose, des changes permanents. Kdougou rappelle bien la rgion naturelle de la Casamance. Et lARCAN ne peine pas avoir des crneaux pour dvelopper la culture de la Casamance a-t-il prcis. Pour traduire ces propos en actes, popu- lations autochtones et ressortissants de la Casamance naturelle nont pas cess de se lancer sur la piste au pas de danse djambaa dng en passant parla danse kendeng des djalonks. AAddaammaa DDiiaabbyy LLAAssssoocciiaattiioonn ddeess RReessssoorrttiissssaannttss ddee llaa CCaassaammaannccee NNaattuurreellllee (( AARRCCAANN)) aa ccllbbrr llee wweeeekk--eenndd ddeerrnniieerr sseess jjoouurrnneess ccuullttu-u- rreelllleess ppllaacceess ssoouuss llee ssiiggnnee ddee llaa ssoolliiddaarriitt.. KKddoouuggoouu :: 22mmee ddiittiioonn ddeess jjoouurrnneess ccuullttuurreelllleess ddee llAARRCCAANN 3. www.echosdescollines.com Juin 2013 3 Toro Gold est une socit dexploration dor oprant uniquement en Afrique. Elle intervient dans 6 pays afri- cains, 3 en Afrique de louest 2 en Afrique centrale et 01 en Afrique de lEst. 9 projets sont en cours en Afrique et parmi lesquels Mako constitue le projet phare.Mako Exploration Compagnie(MEC) dtient 4 permis dans la boutonnire prospective de Kdougou 1 100% TGL(Mako) et les 3 autres (Kniba, Ma- dina Foulb et Vlingara) en association avec dautres partenaires. Le permis de Mako fait 214 Km2 et est situ environ 40 km louest de Kdougou et se situe dans la srie volcano-sdimentaire trs prospective de Mako. TTrraavvaauuxx ddeexxpplloorraattiioonn eett ddee ssuurrffaaccee Mako exploration company volue dans le secteur depuis 2009 o elle a entrepris des travaux dexploration en procdant principalement lchantillonnage syst- matique de roches et des fragments, lchantillonnage des termitires, la carto- graphie, la ralisation de tranches et la gophysique aroporte. Les travaux de sondage ont permis ce jour la ralisation de 162 forages pour en- viron plus de 30200 m et la mise en vi- dence dun gisement dont les ressources values en 2012 atteignent 1,6 millions donces environ 50 t dor. Cest dans ce camp quune dlgation de la commission auxiliaire de protection ci- vile conduite par M Abib Lon Ndiaye, pr- fet de Kdougou sest rendue le vendredi 7 juin dernier pour une visite des installa- tions. Le camp de Mako Exploration Company se situe environ 4 Km louest de Mako centre. Sur place dans chacun des ateliers ,quelques ouvriers saffairaient au travail habituel. La dlgation a t accueillie par les responsables de la socit. Lobjectif de cette visite est dchanger avec les res- ponsables de Toro Gold pour mieux connatre leur travail et jeter un coup dil sur les installations (Habitat, Atelier). Cette visite entre en droite ligne avec la mission de la commission auxiliaire de protection civile a prcis M Abib Lon Ndiaye, pr- fet de Kdougou. A la suite de la brve prsentation des ob- jectifs de cette mission, les membres de la dlgation ont eu droit une visite guide des diffrentes installations.Cette visite a permis chaque chef de service de rele- ver des manquements relatifs son do- maine de comptence. M le prfet trs satisfait de lesprit douverture pour les responsables de la socit les a exhorts tenir compte des diffrents manque- ments relevs au cours de cette visite. Nous avions fait des suggestions par rapport lamlioration de la scurit des travailleurs en insistant sur le port dqui- pements de protection, le volet sant concerne la prise en compte des opra- tions pr hivernales. Nous avions gale- ment insist sur les autorisations administratives quil faut avoir par rapport aux installations et surtout le volet social de la socit travers les appuis quelle devra faire lendroit des communauts. a prcis M Abib Lon Ndiaye, le prfet de Kdougou tirant le bilan de cette visite au camp de Toro Gold. La socit a dj fait des efforts dans la sant et lEducation, dans le secteur de lhydraulique mais aussi de ladministra- tion. Cependant il faut permettre aux populations de bnficier de certaines re- tombes. LLeexxtteerrnnaalliissaattiioonn ddee cceerrttaaiinneess aaccttiivviittss Nous avons demand la socit de renforcer ces appuis et daller au-del en encadrant les populations surtout les jeunes, les groupements de promotion fminine pour que certaines actions puissent tre externalises (ateliers de soudure mtallique activits de marai- chage, dlevage) qui pourraient tre des aspects utiles si les populations sont en- cadres pour faire des activits et vendre les produits la socit. a ritr M Ndiaye. Face ces manquements signals, les responsables de la socit ont promis de redoublerdefforts. Suite cette visite de la commission auxiliaire de protection civile, un certain nombre de recommandations ont t faites. Dsormais, nous allons veiller au respect de la protection des travailleurs. Cest vrai que tous les travailleurs ont lquipement quil faut mais nous allons tre plus regardants. Nous allons instruire au camp manager de veiller ce que tout le personnel qui travaille sur le site puisse utiliser le matriel de protection bon es- cient .Nous sommes trs satisfaits de cette visite qui nous a permis de constater les failles et dsormais, nous allons tre plus regardants. a laiss entendre M Fa- ly Diop, adjoint au directeur gnral de la socit. Cette visite couronne de succs na pas laiss indiffrent M Abib Lon Ndiaye, pr- fet de Kdougou par ailleurs, chef de la mission. VViissiittee dduu ccaammpp ddee MMaakkoo EExxpplloorraattiioonn CCoommppaannyy VVeennddrreeddii 77 jjuuiinn 22001133,, uunnee ddllggaattiioonn ddee llaa ccoommmmiissssiioonn aauuxxiilliiaaiirree ddee pprro-o- tteeccttiioonn cciivviillee sseesstt rreenndduuee MMaakkoo ppoouurr vviissiitteerr lleess iinnssttaallllaattiioonnss ddee llaa ssoocciitt MMaakkoo EExxpplloorraattiioonn CCoommppaaggnniiee.. CCeettttee vviissiittee ccoonndduuiittee ppaarr MM AAbbiibb LLoonn NNddiiaayyee,, llee pprrffeett ddee KKddoouuggoouu aa tt ccoouurroonnnnee ddee ssuuccccss.. LLaa ccoommmmiissssiioonn aauuxxiilliiaaiirree ddee pprrootteeccttiioonn cciivviillee ssuurr lleess lliieeuuxx LLaa ssccuurriitt ddeess ttrraavvaaiilllleeuurrss LLeess rreessppoonnssaabblleess ddee llaa ssoocciitt pprreennnneenntt aaccttee 4. www.echosdescollines.com Juin 2013 4 Nous nous sommes appesantis sur la collaboration franche qui doit exister entre la socit et ladministration et les dif- frentes communauts. Nous nous flici- tons de l engagement des responsables de cette socit qui nont pas fait de retenue en nous prsentant toutes les installations, qui ont accept les suggestions allant dans le sens de l amlioration des conditions de travail, de fortifier les rela- tions avec les communauts a t-il laiss entendre avant dajouter :Nous allons relever toutes les recommandations, les notifier lentreprise. Chaque chef de service pour- rait faire des descentes rgulires pour voir la prise en compte des diffrentes prescriptions. Force est de constater que Mako Explora- tion Company droule plusieurs actions sur le terrain notamment le suivi des eaux de surface, le suivi de la qualit de lair, des tudes sur la biodiversit, la grande faune, le chimpanz, lhabitat botanique, lornithologie, lcologie aquatique (par des consultants indpendants), des tudes so- cio-conomiques de base, tudes archo- logiques entre autres Par rapport au volet social,la socit Mako Exploration Company consacre un certain pourcentage de son budget annuel au plan dinvestissement social. Pour 2013,il y a eu la rhabilitation et/ou l'quipement de postes de sant (Mako et Dalakoye) , la ralisation de deux forages lingukhoto et Wassadou,le don de ma- triels didactiques et scolaires aux coles de la zone dintervention du projet, la construction dun hangar pour la mosque de Mako qui est en cours de ralisation. Les travaux se poursuivent sur le terrain. Et les responsables de la so- cit Mako Exploration Company fondent lespoir de passer la concession minire. Nous avions fait ltude de prfai- sabilit. En fin de campagne, MEC disposera grce aux diffrentes tudes de base (socioconomiques, environnementales gologiques, gotechniques et mtallurgiques) de suffisamment dinformations pour passer en fin 2014 une tude de faisabilit et une tude dimpact environnemental. Si cette dernire savre positive et si nous obtenons le certificat environnemental MEC formulera alors une demande auprs des autorits du Sngal pour la conces- sion minire. a prcis M Faly Diop, ad- joint au directeur Gnral de Mako Exploration Company. Wait and see. AAddaammaa DDiiaabbyy Cest sous la direction de long AHDIS (Action Humaine pour le Dveloppe- ment Intgr au Sngal que les CREPES ont t installs dans les 14 rgions du Sngal. Les Comits Rgionaux de Suivi des Politiques Economiques et Sociales (CRESPES) ont pour but dassurer le suivi /va- luation des politiques conomiques et sociales au niveau rgional, danimer et mener des campagnes de plai- doyers sur les politiques conomiques et sociales, de produire des rapports alternatifs de la socit civile sur les stratgies nationales de dveloppe- ment a prcis M Mamadou Sadia- khou coordonnateur rgional du CRESPES Kdougou. Il faut dire que cette initiative entre- prise par la socit civile pour effectuer le suivi des politiques conomiques et sociales est salutaire. Le processus enclench par la socit civile par le biais des CRESPES entre en droite ligne avec la volont de lEtat dans sa politique de bonne gouvernance. Je reste convaincu que les diffrents acteurs runis dans cette salle et compte tenu de leurs expriences acquises ne m- nageront aucun effort pour contribuer de manire efficace et efficiente aux efforts de lEtat pour un dveloppe- ment durable a prcis M Hamdy Mbengue, adjoint au gouverneur char- g de dveloppement. Kdougou tant une rgion minire ,lvaluation a port sur laxe 2 du Document de Politique Economique et Social( DPES) c'est--dire laccs aux services sociaux de base, la protec- tion sociale et au dveloppement du- rable .Cest dans ce sens que lquipe de Kdougou sest intresse la gouvernance du secteur minier qui occupe une place de choix dans le dveloppement de cette rgion. Des enqutes ont t menes dans les principales zones dexploration et dexploitation minires. RRssuullttaattss ddeess eennqquutteess IInnvveessttiisssseemmeenntt ssoocciiaall PPrrooggrraammmmee ddee ttrraavvaaiill RRaappppoorrtt dduu CCRREESSPPEESS 220011 22 LLee CCoommiitt RRggiioonnaall ddee SSuuiivvii ddeess PPoolliittiiqquueess EEccoonnoommiiqquueess eett SSoocciiaalleess((CCRREESSPPEESS)) ddee KKddoouuggoouu aa pprrsseenntt ssoonn rraappppoorrtt ddaaccttiivviittss 220011 22 ccee mmaarrddii 44 jjuuiinn 220011 33 llooccccaassiioonn dduunnee rruunniioonn ddee rreessttiittuuttiioonn tteennuuee llaa ssaallllee MMaarrcceell PPaarraavvyy.. LLaa ssaannccee aa tt pprrssiiddee ppaarr HHaammddyy MMbbeenngguuee,, aaddjjooiinntt aauu ggoou-u- 5. www.echosdescollines.com Juin 2013 5 Au quartier Dand-mayo, les intempries de ces derniers temps ont dracin un arbre .En tombant, larbre sest tal de tout son long encombrant ainsi la circula- tion sur la route qui mne vers le quartier Togoro. Seuls quelques rares pitons, mo- tocyclistes et cyclistes arrivent se frayer un chemin .Tout le monde assiste cette situation sans agir.On se demande o est la jeunesse ?, O est la manifestation des comportements civiques attendus des populations notamment des jeunes.Quatre jours cest trop pour quau- cun geste ne soit fait par les habitants des maisons voisines et des usagers de la cir- culation qui empruntent rgulirement cette voie. Voila ce qui justifie une fois de plus lat- tentisme des populations comme le dirait bien James Kaba qui refusent leur propre dveloppement . Et pourtant, ce manque de raction rapide des populations surtout de la jeunesse de cette partie de Kdougou pourrait tre lourd de consquences. Imaginons que les sapeurs pompiers soient appels intervenir en toute ur- gence lautre bout de la rue . Ces secouristes pourraient arriver au niveau de ce barrage et tre obligs de le contourner. Ils perdront certainement quelques minutes. Ces quelques minutes perdues sont pour- tant prcieuses pour la vie dHomme. Et ce temps perdu pouvait permettre aux se- couristes darriver temps l o ils sont ap- pels intervenir si et seulement si les popula- tions avaient pris par de- vers elles lobligation civique de dbarrasser la route de tout ce qui pouvait gner la circula- tion. QQuuee ddooiiss jjee ffaaiirree ppoouurr mmoonn qquuaarrttiieerr,, mmaa vviillllee ?? Pour paraphraser la ci- tation de John Fitzgerald Kennedy, K- dougou, le constat est amer.La population a tendance tout laisser entre les mains des autorits qui ne peuvent pas tre par- tout prsentes.Le sens civique nous ap- pelle assurer dabord notre propre scurit, garantir notre sant en assai- nissant la cour de nos domiciles et ses environs.Nous ne devrons pas attendre que les autorits viennent faire certaines choses lmentaires notre place. Dailleurs cela est mme impossible.M Mouhamadou Moustapha Sylla, manager gnral du KEOH avait raison lorsquil af- firmait : La jeunesse de Kdougou est trop attentiste. Il sera difficile de se dve- lopperdans ces conditions. . Lexploitation des biens et services reprsente 2% du PIB, lexploitation de lor de Sabodala est le 1er projet de lEtat du Sngal. Le potentiel dor Sabodala est estim 50 tonnes, 500 kg dans les principaux sites dor- paillage qui mobilisent environ 6000 orpailleurs. a prcis M Dialyba Tan- dian, manager gnral de KEOH. Il ajoutera par la suite que : Le rap- port du CRESPES de Kdougou en 2012 rvle en outre que les popula- tions et les lus locaux ne sont pas impliqus dans les modalits dattri- bution et de gestion des permis. Laccessibilit aux textes pose un rel problme, Seuls 4 conseillers sur 50 ont pu accder physiquement aux textes. Et seuls 4 conseillers sur 50 maitrisent le contenu des textes. . Cette situation cre une certaine in- stabilit dans les zones dexploitation dont le facteur dterminant dcoule dun rel problme de communication. Ces rsultats ont suscit un dbat sur la gouvernance du secteur minier. Tous ont remarqu une certaine fuite des capitaux vers lextrieur, que lor- paillage est lactivit qui fait le plus souffrir la population. Et lEtat ne par- vient toujours pas maitriser ce sec- teur. Aprs ces changes les principales recommandations formules tournent autour de llaboration dun plan de communication pour sensibiliser les populations sur la marche de lor- paillage et de lexploitation minire, le renforcement de la scurit dans la zone, lidentification et la formalisation des orpailleurs puis la cration de comptoirs dachat de lor. AAddaammaa DDiiaabbyy AA KKddoouuggoouu,, aavvoonnssnnoouuss llee sseennss cciivviiqquuee ?? IInnuuttiillee ddee ffaaiirree ddee lloonngguueess ddiissttaanncceess ppoouurr eeffffeeccttuueerr vvooss ttrraannssffeerrttss dd''aarrggeenntt.. Faites vos transferts en toute discrtion RReennddeezz vvoouuss cchheezz BBaassss DDiieenngg,,eenn ffaaccee dduu ccaammpp ddeess ssaappeeuurrss ppoommppiieerrss ddee KKddoouuggoouu..UUnn aaccccuueeiill cchhaalleeuurreeuuxx vvoouuss yy sseerraa rrsseerrvv.. SSeerrvviicceess ooffffeerrttss::TTrraannssffeerrtt dd''aarrggeenntt ppaarr WWaarrii oouu ppaarr JJoonnii--jjoonnii PPuubblliicciitt:: 6. www.echosdescollines.com Juin 2013 6 Dune prvision en 2012 de 68 250 000 FCFA, le budget de la chambre de commerce de K- dougou a t excut 60% soit un montant de 38 048 475 FCFAavec un fonds de rserve disponible au 31 Dcembre 2012 de 799 077 FCFA qui a t report sur les dpenses dinvestissement de 2013. A la suite de la lecture par M Fodiyen Ma- khassouba du rapport de prsentation du compte dfinitif au 31 Dcembre 2012, lunanimit des 20 dlgus consulaires que compte la chambre de commerce, ce budget pour lexercice 2012 a t approu- v. Il en a t de mme avec le budget pour lexercice 2013 qui a t vot par lensemble des dlgus consulaires. Pour lexercice 2013, le budget de la chambre de commerce dindustrie de dagriculture de Kdougou squilibre en recettes et dpenses 51 490 000 FCFA. UUnn bbuuddggeett ssiinnccrree Le budget prvisionnel 2013 compar celui de 2012 a connu une baisse. Cela se justifie bien. Pour cette anne 2013, nous avons vot un budget sincre, un budget qui se veut tre plus proche de la ralit a laiss entendre M Mamadou Hadji Cis- s, prsident de la chambre de commerce de Kdougou, par ailleurs dput lAs- semble Nationale. Il a par ailleurs fait un compte rendu de son voyage au mois de mai dernier To- ronto, la rencontre des grands dci- deurs et investisseurs dans le secteur des mines. Par la suite un dbat constructif a suivi le vote du budget pour lexercice 2013. Les changes ont principalement port sur le secteur minier qui devrait effective- ment contribuer au dveloppement de la rgion de Kdougou. UUnn ccoonnssttaatt aabbeerrrraanntt Les populations de la rgion de Kdougou ne bnficient pas des retombes de lex- ploitation minire. Mme les plus petites commandes de produits maraichers trou- vables Kdougou sont honores ailleurs. Il faut dire qu travers ce voyage Toron- to, le prsident a pos les jalons dune co- opration qui permettra tous les oprateurs conomiques qui dpendent de la chambre de commerce dy trouver leurs comptes. Cela ne sera possible quavec la mise en place dune commission qui facilitera les relations avec les socits minires afin de permettre aux populations de bnfi- cier des retombes de lexploitation mi- nire. Mamadou Hadji Ciss, le prsident de la chambre de commerce compte faire de cette priorit son premier cheval de ba- taille pour2013. SSii vvoouuss vvoouulleezz ssccuurriisseerr vvooss iinnvveessttiis-s- sseemmeennttss Ce nest pas de la charit que nous at- tendons des socits minires. Il faudrait quelles dveloppent leurs achats au ni- veau local, cela va dvelopper lconomie locale de la rgion. Si cest pour construire des coles ou des cases de sant, nous pouvons le faire leur place. Si elles achtent leurs produits au niveau de la r- gion, la population naura mme pas be- soin de leur soutien. Cela leur permettra de scuriser leurs investissements et de travaillerplus facilement. a t-il prcis. La chambre de commerce, dindustrie de dagriculture de Kdougou offrira aux so- cits minires de la place toutes les ga- ranties de satisfaire localement leurs besoins. LLeess oopprraatteeuurrss ccoonnoommiiqquueess oonntt lleess mmooyyeennss Les operateurs conomiques de Kdougou ont les capacits fi- nancires et matrielles de satis- faire toutes les demandes des socits minires .Sil le faut je mettrai tous les moyens nces- saires pour les accompagner dans ce sens. On ne peut pas comprendre que les socits mi- nires ne puissent pas participer pas la vie conomique de la rgion a ajout lhonorable dput Mamadou Hadji Ciss. Enfin pour 2013, la chambre de commerce, dindustrie et dagriculture de Kdougou se projette dans la formalisa- tion des operateurs conomiques de la rgion et dans la cration dune zone industrielle si toutefois, elle arrive bn- ficier de 50 ha dans la communaut rurale de Tomboronkoto, la cration dun port sec qui sera un ple de dveloppement co- nomique afin de dcentraliser beaucoup dactivits conomiques . AAddaammaa DDiiaabbyy VVoottee dduu bbuuddggeett 22001133 ddee llaa cchhaammbbrree ddee ccoommmmeerrccee LLee pprrssiiddeenntt ddcclliinnee lleess pprriioorriittss LLeess lluuss ccoonnssuullaaiirreess ddee llaa cchhaammbbrree ddee ccoommmmeerrccee eett ddaaggrriiccuullttuurree ddee KK-- ddoouuggoouu oonntt vvoott ccee 11eerr jjuuiinn llee bbuuddggeett ddee lleeuurr iinnssttiittuuttiioonn qquuii ssqquuiilliibbrree eenn rre-e- cceetttteess eett ddppeennsseess 5511 449900 000000 FFCCFFAA.. LLaa ssaannccee aa tt pprrssiiddee ppaarr MM HHaammddyy MMbbeenngguuee,, aaddjjooiinntt aauu ggoouuvveerrnneeuurr,, cchhaarrgg ddee ddvveellooppppeemmeenntt.. JJoonnii--jjoonnii,,ttrraannssffeerrtt dd''aarrggeenntt,,ssrr,, ffiiaabbllee eett rraappiiddee Contactez M Bass Dieng, en face du camp des Sapeurs Pompiers PPuubblliicciitt:: 7. www.echosdescollines.com Juin 2013 7 Cette rencontre est la 13me du genre tre organise dans les diffrentes capi- tales rgionales du pays, une premire Kdougou .Elle permet aux ARD et au PNDL dchanger autour de la mise en uvre des activits de ce programme car rien ne peut se faire au niveau rgio- nal sans passer par les ARD. Cest pour- quoi un partenariat lie le PNDL aux ARD qui assurent la coordination des activits. Cest pourquoi, M Kalidou Cissokho, le di- recteur de lAgence Rgionale de Dve- loppement de Kdougou a saisi cette occasion pour relater les diffrents obstacles qui freinent lenvol de la rgion. LLiinnssccuurriitt aalliimmeennttaaiirree eett llee rreeccuull ddee llaaggrriiccuullttuurree Les enqutes de 2007 avec le WAM/PAM qui se sont droules dans toute la rgion et celle de Tamba ont montr que notre rgion est vulnrable linscurit alimentaire et le dpartement de Salmata est plus affect par la pau- vret, parmi les 6 collectivits locales que compte ce dpartement, les 4 sont dans la zone rouge. a laiss entendre M Cisso- kho. Il reviendra la charge pour dire : il faut par ailleurs prciser que Saraya est le d- partement le plus vulnrable l'inscurit alimentaire bien quil soit le dpartement le plus riche de la rgion puisque regorgeant toutes les ressources minires . Les activits sont dlaisses au profit de lexploitation minire et de lexploitation traditionnelle de lor qui est une activit alatoire. Le dpar- tement de Saraya narrive produire que deux mois de rcoltes. Cest une situation alarmante cest pourquoi le gouverneur avait mis lide de la fermeture des pla- cers ou diouras pour permettre aux popu- lations de sactiver dans lagriculture. A cela sajoute un problme daccessibilit de la zone avec lenclavement. . Cependant, malgr le paradoxe qui fait de Kdougou, une rgion la fois riche et pauvre, lespoir est permis pense le direc- teurde lARD de Kdougou. UUnnee rrggiioonn rriicchhee mmaaiiss ppaauuvvrree Nous sommes conscients de ce para- doxe Kdougou riche de potentialits hy- draulique, minires, forestires, reste encore pauvre. Et les populations ne par- viennent pas se nourrir convenable- ment douze mois sur douze du fait du manque de mcanisation de lagriculture malgr la disponibilit de terres. Lespoir est permis avec la dynamique organisa- tionnelle des femmes qui sactivent de plus en plus dans la transformation des produits locaux. La rgion gagnerait disposer de rseau routier qui pourrait amliorer sa situation conomique. a-t-il laiss entendre. Tout compte fait cette rencontre a honor la rgion de Kdougou pour la simple rai- son quelle a permis de partager avec les autres les potentialits de cette belle r- gion pour quils puissent admirer ce que la nature a gratifi aux populations. Cela a t une occasion pour partager les diffi- cults lies laccessibilit certaines zones mais aussi celles lies lexploi- tation artisanale de lor. Ils ont pu visiter le site de Samcouta et ont constat com- ment la nature a t agresse, comment les populations exploitent de faon anarchique cette richesse et compris la ncessit dorganiser les populations pour une exploitation rationnelle. Loin de se limiter spcifiquement une analyse des problmes propres au dve- loppement de la rgion de Kdougou, les participants ont abord dautres questions aussi cruciales notamment celles relatives lacte 3 de la dcentralisation. Dans le cadre de cette runion de co- ordination largie aux ARD, nous avons fait le point sur lavancement du Pro- gramme National de Dveloppement Lo- cal et fait la projection sur le prochain trimestre pour voir les activits drouler. Nous avons aussi coordonn nos points de vue par rapport lacte 3 de la dcentralisation qui est en cours de rali- sation au Sngal a prcis M Samba Guye, Directeurexcutifdu PNDL. QQuuee ddee rreeccoommmmaannddaattiioonnss Les changes autour de ces questions ont amen les participants la formulation de diffrentes recommandations. Par rapport aux projets fonds de dve- loppement local, nous avons retenu que les projets structurant puissent faire lobjet dune contre partie module la baisse au lieu de 10%, nous avons demand de ramener cette contrepartie 5% pour permettre aux collectivits locales de mo- biliser dans les dlais .Nous avons en- RRuunniioonn ddee ccoooorrddiinnaattiioonn ttrriimmeessttrriieellllee ddeess AARRDD,, KKddoouuggoouu rreeooiitt LLeess ddiiffffrreennttss ddiirreecctteeuurrss ddAAggeenncceess rrggiioonnaalleess ddee DDvveellooppppe-e- mmeenntt vviieennnneenntt ddee bboouucclleerr uunn ssjjoouurr ddee 44 jjoouurrss KKddoouuggoouu.. AAuu mmeennuu ddee ccee ssjjoouurr,, uunnee rruunniioonn ddee ccoooorrddiinnaattiioonn ppoouurr ppaas-s- sseerr eenn rreevvuuee ddeess qquueessttiioonnss ddee DDvveellooppppeemmeenntt ddeess ddiiffffrreenntteess rrggiioonnss dduu SSnnggaall.. CCeettttee rruunniioonn aa tt pprrssiiddee ppaarr MM SSaam-m- bbaa GGuuyyee ddiirreecctteeuurr eexxccuuttiiff dduu PPrrooggrraammmmee NNaattiioonnaall ddee DD-- vveellooppppeemmeenntt LLooccaall ((PPNNDDLL)).. 8. www.echosdescollines.com Juin 2013 8 courag la dynamique qui est en cours par rapport ces projets structurants. Nous avons galement demand que les projets de la 1re ,2me et 3me gnrations puissent faire lobjet dune clture dfini- tive.Par rapport lacte 3 de la dcentralisa- tion, nous avons exhort les directeurs dARD de se rapprocher des gouverneurs pour la mise en place de cadres rgionaux de partage qui vont permettre aux acteurs locaux de participer llaboration de lacte 3 de la dcentralisation a prcis M Guye. Pour les prochaines tapes, chaque direc- teur dARD va chercher excuter le pro- gramme dans le cadre de sa rgion en attendant la tenue de la 14me runion trimestrielle de coordination. AAddaammaa DDiiaabbyy Le paludisme reste encore un problme de sant publique et prioritaire pour lEtat du Sngal. Cest pourquoi, le Sngal dans une approche multisectorielle et multidisciplinaire a dfini un plan strat- gique national de lutte contre le paludisme pour 2011 - 2015, plan stratgique rsolu- ment engag vers lacclration du cont- rle du paludisme en vue de sa pr limination do sa vision "un Sngal mergent sans paludisme". Le fonds mondial appuie la mise en uvre de ce programme de couverture univer- selle en MILDA de la population gnrale et vise assurer une couverture de tous les lits et couchages du pays. En prlude cette campagne de couver- ture universelle en MILDA, les journalistes de la place ont loccasion dun atelier chang sur les contours de cette cam- pagne. Il sagit travers cet atelier davoir une prise de contact avec les acteurs de la communication et de les informer les ac- teurs sur les aspects essentiels de la cou- verture universelle en MILDA a laiss entendre M Hamidou Thiam responsable du Service de Sant Primaire. Cest dans ce sillage que le Docteur Mamadou Ndiaye adjoint administratif de lOng Intra-Heath a fait un expos sur la situation du paludisme au Sngal et les diffrentes stratgies dveloppes pour lradiquer. Au Sngal diffrentes mthodes sont utilises pour lutter contre le paludisme. Il sagit de la prise en charge correcte des cas par lutilisation (des ACT et des TDR), la lutte anti vectorielle (MILDA, Aspersions Intra do- miciliaires) et la pr- vention du paludisme chez la femme en- ceinte(TPI) Traitement Palustre Intermittent. a laiss entendre DocteurNdiaye. Il a ,par ailleurs assur que Toutes ces actions peuvent contribuer une rduction significative de la morbidit et de la morta- lit palustres. Et la MILDA (Moustiquaire Imprgne Longue Dure dAction) reste larme la plus efficace au niveau individuel pour lutter contre le paludisme. Selon lOr- ganisation Mondiale de la Sant (OMS),la couverture universelle en MILDA sup- rieure 80% permet de rduire la mortalit infanto-juvnile de 25% . Les journalistes et les communicateurs traditionnels ont pris lengagement dac- compagner lEtat du Sngal dans ce combat pour une russite de la campagne de couverture universelle en MILDA. LLaanncceemmeenntt ddee llaa ccaammppaaggnnee ddee ccoouuvveer-r- ttuurree uunniivveerrsseellllee eenn MMIILLDDAA.. A loccasion de cette crmonie officielle, les leaders communautaires, les OCB, les dlgus de quartiers, les notables, autori- ts administratives, lus locaux chefs reli- gieux et coutumiers ont pris dassaut la salle polyvalente de lauberge Thomas Sankara.Il faut dire que cette couverture universelle repose sur lorganisation de campagnes rgionales de distribution gra- tuite associe un dispositifde distribution de routine en sappuyant sur la systme communautaire qui sera mis contribution pour la communication, le plaidoyer et la mobilisation sociale. Cette campagne de couverture fait suite celle organise en 2010. Pour cette prsente campagne la rgion de Kdougou disposera de 120 000 Moustiquaires pour couvrir 100% des couchages et amenerau moins 80 % de la population dormir sous moustiquaires imprgnes. UUnn ppllaaiiddooyyeerr ffoorrtt La crmonie de lancement de la cam- pagne couverture universelle en MILDA a t une occasion saisie par M Tidiane Diouf, le gouverneur de rgion pour lancer un vibrant appel aux populations de K- dougou. En prlude la distribution communau- taire de ces moustiquaires prvue du 15 au 30 juillet 2013 .Au niveau des sites, le recensement sera effectu par des volon- taires communautaires, jinvite les popula- tions accorder le meilleur accueil pour que le recensement puisse se drouler KKddoouuggoouu ddiissppoosseerraa ddee 112200 000000 MMoouussttiiqquuaaiirreess ppoouurr ccoouuvvrriirr 110000%% ddeess ccoouucchhaaggeess eett aammeenneerr aauu mmooiinnss 8800 %% ddee llaa ppooppuullaattiioonn ddoorrmmiirr ssoouuss mmoouussttiiqquuaaiirreess LLaanncceemmeenntt ddee llaa ccaammppaaggnnee ddee ccoouuvveerrttuurree uunniivveerrsseellllee eenn MMIILLDDAA LLeess aacctteeuurrss ssee mmoobbiilliisseenntt ppoouurr rreelleevveerr lleess ddffiiss 9. www.echosdescollines.com Juin 2013 9 dans les meilleures conditions. Le plus grand dfi pour notre rgion cest damener les fa- milles dormir sous ces moustiquaires durant toutes les nuits pendant toute lanne surtout en hivernage. Aprs ce changement de comportement, nous esprons russir signifi- cativement la morbidit et la mortalit du palu pour cette an- ne 2013 et les annes venir .Se faisant, notre rgion pourra sinscrire dans la dynamique dlimination du paludisme linstar des autres rgions du pays. a assur le gouverneur de rgion. Saluant lappui de partenaires comme lONG Intra Heath, toutes vtues en vert-blanc, les femmes, mres de la socit toujours prsentes dans tous les combats ont manifest toute leur dtermination rele- ver tous les dfis pour un bon droulement de cette cam- pagne universelle de couver- ture en MILDA. LLee RREESSSSIIPP//CCOONNGGAADD CCoonnsseeiill ddeess OOnngg ddAAppppuuii aauu DDvveellooppppeemmeenntt rruunniitt lleess aacctteeuurrss aauuttoouurr ddee ssoonn pprrooggrraammmmee ddee rreennffoorrcceemmeenntt dduu ssyyssttmmee ddee ssaanntt aauu SSnnggaall Dans le cadre du renforcement du sys- tme de sant du Sngal, le ministre de la sant et de laction sociale a bnfici dun appui GAVI, alliance pour lamliora- tion de lutilisation de loffre de service de sant de qualit y compris la vaccination. Il faut dire que le programme GAVI RSS Sngal sinscrit dans le cadre de latteinte des objectifs retenus pour la mise en uvre de la deuxime phase du pro- gramme de dveloppement sanitaire (PNDS 2004-2008),du cadre de dpenses sectorielles moyen terme(CDSMT 2008 -2010) et du plan stratgique de survie de lenfant(2008-2015). Il sagira dapporter un appui aux Ong, OCB des districts faible performance dans les rgions concernes la mise en uvre dactivits de sant de la mre et de lenfant mais dapporter la formation aux Ong OCB en gestion, qualification et suivi valuation. Pour atteindre ses objectifs, ce pro- gramme va sappuyer sur divers axes stra- tgiques notamment : lamlioration de loffre, lutilisation et de la qualit des ser- vices ,le renforcement de lintgration des activits au milieu oprationnel le renfor- cement du systme de maintenance des quipements ,le renforcement de limplica- tion des communauts dans la mise en uvre des programmes de sant entre autres . Les bnficiaires de ce programme doivent relever3 principaux dfis. Il sagit du dfi de la participation avec la mise en place de comits rgionaux de supervision pour informer lensemble des acteurs de la sant. Le second dfi est le partenariat qui a t magnifi Kdougou par lengagement du Docteur Habib Ndiaye, le mdecin chef de rgion qui a accord beaucoup dintrts pour la mise en uvre des activits du programme. Le troisime dfi est celui de la gouvernance par une gestion au plan administratif et fi- nancier avec la production de rapports a prcis M Amadou Ciss, le coordonna- teurRESSIP/CONGAD. MMoorrttaalliitt mmaatteerrnneellllee eett iinnffaannttiillee,, uunnee pprriioorriitt ppoouurr KKddoouuggoouu Les accouchements domiciles et le non respect des Consultations Prnatales par certaines femmes enceintes posent dnormes problmes la rgion de K- dougou. Cest dans ce cadre quune journe rgio- nale de mobilisation sociale pour lamlio- ration de la sant de la mre et de lenfant a t organise dont lobjectif est de sus- citer chez les acteurs rgionaux de la san- t un engagement soutenu pour latteinte des OMD relatifs la rduction de la mor- bidit et de la mortalit chez la mre et lenfant. Elle a vu la participation de diffrents ac- teurs dont les badinu gox , les lus lo- caux, les dlgus de quartiers, le personnel de la sant et les OCB. 5 OCB ont t formes dans la rgion de Kdougou en vue travailler de la promo- tion de la sant de la mre et de lenfant. Et 3 axes prioritaires on t retenus pour promouvoir la sant de la mre et de len- fant. FFaaiirree rreessppeecctteerr llee ccaalleennddrriieerr ddeess CCPPNN.. Il faut exhorter les femmes effectuer leurs CPN, 4 visites sont recommandes avant le 3me mois. Malheureusement beaucoup de femmes enceintes ne font leurs CPN quaprs le 3me mois. Du fait des considrations socioculturelles, cer- taines femmes cachent leurs grossesses. Jengage ici tout le monde conscientiser davantage les femmes respecter leurs rendez-vous pour les CPN. a prcis Docteur Habib Ndiaye, le mdecin-chefde rgion. IIll ffaauutt rrdduuiirree lleess aaccccoouucchheemmeennttss ddo-o- mmiicciillee Il faut amliorer les accouchements dans les centres de sants et rduire les accouchements domicile. Mme dans la commune, malgr le poste de sant et le centre de sant, il y a des accouchements domicile. a ne peut pas sexpliquer avec tous les efforts que lEtat et les par- tenaires font dans le secteur de la sant. Jexhorte les lus locaux, les dlgus de quartiers, les badinu gox uvrer dans la sensibilisation. a-t-il ajout non sans oublierde lancerun appel pour PPrroommoouuvvooiirr llaa vvaacccciinnaattiioonn Il faut faire la promotion de la sant des enfants travers la vaccination, les vaccins sont disponibles, beaucoup den- fants ratent leurs vaccination contre la rougeole et la fivre jaune au 9me mois. . La prestation de la troupe thtrale fan- JJoouurrnnee rrggiioonnaallee ddee mmoobbiilliissaattiioonn ssoocciiaallee ppoouurr llaammlliioorraattiioonn ddee llaa ssaanntt ddee llaa mmrree eett ddee lleennffaanntt 10. www.echosdescollines.com Juin 2013 10 LLeess bbaassssaarriiss ffaaccee llaa mmooddeerrnniitt:: lliimmppoossssiibbllee rreeppllii dduunnee ssoocciitt ppaarr nna-a- ttuurree mmaattrriiaarrccaallee Lors de leur journe culturelle marque par une projection du film Chez les fils du camlon , par des expositions, des confrences et des prestations de danses traditionnelles, les bassaris ont saisi loc- casion pour extrioriser leurs potentialits culturelles transcendantes. Ce peuple des montagnes du Sud-est du pays, regrou- ps autour du Pays Bassari plac patri- moine mondial de lUnesco en 2012, conserve rigoureusement ses pratiques culturelles dont linitiation, nud culturel de la socit bas- sari. Mais il doit faire face surtout un grand dfi: la modernit. Lide de fils du camlon renvoie en clair, cette capacit quont les bassaris de sadapter toute situation, dallier tradition et modernit. Cela avec une kanta de jean Salif Diallo mettant en scne une femme qui en donnant la vie perdit la vie a permis lassistance de mieux cerner les contours de cette problmatique lie la mortalit maternelle et infantile. La peur dans lme, bon nombre de partici- pants ont promis de sengager rsolument dans ce combat de promotion de la sant de la mre et de lenfant. AAddaammaa DDiiaabbyy OOrrggaanniissaattiioonn ssoocciioo--pprrooffeessssiioonnnneellllee dd''uunn ppeeuuppllee eennrraacciinn DDaannggeerrss Parents n'exposez pas vos enfants aux dangers de la circulation routire. Apprenez leurles conduites tenir,une fois dans la rue. Conducteurs de bicyclettes,motos,vhicules. Attachez vos ceintures,ne roulez pas sans phares ni freins,portez vos casques. Et surtout conduisez avec une vitesse raisonne en tat de lucidit. La vie est si belle pour tre banalise. AAcccciiddeenntt ddee llaa cciirrccuullaattiioonn LLee pprrffeett ddee KKddoouuggoouu,, MM AAbbiibb LLoonn NNddiiaayyee aa ppoorrtt aassssiissttaannccee llaa vviiccttiimmee eenn aatttteennddaanntt ll''aarrrriivvee ddeess SSaappeeuurrss BBeeaauuccoouupp ddee ccuurriieeuuxx qquuii ss''ttaaiieenntt pprrsseennttss ssuurr lleess lliieeuuxx aavvaaiieenntt aauussssiitttt vvoouulluu rreelleevveerr llaa jjeeuunnee ffiillllee.. Les jeunes ,handicaps et/ou issus de milieux dfavoriss suite aux differentes sessions de formation organises par le projet Usaid/Epq ont travers leurs plans d'actions reussi mobiliser la croix rouge et autres associations dans des activits d'investissements humains .Cela a permis au march central de retrouver son clat ne serait ce que pour quelques jours..Il faut dire que ce geste de haute porte t salu sa juste valeur par les commerants,les tailleurs,les bouchers du march central de Kdougou. Toujours est-il que la question de l'insalubrit n'est pas tenir la lgre. Tout le monde doit s'impliquer dans la recherche de solutions cette problmatique de gestion des ordures dans la commune de Kdougou. IInnssaalluubbrriitt ddaannss llaa ccoommmmuunnee,,lleess jjeeuunneess eenn aaccttiioonn 11. www.echosdescollines.com Juin 2013 11 prudence tel le camlon qui est sr quand il se dplace, sait l o il va, o il met le pied ; nagresse personne et reste prudent et susceptible dtre partout . Voil autant de qualits que ce peuple es- saie dimiter. LLeess ffiillss dduu ccaammlloonn,, eennttrree pprraattiiqquueess ccuullttuurreelllleess eett mmooddeerrnniitt La projection du film Chez les fils du camlon , essen- tiellement ax sur linitiation, a t une parfaite illustration qui dmontre lat- tachement du peuple Bassari ces rites et traditions quand bien mme ouvert la moderni- t. Compte tenu du phnomne de lcole, de lexode rural qui ont fortement touch la commu- naut. Et Jrmy Bindia, un des confrenciers de soutenir que la commu- naut bassari souffre aujourdhui des m- faits de lconomie montaire et de lexode rural. Mais cette ouverture aura permis nombreux de ses fils datteindre les tudes suprieures et des instances de dcisions. Il nempche quils sauve- gardent prcieusement leur culture. Pour mieux ressortir cet attachement culturel, le film de Dijiana Sulic met en scne de nou- veaux initis dans leur nouvel univers, d- tachs de leur vie quotidienne davant. Dsormais isols et interdits de tout rap- port humain, ni fraternel, encore moins parental, ils sont sous le contrle du gni protecteur et restent inconscients de leurs actes . Ils sont appels vivre ainsi le temps du rite initiatique dans la case commune (case sacre). Lieu destin au renforcement et au complment de ldu- cation des filles et des garons. Les bas- saris conservent en outre le systme de classe dge qui permet de rguler les normes et conduites suivre, tenir dans la socit de lavis de M. Bindia. Tout au plus ce systme permet dattribuer chaque catgorie de classe dge une tche dans la socit. Ils sont chargs entre autres selon la classe dge, de tra- vaux dintrt public, de conservation et prennisation de la coutume, de participa- tion la vie religieuse et conomique de la communaut renchrit-il. Pour le Prsident de lassociation des lves et tudiants bassaris, Nestor Bianquinch, nous sommes conscients du danger inh- rent la modernit et auquel nous faisons face. Cest pourquoi il faut repenser sa culture, faire une analyse, un retour sa culture car les valeurs culturelles re- prsentent une stabilit sociale. Il ap- pelle en outre la promotion de la langue, lment incontournable la survie dune culture. UUnnee ssoocciitt mmaattrriiaarrccaallee llaa ccuullttuurree ddmmooccrraattiiqquuee De son ct, le directeur de la cinmato- graphie a lui aussi salu une manifesta- tion qui reprsente la pertinence et la place de la promotion de la diversit culturelle dans notre pays. Nous avons en partage des valeurs et des convictions qui prnent un idal de paix a soutenu Hugues Diaz par ailleurs reprsentant le ministre de la culture. Avant de poursuivre vous tmoignez la dynamique culturelle du peuple sngalais en gnral et du peuple bassari en particulier; une dyna- mique faite denracinement et douverture et cette manifestation est aussi le lieu de renforcement de notre amiti et de la pro- motion de notre commune volont de cheminer ensemble. La communaut bassari, installe de manire stable vers le 20me sicle dans ce quon appelle aujourdhui le pays bassari qui regroupe aussi du mme ct les groupes bediks, coniaguis, poulaar et de lautre, les djal- lounk (dpartement de Kdougou), est une socit matriarcale. Mais avec lav- nement de la colonisation et de ladmi- nistration, le nouveau n porte le nom de son pre. Seulement cela nest que de forme. Mais les femmes peuvent se satis- faire tout de mme de la place dcision- naire quelles occupent dans la communaut. En matire de parit, la communaut bassari a longtemps su r- gler ce problme. Sil y a des problmes dans la communaut, elles sont interpel- les et se runissent sparment autant que les hommes et au cours dune grande assemble gnrale, chacun donne son point de vue. Et le point de vue des femmes est trs dterminant prcise Pierre Nianga Boubane, 1er adjoint au maire de Salmata. Tout compte fait, le classement du pays bassari comme pa- trimoine mondial de lUnesco apparait au- jourdhui comme un vritable outil de promotion par le rayonnement du terri- toire, son attractivit, la fiert dapparte- nance de ses habitants, la cration demplois directs dans les sites patrimo- niaux mais aussi dans leurenvironnement (htellerie, restauration, transport, boutiques de produits drivs a soutenu Amadou Faye, administrateur de la place du souvenir qui intervenait sur les enjeux et impacts de cette nomination. Mais il faudra une bonne gestion de ce patri- moine, une meilleure prservation et conservation de ces biens culturels que matriels en faveur des gnrations venir. Cest pourquoi Mme Bocand a in- vit les jeunes uvrer pour la perp- tuation et la conservation de leur culture, pour le dveloppement des valeurs bas- sari car portant en vous le pass, le pr- sent et lavenir de votre communaut, ce merveilleux hritage qui est en mme temps motif de fiert et une immense res- ponsabilit a-t-elle exprim. AAmmaaddoouu DDiioopp 12. www.echosdescollines.com Juin 2013 12 Inspire lors dun voyage au pays Bassari en 2010 lors des journes culturelles Bas- sari, la ralisatrice met laccent dans son film Cest les fils du camlon, sur lini- tiation et la culture Bassari entre la tradi- tion et la modernit. Pour elle, la culture Bassari est une culture millnaire, trs riche et trs exceptionnelle. Le film est n dune collaboration avec lAssociation Na- tionale des Elves et Etudiants Bassari (ANEEB) au cours des rites dinitiation. Et il montre ce film, ce peuple Bassari qui se trouve maintenant partag entre la tradition et la modernit, la mondialisation, entre les religions traditionnelles et les reli- gions nouvelles, leur appartenance un groupe ethnique trs isol et peu nom- breux a soutenu Dijana Sulic avant de renchrir ils sont tellement fiers de leur culture et de leur identit et ils ont une vraie volont de la prserver. Pour Nestor Bianquinch, le Prsident lAssocia- tion Nationale des Elves et Etudiants Bassari (ANEEB), ce film nest pas un re- gard extrieur. Nous y extriorisons notre propre vcu en tant que bassari, ce sont nos valeurs que nous avons es- sayes dextrioriser assure-t-il. Toutefois pour lui, ce film nest quune facette de leur culture. Pour mieux comprendre cette culture, invite-t-il, il faut aller la base et essayer aussi de partir au profond de son historique et de toutes les valeurs quelle recouvre. EExxppoossiittiioonnss,, ccoonnffrreenncceess,, aanniimmaattiioonn ccuullttuurreellllee ssoonntt aauussssii aatttteenndduueess Si ce film est un prtexte pour organiser cette journe culturelle, dautres activits sont aussi prvues. Exposition ethnocultu- relle Bassari, confrences et dbats, d- gustations de plats Bassari, animation culturelle et vente de produits locaux Par ailleurs, le constat a t dgag quaujourdhui, face la modernit, la so- cit Bassari est en train dtre assimile aux cultures occidentales mais il faut relever ce dfi en nourrissant cette envie, cette fiert dappartenance chez ces gens qui incarnent cette culture pour quils puissent la porter travers le Sngal et le monde pour pouvoir partager et faire connaitre la culture Bassari a prcis Nestor Bianquinch. Au-del de cette pro- motion, lambition de la Fondation est aus- si de contribuer une meilleure comprhension de la culture Bassari, de promouvoir le dveloppement au niveau du dpartement de Salmata qui est le cur de lethnie Bassari, de renforcer les capacits des femmes, les capacits co- nomiques pour la production locale, la transformation et le consommer local. Et nous voulons partir de la culture pour pro- mouvoir les conditions sociale, cono- mique, politique. Il faut aussi mettre laccent sur la promotion des valeurs pour les intgrer dans la modernit a ajout Mme Ute Bocand. FFaaiirree ddee llaa ccuullttuurree uunn vveecctteeuurr ddee ccoohh-- ssiioonn ssoocciiaallee Lors de cette journe, les thmes vont tre essentiellement axs sur lhistorique et lorganisation sociale Bassari, limpor- tance de lidentit culturelle dans la diver- sit des cultures et la nomination du pays Bassari comme patrimoine mondial de lUNESCO. Autant de thmes qui inter- pellent, de lavis du prsident de lANEEB, toutes les cultures face la responsabilit que leurs acteurs ont de faire en sorte que la diversit culturelle soit effective et de contribuer au rendez-vous du donner et du recevoir. Dans cet lan, nous ren- controns les patrons de tlvisions pour asseoir la culture locale travers les pro- grammes. Nous devons systmatiser le projet culturel et ducatif au niveau mme des centres culturels et des tablisse- ments. Les privs ont aussi leur place dans cette perspective et lEtat doit les accompagner dans leurs initiatives a d- clar Hugues Diaz, directeur de la cin- matographie. A ses yeux, ces genres de journes permettent aussi aux pouvoirs publics de venir expliquer les enjeux ou ce que reprsente un classement dun site comme patrimoine mondial de lUnesco pour une meilleure perception par les dif- frents protagonistes. Et nous sommes soucieux de la valorisation sincre qui part des populations elles-mmes. Et il faut montrer tout ce qui a t fait en termes vi- suel, iconographique et de documentation, telle la vision du nouveau ministre de la culture a ajout M. Diaz. Pour lui, la meilleure manire de cimenter lunit na- tionale, cest daller la connaissance de la culture dautrui. Et ainsi arriver arrimer toutes les ethnies vers la convergence vers lunit du Sngal et cela comme prtexte pour asseoir la paix sociale, la cohsion des curs dans notre Etat, a-t-il estim. AAmmaaddoouu DDiioopp JJoouurrnnee ccuullttuurreellllee bbaassssaarrii CChheezz lleess ffiillss dduu ccaammlloonn ,, llee ffiillmm ttrrss aatttteenndduu ddee DDiijjaannaa SSuulliicc LLaa FFoonnddaattiioonn KKoonnrraadd AAddeennaauueerr,, llaa DDiirreeccttiioonn cciinnmmaattooggrraapphhiiee,, cceellllee dduu ppaattrriimmooiinnee ccuullttuurreell,, llAAssssoocciiaattiioonn NNaattiioonnaallee ddeess EEllvveess eett EEttu-u- ddiiaannttss BBaassssaarrii ((AANNEEEEBB)) eett llee cceennttrree ccuullttuurreell rrggiioonnaall BBllaaiissee SSeenngghhoorr oonntt tteennuu uunn ppooiinntt ddee pprreessssee eenn pprrlluuddee llaa jjoouurrnnee ccuullttuurreellllee BBaassssaarrii qquuii ssee ttiieennddrraa llee 2222 jjuuiinn pprroocchhaaiinn aauu cceennttrree ccuullttuurreell rrggiioonnaall BBllaaiissee SSeenngghhoorr.. LLvvnneemmeenntt sseerraa mmaarrqquu ssuurrttoouutt ppaarr llaa pprroojjeeccttiioonn dduu ffiillmm rraalliiss ppaarr DDiijjaannaa SSuulliicc eett iinnttiittuull CCeesstt lleess ffiillss dduu ccaammlloonn.. DDaauuttrreess mmaanniiffeessttaattiioonnss ssoonntt aauussssii pprrvvuueess..